Friday, May 23, 2014


L’incohérence dans le discours de Vital Kamerhe! (suite et fin)
Par Chryso Tambu, publié le 23 mai 2014 

Contrôlant l’interview dès le début de l’émission « Les yeux dans les yeux » du 8 mai dernier avec Freddy Mulongo et Roger Bongos, le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Monsieur Vital Kamerhe, reviendra vers la fin pour parler plutôt de la mutation perpétuelle de son père à travers le territoire congolais et, l'accompagnant, de son éducation scolaire et académique que de son identité ou ses origines.  

Relatant la cérémonie de remise des prix à la fin de ses études à l’Université de Kinshasa, Le leader de l’UNC mentionne: « …J’ai terminé avec distinction. J’étais lauréat là à l’amphithéâtre Léon de Saint Moulin… » et de préciser : « ... Quand on appelait mon nom, a distingué Vital Kamerhe en économie rurale… ». Ensuite, se moquant même des « mauvaises langues », il enchérit : « …Mwindu Kadi Kuluba, aujourd’hui il est professeur a l’UCB (Université catholique de Bukavu), nous étions les deux à avoir distingué pas à l’Université de Kigali, Université de Kinshasa ». Cependant, tentant de tromper l’opinion, il note : « …Là, il y a encore les anales, mon nom c’était Kamerhe Lwa kanyiginyi Nkingi… » et, semant encore une confusion, d’ajouter : « …et sur mon diplôme de l’Université et sur mon attestation comme assistant, lettre d’acceptation par le recteur Bingoto… c’est Vital Kamerhe ».  

 Une parenthèse. Il est difficile de comprendre que tous ces détails aient échappé à la vigilance de ces deux journalistes professionnels qui interviewaient Monsieur Vital Kamerhe et qui auraient pu, suite à la question initialement posée par Monsieur Ben Beya à Washington, en 2011, lui demander enfin comment se fait-il que lui, prétendant être congolais (Zairois à l’epoque), son diplôme de 1987, son attestation et la lettre d’acceptation  portent tous le prénom chrétien « Vital » - contrairement aux exigences de la deuxieme république - tandis que dans les anales de l’Université, il est plutôt mentionné  « Lwa kanyiginyi Nkingi » , un post-nom ou un nom "authentique" en effet conformément à la loi de l’époque! Encore plus ridicule est une tentative de leur part d’imaginer plutôt une relation de fait établie entre la possession d’une propriété (une résidence) au Congo-Kinshasa et la nationalité congolaise!  

Par ailleurs, au cours de l’émission, Monsieur Vital Kamerhe a aussi déclaré que son père est mort en 2001 à Kinshasa et qu’il a été enterré au cimetière de la Gome dans la même ville. Cependant, dans son article « La nationalité de Vital Kamerhe : Un faux et superficiel débat ! » publié sur le site de Congo Indépendant en date du 1er septembre 2011, le professeur Bamba-di-lelo - un intellectuel « congolais » parmi ceux qui viennent au secours de Vital Kamerhe - prétendait, lui, que d’après « le chef coutumier des Bashi », Papa Kamerhe qui fut son « sujet » avait plutôt été inhumé dans son "village au Kivu" ! Comment peut-on alors expliquer cette divergence parmi tous ces individus qui tentent de confirmer la nationalité « congolaise d’origine » de Monsieur Vital Kamerhe non seulement de par son statut de « sujet » du roi réservé uniquement, semble-t-il, aux «Bashi » mais aussi, particulièrement, par rapport à la dernière demeure de son feu père? Et le fameux « chef coutumier des Bashi » dont le professeur Bamba-di-lelo, très curieusement, ne cite pas le nom, avait-il donc menti pour tenter de convaincre l’opinion  sur les origines "congolaises" de Vital Kamerhe alors qu’"envoyé" par le pouvoir d’occupation, ce "chef coutumier" était censé le "dénigrer" ?  

Une autre parenthèse. Lorsque Vital Kamerhe contredit Roger Bongos au début de l’émission en soulignant « …nous avons oeuvré dans la Jeunesse de l’Université, pas le MPR… »,  rejetant ainsi catégoriquement toute affiliation à l’ancien parti-Etat, notamment avec son changement de nom lequel coincidait justement avec son début en politique en 1982, c’est à dire une année après que la nationalité congolaise lui ait été aussi retirée, n’a-t-il donc pas en même temps confirmé par là son statut d’étranger étant donné que tous les Zairois à l’époque étaient de gré ou de force militants du MPR et même un enfant l’était d'office du ventre de sa mère? 

Le leader de l’UNC est un étranger. Et le best scenario sur base de ses propres déclarations se résume en ceci: avec hypothèse que sa mère soit congolaise d’origine (une « mushi ») - puisque son fils apparemment ne s’identifie que du côté maternel par cette tribu -, étant donné qu’il n’a jamais renoncé à une autre nationalité - celle de son père, semble-t-il - car la nationalité congolaise est une et exclusive, il ne peut en aucun cas prétendre qu’il est congolais d’origine et encore moins naturalisé congolais s’il n’avait jamais introduit un dossier individuel pour sa naturalisation. 

Qu'il soit Rwandais ou Burundais, Vital Kamerhe n’est pas Congolais !

chryso45@hotmail.com
 

 

 

 

Friday, May 16, 2014


L’incohérence dans le discours de Vital Kamerhe!
Par Chryso Tambu, publié le 16 mai 2014

 Le président de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Monsieur Vital Kamerhe, s’est entretenu avec la presse « libre » de la diaspora congolaise lors de son séjour à Bruxelles et à Paris. Il a lui aussi choisi ce forum pour se présenter comme une victime des violations des droits de l’homme du pouvoir en place à Kinshasa en espérant ainsi, visant les élections de 2016, forger une relation ou créer une nouvelle alliance avec la diaspora congolaise laquelle, presque dans l’unanimité, soutient encore le leader de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Monsieur  Etienne Tshisekedi. Malheureusement pour le leader de l’UNC, la grande polémique qu'il alimente d'ailleurs lui-même par ses propres déclarations au sujet de ses origines et qui s’est engagée dans la diaspora congolaise persiste!
 
Au cours de l’interview accordée à Freddy Mulongo et Roger Bongos dans l’emission « les yeux dans les yeux » le 8 mai 2014, recherchant la sympathie des combattants et des résistants mais aussi espérant mettre fin au débat sur sa nationalité, Monsieur Vital Kamerhe déclare  « …j’accepte aussi ceux qui me téléphonent pour émettre des critiques et même ceux qui m’appellent seulement ou qui, à travers la toile, profèrent des injures ou me donnent les origines qui ne sont pas les miennes »,  et d’ajouter « Il y a aucun homme qui circule sur la terre qui montre sur son visage son origine ». « On vous juge », a-t-il renchérit, « par la parole, par les actes, par autres comportements ce que vous faites » et de conclure « On n’a pas besoin de savoir si vous êtes chinois, anglais ou quoi ».

Monsieur Vital Kamerhe a raison de dire d’être jugé « par la parole ». Mais son problème est qu’il ne tient jamais un discours cohérent au sujet de ses origines. Au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington en 2011 (cf. mon article « Vital Kamerhe doit abandonner la course à la magistrature suprême » publié le 16 octobre 2011et posté dans les archives d'avril 2012), sans répondre directement à la question lui posée par Monsieur Ben Beya, un analyste politicien congolais, l’ancien président de l’Assemblée nationale avait déclaré « … Quand j’ai décidé de faire la politique, pour des raisons médiatiques, je m’appelle Vital Kamerhe, et je coupe là.. . ». Voilà un cas de sophisme abérrant! Et Dieu seul sait ce qu'il voulait dire par « raisons médiatiques » ! Une réponse directe et précise aurait été suicidaire pour lui, il fallait donc tromper la vigilance des Congolais dans la salle en restant très vague surtout que l'objection très révélatrice faite au milieu de la question par la modératrice lui était favorable!

Il faudra aussi attendre près de 3 ans pour enfin obtenir une autre précision sur son début politique. Relatant son parcours politique durant l'interview du 8 mai dernier, Monsieur Vital Kamerhe  dira "… J’ai commencé la politique exactement en 1982 à l’Université de Kinshasa, j’étais encore en deuxième graduat ". "Nous avons œuvré dans le cadre de la Jeunesse de l’Université de Kinshasa pas le MPR" précisera-t-il.  

En réconciliant ses deux déclarations, il n’est pas érroné de conclure que le leader de l’UNC, ayant  commencé, selon lui, la politique en 1982, c'est aussi à partir de ce moment précis qu'il s'appelle donc officiellement Vital Kamerhe. Et d'ailleurs, son diplôme académique le confirmera en 1987. Mais, cela pose problème !   Que ce soient en 1982 ou en 1987 et même jusqu’au 24 avril 1990, aucun Congolais ne portait un nom chrétien ou étranger dans un document officiel. Par conséquent, s’il ne faut parler que de son diplôme académique, étant donné que seuls les étrangers pouvaient garder leurs noms chrétiens ou étrangers, Vital Kamerhe ne peut prétendre être ni congolais d’origine, ni naturalisé congolais jusqu’au moment où il termine ses études en 1987. 

Une parenthèse. Plusieurs évènements se déroulent durant l’époque du parti-unique, le Mouvement populaire de la révolution (MPR). Tout d’abord, le 27 octobre 1971 est un grand jour. C’est la fête des trois Z. Le Congo devient le Zaire et les Congolais sont  « rebaptisés » avec des noms « authentiques ». L'année d'après (1972), le président Mobutu  signe  une ordonnance-loi  accordant pour la toute première fois la nationalité aux Burundais et Rwandais qui vivaient dans les Kivus avant le 1er janvier 1960. Malheureusement, cette nationalité leur sera retirée en 1981 par une nouvelle loi du conseil législatif mais prévoyant d’autres dispositions (une loi organique) pour l’octroi de la nationalité. 
 
A en croire Vital Kamerhe, en « changeant » son nom en 1982 au moment où il  décide donc de faire la politique (selon ses deux déclarations réconciliées), non seulement il confirme lui-même qu’il est étranger, mais aussi admet avoir violé la loi depuis tout ce temps en s’engageant dans des activités politiques au Congo-Kinshasa!  

Mais le problème pour Vital Kamerhe ne s’arrete pas là ! Admettons qu’il ait, lui aussi, été « rebaptisé » en 1972 avec la naturalisation collective. S’assimilant aux Congolais d’origine, il porterait lui aussi, conformément aux exigences de l’époque, un post-nom jusqu’au moment où il décide, selon lui,  de le « changer » en 1982, et ce, après avoir  perdu effectivement la nationalitè d’acquisition  avec la nouvelle loi du conseil legislatif de 1981. Ainsi donc, si entre 1972 et 1982 on retrouve sur ses documents un nom « authentique » , c'est-à-dire un post-nom et non un prénom, cela signifie qu’il est légalement congolais même si toute activité politique lui est interdite. Cependant, lorsqu’il dit qu’il a « changé » son nom en 1982 - marquant ainsi son début en politique - et que son nouveau nom est repris sur son diplôme académique de 1987 alors que le président Mobutu n’avait pas encore annoncé la « démocratisation » qui allait permettre à tous les Congolais de reprendre leurs anciens prénoms et de porter la cravate, Monsieur Vital Kamerhe ne peut prétendre être ni Congolais d’origine et encore moins naturalisé congolais. Absolument pas !  

Une autre parenthèse. Il est possible qu’on retrouve des documents de Monsieur Kamerhe avec un post-nom, notamment entre 1987 (une année qui coincide avec la fin de ses études) et 1990 (l’année de la « démocratisation ») étant donné qu’il travaillait dans l’administration publique durant cette période. Et, parlant les quatres langues nationales du Congo-Kinshasa, un post-nom ou un nom « authentique » l’aurait en effet aidé à mieux s’identifier ou s’assimiler aux autochtones afin de jouir de tous les droits et privilèges.
 
S'il faut juger Monsieur Vital Kamerhe aussi "par des actes" comme il le souhaite, on ne peut que  se  demander pourquoi ne traduit-il pas alors justement le journaliste Lushima et la RTNC en justice pour "diffamation" au sujet de ses origines rwandaises, comme le lui avait recommandé Monsieur Gabriel Mokia, au lieu d'envoyer ou de laisser sa pauvre mère ou quelqu'un d'autre tenter de le défendre plutôt devant la cour de l’opinion publique. Comprenez qui peut!
 
A suivre...

chryso45@hotmail.com


 

 

Tuesday, April 22, 2014


Wina Lokondo n’a pas compris Honoré Ngbanda!
Par Chryso Tambu, publié le 22 avril 2014

 L’article “Congolais d’origine...”du compatriote Wina Lokondo, publié le 18 avril 2014 sur le site de Congo indépendant, aurait pu être intitulé autrement car il s’agit, semble-t-il, d’une objection addressée implicitement  au président de l’Alliance des patriotes pour la refondation du Congo (APARECO), Monsieur  Honoré Ngdanda Nzambo ko Atumba, suite à son interview du 12 avril dernier sur Congo Horizon au cours de laquelle il remettait en cause la nationalité “congolaise” de MonsieurVital Kamerhe.  Tenant des propos similaires à ceux de l’ancien président de l’Assemblée nationale, cet habitué de Congoindependant.com vient à son tour de rejoindre Mama Kamerhe dans sa tentative de défendre son fils plutôt devant la cour de l’opinion publique. 

Se plaignant d’une soumission éventuelle à un “exercice rédactionnel”, Wina Lokondo souligne que le leader de l’Apareco “a sans doute voulu", par sa note biographique, "prouver sa congolité” par rapport à l’article 6 de la loi congolaise  sur la nationalité. Notons qu’il s’agit plutôt de l’article 10 qui stipule  “Est congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes éthniques dont les personnes et le territoire constitutaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance”. Ensuite, par rapport à  l’article 24 de la même loi excluant cependant les naturalisés congolais de l’excercice de certaines fonctions publiques, il pose la question de savoir quelles seraient ces fonctions et pour quelles raisons.  

 Mais pourquoi pose-t-il le problème seulement maintenant alors que cette constitution tyrannique taillée sur mesure de l’imposteur rwandais Hypolite Kanambe alias “Joseph Kabila” existe depuis 18 février 2006 et que la loi organique limitant les droits des naturalisés congolais, elle, existe depuis l’époque du Mouvement populaire de la révolution (MPR)? Et lorsqu’il écrit  “le discours identitaire, celui sur les “origines”, est de plus en plus présent dans l’arène politique congolaise “, reconnaît-il, lui, la nationalité congolaise d’origine à “Joseph Kabila” alors que Monsieur Honoré Ngbanda avait déjà tiré la sonnette d’alarme dans le magazine Jeune Afrique numéro 323 du 15 janvier 2001?  

The banana is in the pudding. Autrement dit: la réponse à la question de Wina Lokondo est évidente. Sinon, qu’il lise alors l’article “La nationalité congolaise” publié le 4 octobre 2011 par le rédacteur de ces lignes. Et il peut le retrouver dans les archives d’avril 2012 de ce même blog. 

Lorsque ce compatriote mentionne plus loin “Il y a ainsi lieu de faire très attention  au recours au discours identitaire, et surtout à son instrumentalisation en politique, de s’interdire d’agiter, sans raison, des épouvantails”, ignore-t-il vraiment que les viols et les massacres particulièrement à l’Est du Congo-Kinshasa font partie d’un terrorisme d’Etat dont le  commanditaire se trouve au sommet de l’Etat congolais et reçoit des orders de Kigali? Ce qui est regrettable est qu’avec un tel langage, Wina Lokondo soutient encore l’hypothèse selon laquelle la situation à l’Est du pays trouve ses racines dans un conflit intra-tribal et non une aggression rwandaise et/ou ougandaise. Plus grave encore, il ignore ainsi l’existence du M23 – une milice soutenue par Paul Kagame et son gouverneur  “Joseph Kabila” - alors que plusieurs rapports des Nations Unies ont fini par identifier clairement les responsables.  

Une première parenthèse. Très récemment, bien qu’il s’agissait d’une mascarade d’élection présidentielle en 2011, le soutien – au niveau de la diaspora ainsi qu’à l’intérieur du pays et tous tribus confondues – apporté à Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba lors de sa campagne est une preuve que les Congolais ont été capables et sont capables de se réunir librement pour une cause, malgré leurs origines différentes, autour d’un mwana mboka.  Et le cas du Congo-Kinshasa est différent de celui de la Côte d’Ivoire avec “l’ivoirité” (pour ne parler que de celui-là) en ce sens que les Congolais ont affaire à un individu qui prétend être Congolais d'origine mais n’est pas en mesure de le prouver et que ses documents académiques tiennent lieu d'évidences qui indiquent bien qu'il avait une nationalité étrangère au moment où il a terminé ses études. Même si plus tard il aurait eu la naturalisation, toute ambition politique lui est interdite par la loi.

Par ailleurs,  faisant allusion à un jugement érroné et injuste que l’on porte sur un naturalisé congolais, Wina Lokondo écrit “…la fidélité à celle-ci [la nation] n’est pas constatée par des actes , mais présumée acquise par la simple appartenance à la tribu, appartenance reflétée notamment par la consonance du nom…” Et, sous une forme de question,  de surrenchérir  “L’article 24 précité serait-il le paravent officiel à la traîtrise que contiendrait l’AND du Congolais venu d’ailleurs, le non originaire?”. Enfin, répondant lui même à la question, il tire la conclusion suivante:  “L’histoire de la RDC – émaillée des faits, bien nombreux, de pillages et de trahisons du pays par de prétendus Congolais de “souche” – contredit cette stigmatization légale du Congolais de nationalité “d’acquisition, condamné à demeurer un citoyen de seconde zone n’ayant pas voix à tous les chapitres”. 
 
Non, cher compatriote! Sans défendre, encore une fois, cette constitution tyrannique rédigée à Liège et qui a échappé à la vigilance des juristes congolais, et pour compléter Monsieur Honoré Ngbanda qui élaborait sur la notion de la souvaireneté d’un pays ou un Etat lors de sa dernière interview, il est utile de revoir le cas d’un pays d’une stabilité politique qui bat tous les records du temps moderne mais où on a retrouvé jusqu’en 1964 des citoyens de deuxième classe après l’abolition de l’esclavage et qui n'est autre que la République des Etats-Unis. Appréciant les mérites de la Consitution américaine, un Américain né des parents américains (des autochtones) mais en dehors du territoire américain - c’est le cas de l’actuel gouverneur de l’Etat de Michigan  - ne se considère en aucun cas citoyen de deuxième classe ou de “seconde zone” malgré que l'ambition à la magistrature suprême lui soit désormais interdite. La loi, c’est la loi. Par patriotisme, elle est respectée. 227 ans après sa promulgation, personne n’a tenté de la modifier. Et pour comprendre la nécessité ou la raison d’une telle loi, il n’est pas du tout érroné d'estimer qu’après avoir arraché l’indépendance de l’Angleterre, les pères fondateurs de la République des Etats-Unis réunis à la Convention constitutionnelle à Philadelphie le 27 mai 1787 et “souffrant” encore des sequelles d’une colonisation atroce tentaient peut être de prévénir une trahison au plus haut sommet de l’Etat éventuellement avec une infiltration dissimulée organisée de l’extérieur. 

Une deuxième parenthèse. La fille de Wina Lokondo, celle qui a choisi la nationalité belge, certes ne représente pas - aux yeux de son père - un danger pour la Belgique. Cependant plusieurs expériences prouvent que le cas de sa fille n'est pas la règle. Un officier supérieur de l’armée américaine, le major Hassan, un naturalisé américain et un musulman, ne semblait pas non plus représenter un danger pour la sécurité nationale américaine jusqu'au moment où il a tiré - au nom de sa religion - sur ses compatriotes à Fort Hood, dans l’Etat du Texas pour se venger contre sa nouvelle patrie en 2009. Et les deux jeunes gens, aussi des immigrés naturalisés américains et aussi des musulmans, n’ont pas hésité à tuer leurs compatriotes au cours d’un marathon à New York l’année dernière. Enfin, l’ancien président du Péru, Alberto Fujimori, avait lui revendiqué ses origines japonaises pour combattre son extradition. 

Il faut noter que le compatriote Wina Lokondo se perd dans son raisonnement ou oublie simplement de placer les faits dans leur contexte. Certes, les “prétendus Congolais de souche”  ne doivent pas être épargnés. Et personne ne conteste leurs défauts. Mais ici, ayant identifié l’enemi, ces Congolais d’’origine  ont le droit, la responsabilité, la raison et même l’obligation de le chasser surtout qu’ils viennent de découvrir, un peu tardivement malheureusement, qu’il s’agit d’un imposteur venu de l’autre rive de la Rivière Ruzizi en Octobre 1996 et pendant tout ce temps, et en violation des lois du pays, il a oeuvré par déception entre autres se faisant passer pour un fils biologique de Laurent Désiré Kabila. Et maintenant, le danger resurgit avec un autre étranger plus connu pour sa malhonnêté que  son éloquence, un rwandais répondant au nom de Vital Kamerhe et qui a déjà démarrer sa campagne électorale pour 2016  sous la couverture d’une  mascarade de “caravane de la paix”, profitant ainsi de la naiveté des Congolais.   

A lire attentivement Wina Lokondo, on constate qu’il ne s’arrête pas à une simple objection. On a l’impression que cet intellectuel qui fait la fierté de sa région de l’Equateur, s’est déjà engagé dans un pseuso-lobbying en plaidant plutôt pour la cause des étrangers - une démarche insolite au moment où le pays est exposé au danger imminent d'une balkanization et demeure sous occupation. Il est convaincu que seule une naturalisation des étrangers avec tous les droits, et sans exception, représente le salut pour les Congolais d’origine. Et il avance comme argument, entre autres, les réalisations de ces étrangers dont les immeubles qui poussent comme des "champignons" et “contribuant à la modernité”!  

Mais si cela est vrai et qu’il faut donc prêcher l’évangile selon “Saint Lokondo”, comment explique-t-il alors qu’avec “Joseph Kabila” - un immigré illegal rwandais auto-naturalisé congolais mais qui est cependant arrivé au sommet de l’Etat - le Congo-Kinshasa se trouve en feu depuis 2001 avec un bilan lourd de plus de 8 millions de morts? Quant aux étrangers qui sont des collègues de José Makila - le beau-frère de Vital Kamerhe - et qui siègent à l'Assemblée nationale, ont-ils réussi à soulager le quotidien du Congolais d’origine qui vit en toute insécurité? 

Une troisième parenthèse. Ces immeubles qui semblent fasciner Wina Lokondo profitent-ils aux Congolais d’origine? Ne sont-ils pas construits dans une zone d’Apartheid pour ne servir que les étrangers. Et s’ils ne sont pas limités qu’aux étrangers, le Congolais d’origine ordinaire en a-t-il accès avec son maigre salaire s’il en a un? 

A propos de Georges Forrest, William Damseaux et consorts, Wina Lokondo ignore encore une autre realité pourtant évidente et qui est la suivante: le seul et unique objectif de tout homme d’affaires est la maximisation du profit. S’ils peut le réaliser ailleurs, il n’hésiterait un seul instant pour prendre place à bord du premier avion et quitter le Congo-Kinshasa. Mais si ces étrangers ont réellement le souci des Congolais et veulent vraiment contribuer à l’amélioration de leur vie ainsi qu'au développement du Congo-Kinshasa, comme il le prétend, que peuvent-ils alors faire mieux avec une naturalisation qui leur donne tous les droits qu’avec leur présent statut? 

Notre ndeko qui est à Mbandaka fonde son raisonnement ou son argumentation sur de fausses prémisses. Ce n’est pas parce que les Congolais d’origine ont trahi que la solution est d’accorder d'office tous les droits aux naturalisés congolais parce que ces derniers ne vont jamais trahir. Si une telle suggestion est sérieuse, elle relève de la naiveté. Mais s’il s’agit de l’humour, il est alors de mauvais goût.

Wina Lokondo a besoin de suivre de nouveau l’interview du president de l’Apareco. Il sera enfin édifié!
 
 

Tuesday, January 14, 2014

Etienne Tshisekedi est l'homme du passé
Par Chryso Tambu, publié le 14 janvier 2014

"Lorsque la mémoire va chercher le bois mort, elle ramène le fardeau qui lui plait". C'est l'introduction de la chanson intitulée "L'oublier" de l'artiste musicien congolais de Brazzaville, Doudou Copa. Dans son discours du 31 octobre dernier, le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, ne s'est pas contenté seulement de déclarer ouvert le séminaire de formation à l'école du parti Anaclet Makanda Mpinga. Tentant de justifier la nécessité d'organiser un tel séminaire qui, d'après lui, devrait engendrer le "changement", il a explicitement endossé toute la responsabilité de la situation que vit actuellement le Congo-Kinshasa au seul "roi du Zaire", le feu maréchal-dictateur, Mobutu Sese Seko, 16 ans après sa mort, en vue de tromper la vigilance du peuple congolais et de plaire au pouvoir d'occupation avec lequel il collabore depuis 2001 dans l'obédience de ceux qu'il appelle les "décideurs internationaux". Et sur cette même note de la chanson "L'oublier", le "sphinx de Limete" autoproclamé président doit être oublié.

Dans le site internet officiel de l'UDPS (udps.org), l'actualité est gelée dans le temps. La dernière information postée la veille de l'année 2014 est celle relative à l'évènement du 31 octobre 2013 - certes en lieu et place d'une présentation des voeux ou d'un message de nouvel an de la part du "président élu de la République démocratique du Congo" - et non sans décevoir. Sous la rubrique "Quoi de neuf?" et à côté d'une photo du président de l'UDPS coiffé de sa casquette habituelle (un "muniéré" surnommé de nouveau "imperium"), il est écrit "...Il a rappelé les embûches que l'UDPS a du traverser (plusieurs dictatures successives)...", alors que le leader lui n'a mentionné devant la foule qu'une et une seule dictature - les 32 ans du parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR). Mais dans le texte synthèse de l'intervention d'Etienne Tshisekedi, le porte-parole Joseph Kapika, outre la victoire du 24 avril 1990 sur la dictature du "roi du Zaire" avec le multipartisme restauré que seul se réclame son parti, il écrit "Malheureusement, le 17 mai 1997, arrive un monstre qui a qualifié lui-même l'AFDL le conglomérat d'aventuriers est venu interrompre les possibilités pour l'UDPS, sa cible principale, de s'organiser, en interdisant les activités politiques". Pas un mot sur l'imposteur "Joseph Kabila" et son PPRD dont fait partie le M23!

Mais il faut rendre justice à l'histoire. Laurent Désiré Kabila n'est-il pas mort un 16 janvier 2001? Qui a "hérité" de son pouvoir? L'"héritier" qui se fait appeler "Joseph Kabila" (Hypolite Kanambe de son vrai nom) n'est-il pas de nationalité rwandaise? Et le multipartisme est-il synonyme de démocratie? Enfin, le Congo-Kinshasa est-il une démocratie, une république ou sous occupation?

On a tendance à croire du côté de l'UDPS que les archives entre le 16 janvier 2001 et le 31 octobre 2013 n'existent pas ou ont toutes été brûlées et que personne ne se rappelle donc de l'histoire politique du Congo. Et s'adressant aux kinois venus nombreux et anticipant entendre plus qu'une déclaration de l'ouverture du séminaire, l'histoire du Congo - pour ce leader de l'UDPS et candidat malheureux à la mascarade d'une élection présidentielle en 2011 où il a lui-même cautionné la candidature frauduleuse de l'imposteur rwandais - ne compte que 32 ans de dictature sur ses 53 ans d'indépendance!

Par ailleurs, la vérité qui demeure un tabou au sein de l'UDPS est manifeste dans l'interview du 3 janvier 2014 accordée à Ndeko Eliezer Ntambwe où on voit Monsieur Albert Moleka, directeur de cabinet et porte-parole du président du parti, très inconfortable et se battre pour défendre l'image d'Etienne Tshisekedi. Cependant, les gestes de ce collaborateur loyal - particulièrement ses jambes qui vacillaient - étaient plus éloquants que ses déclarations sans convictions. Et comme s'il avait reçu une instruction de son chef, lui aussi n'a pas mentionné les mots "occupation" et "imposture". Mais il a retenu dans son vocabulaire les mots "hiérarchie", "régime" et "pouvoir" - tous des termes vagues  qui dissimulent  toute vérité offensive à l'imposture ou au pouvoir d'occupation - et d'ajouter, pour montrer sa sympathie envers ndeko Eliezer qui a eu dernièrement des ennuis avec l'imposture, "un pouvoir qui commence à créer des martyrs, c'est un pouvoir qui est déjà à la porte de sortie". Mais ce proche collaborateur d'Etienne Tshisekedi oublie que son chef gêne en effet la sortie.

Hélas! Le combat avec Etienne Tshisekedi est enfin perdu!

chryso45@hotmail.com

Tuesday, October 15, 2013

Le "dauphin" Félix Tshisekedi défend lamentablement son père
Par Chryso Tambu, publié le 15 octobre 2013

Une vidéo postée sur internet par The Voice of Congo et qui circule dans facebook depuis une dizaine de jours identifie Félix Tshisekedi, secrétaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) chargé des Relations extérieures, jetant un blâme sur tous les Congolais, sauf ceux de son parti qui siègent au parlement, lors d'un point de presse organisé par le comité directeur de Kongo moko - une organisation congolaise basée en Suède. Devenu la voix de la raison au sein de l'UDPS ainsi que ministre des Affaires étrangères de facto d'un gouvernement fantôme dirigé par le président autoproclamé Etienne Tshisekedi wa Mulumba à qui on reproche le mutisme, le "dauphin", hanté par cette question et déterminé à défendre son père à partir de la diaspora d'où viennent toutes les critiques, refuse de reconnaìtre sa responsabilité face au drame congolais. Il révèle pour la première fois avec précision que le candidat malheureux à la mascarade de la présidentielle de 2011 avait donné à deux reprises le mot d'ordre pour un soulèvement populaire sous forme de "messages codés". Mais ce dernier ayant été ignoré à chaque instant, il en a tiré les conséquences selon lui. Cependant, le "dauphin" affirme aussi que la résidence surveillée imposée au président autoproclamé par le pouvoir en place ne pouvait pas non plus lui permettre de travailler normalement même si ce "vieux politicien" s'ést organisé pour que la luta continua. Certes, une contradiction et une confusion!

Félix Tshisekedi fait référence à deux "messages codés". Le premier, dont il se garde de répéter tout le contenu pour une raison évidente, promettait en effet une "récompense très importante", c'est à dire des sous, à la personne qui aurait emené "Joseph Kabila" ligoté auprès d'Etienne Tshisekedi et l'autre, une invitation à l'improviste à une centaine de partisans de l'UDPS venus assister à sa "prestation de serment" en sa résidence à Limete à l'accompagner au Palais de la nation lequel représente pour lui "le symbole du pouvoir".

Ces deux "messages codés"qui ne ressemblent en rien à un mot d'ordre mais plutôt à une comédie ou une blague que se racontaient et certainement continuent de se raconter les Kinois autour d'un pot sont une preuve d'irresponsabilité de la part de ce leader qui prétend être capable de diriger le Congo-Kinshasa avec l'immensité de son territoire et ses "70 millions" d'habitants. Le premier, particulièrement, ne semble pas avoir été adressé aux Congolais car la sécurité de l'imposteur "Joseph Kabila" (Hypolite Kanambe de son vrai nom) est assurée par ses compatriotes rwandais (des tutsis armés jusqu'aux dents) ou une milice étrangère. Et ce n'est pas avec les mains nues ou des mâchettes que les Kinois peuvent donc le capturer. Mais si le "dauphin" reste convaincu que ce "message codé" et qui fait mention d'une "récompense très importante" était destiné aux Congolais, il s'agit alors d'une corruption, c'est à dire une antivaleur que l'UDPS feint donc de combattre! Et au lieu de diriger par conviction et enseigner la moralité aux Congolais, en même temps cultiver en eux le nationalisme et le patriotisme ainsi qu'insister sur le bien-fondé ou l'importance et le privilège de rendre service à la nation, son père encourage à son tour l'immoralité et l'égoïsme.

Une parenthèse. Lorsque le "dauphin" affirme que ces "messages codés" ont comme objectif le  soulèvement populaire, il n'a pas la maturité pour comprendre qu'il confirme implicitement que son père, le président autoproclamé Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a lui-même peur. En effet, lors de la mascarade de la presidentielle de 2011, il avait cautionné la fraude alors qu'il avait le droit, la responsabilité, la raison et même l'obligation de contester la candidature de l'imposteur "Joseph Kabila", mettant ainsi en péril l'avenir de tout un peuple. Quoi d'autre peut expliquer la trahison de sa part si ce n'est la peur de l'imposteur?

Maintenant que l'étau de l'imposture autour d'Etienne Tshisekedi s'est désserré, reconnaît le "dauphin", il serait incompréhensible, d'après lui, que son père observe son mutisme "pendant encore un an". Mais pourquoi "un an"? Le président autoproclamé ne devrait-il pas s'adresser à "son peuple" dans l'immédiat - essentiellement pour le rassurer - étant donné que son parti avait surtout fait croire à l'opinion qu'il était important et urgent qu'il lui communique un message (codé ou non codé) en date du 10 mars dernier à sa descente d'avion en provenance d'Afrique du Sud?

Une autre parenthèse. Le 13 mars dernier, le "vuvuzélateur" de l'imposture, Lambert Mende Omalanga, déclarait à la presse que le candidat malheureux Etienne Tshisekedi revenait d'une visite médicale en Afrique du Sud. Cependant, la base de l'UDPS faisait, elle, état d'une visite sur invitation des sud-Africains en précisant que "le président-élu avait pris des contacts de  haut niveau" lors de son séjour à Johannesbourg et ,semble-t-il, dans le cadre de la recherche pour l'imperium. Mais la version de l'imposture est plausible pour la simple raison que le "sphinx de Limete" avait quitté sa résidence sans crier gare et sans difficultés - un fait surprenant pour quelqu'un qui a été placé sous résidence surveillée - ce qui signifie l'imposture avait été approchée pour donner son aval. De même, dans le site internet de l'UDPS, rien n'avait été signalé à la même époque à propos de l'importance d'une prétendue conférence sur le "rôle des armées en Afrique" comme le prétendait un représentant de l'UDPS de la diaspora qui avait requis l'annonymat. Parmi ces "contacts de haut niveau" dans le pays de Nelson Mandela aurait figuré une autorité ou liaison de l'imposture qu'Etienne Tshisekedi aurait rencontrée secrètement. Et il était même question que ce "vieil opposant" congolais annonce son retrait de la scène politique à son retour et, ce, après avoir connu une déception avec "Matebagate" ou "Traité de Nice" - un dossier où on a retrouvé ses empreintes même si le "dauphin" aujourd'hui nie tout ou prétend qu'il s'agit d'un dossier vide (cfr. "Le Traité de Nice et la fin de la carrière politique d'Etienne Tshisekdi" publié dans ce même blog). Finalement, l'imposture ne pouvant risquer gros avait décidé d'annuler le meeting populaire qui était prévu à la place du Cinquantenaire.

Si Etienne Tshisekedi ne se retrouve plus en résidence surveillée, c'est parce que l'imposture vient elle aussi de conclure très correctement que le père du "dauphin" est un homme fini!

chryso45@hotmail.com

Sunday, June 16, 2013

Félix Tshisekedi et l'absurdité d'un "dauphin" mal préparé!
Par Chryso Tambu, publié le 16 juin 2013

Certes, espérant détourner toute l'attention de la disapora sur son père, Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba - le candidat malheureux à la "présidentielle" de 2011 mais qui s'était autoproclamé "président de la République démocratique du Congo" - à qui on reproche le mutisme depuis sa "prestation de serment" au mois de décembre 2011, le secrétaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) chargé des Relations extérieures, Monsieur Félix Tshisekedi, a tenu à Kinshasa, le 30 mai 2013, un point de presse où il est encore revenu sur deux thèmes absurdes, à savoir la "vérité des urnes" et ses "émoluments au parlement", adoptant par moment un language avec un ton réconciliant qui semble signaler à l'imposture l'intention de son parti de négocier éventuellement une sorte de "transition" avec le pouvoir en place lequel tente d'organiser depuis un certain temps un "dialogue intercongolais". Le "dauphin" est confronté à la réalité suivante: le "sphinx de Limete" est un homme fini!

Un documentaire amateur d'une quinzaine de minutes, posté dans le site internet youtube par Voice of Congo le 6 avril 2013 - très curieusement 16 mois après l'évènement comme s'il était soumis à une quelconque censure de la part de l'UDPS - et qui illustre davantage cette réalite, demeure choquant car ses images inédites viennent une fois de plus de confirmer la trahison de la part d'un vrai fils du pays ,"Ya Tshi-Tshi", qui représentait, avant la mascarde d'élection présidentielle en 2011 et "Matebagate", l'espoir de tout un peuple. Répondant dans la vidéo à la question sur l'interdiction de son meeting, le même jour du 26 novembre 2011, par le gouverneur de la ville de Kinshasa, au moment où il tentait de rejoindre des milliers de kinois au stade des martyrs, après que l'atterrissage de son jet à l'aéroport de Ndjili où bon nombre de militants de son parti étaient mobilisés pour l'acceuillir lui avait été refusé une heure auparavant, Etienne Tshisekedi, très visiblement agité, s'écrie: "Qu'est-ce qu'il représente, le gouverneur-là!", faisant clairement allusion à André Kimbuta du PPRD ( le parti de "Joseph Kabila"). "Je vous dis que son chef est Rwandais!", lâche-t-il. Et de surenchérir: "...Tout le peuple, partout où je passais, me demande de renvoyer ce rwandais à Kigali...Sa place n'est pas ici!...".

Voilà donc ce qui est évident au sujet de ce que savait le "sphinx de Limete", alors candidat numéro 11, à ce moment-là, c'est à dire bien avant le 28 novembre 2011, à propos de faux et usage de faux de l'imposteur rwandais "Joseph Kabila" - Hypolite Kanambe de son vrai nom - qui dirige le Congo-Kinshasa avec défi depuis 2001 et qui osait pour la deuxième fois, se moquant toujours des Congolais, briguer un second mandat. Mais alors, pourquoi Etienne Tshisekedi a-t-il donc cautionné la fraude? Ne s'agit-il pas d'un paradoxe? Ce sont deux questions fondamentales que la presse "libre", mais visiblement intimidée par le charisme et la popularité du "sphinx de Limete" ainsi que le fanatisme sans précédent des combattants de la diaspora, n'ose poser ni à Tshisekedi-père, ni à Tshisekedi-fils, ni à un autre cadre de l'UDPS.

Il sied de mentionner que l'auteur du présent article reste le seul à avoir engagé une discussion à ce sujet le 3 juillet 2012, au cours d'une émission sur Radiolisolo.com avec Félix Tshisekedi, et ce dernier avait indiqué que toute allusion faite ou une stratégie qui fait référence aux origines rwandaises de l'imposteur revêtaient un caractère "hypocrite, raciste et populiste". Incidemment, d'après son raisonnement, ces trois adjectifs devraient alors bien décrire le "sphinx de Limete", son père, par rapport au documentaire-video qui vient d'être rendu public et qui reprend la déclaration de ce dernier à l'aéroport de Ndjili. Mais la gravité d'un tel raisonnement absurde de la part de ce "dauphin" qui semblait jouer à l'avocat du diable est qu'il reconnait ainsi implicitement à l'imposteur la nationalité congolaise non pas d'acquisition individuelle mais d'origine et, ce, de par sa candidature à la magistrature suprême que Félix Tshisekedi juge donc avoir été conforme à la loi étant donné qu'elle avait été certifiée par la Cour suprême de justice laquelle est inféodée au pouvoir.  Or, comme il a été démontré et souligné à plusieurs reprises dans divers articles dans ce même blog avant et après le 28 novembre 2011, l'imposteur - un rwando-tanzanien - n'a ni la nationalité congolaise d'acquisition individuelle et encore moins la nationalité congolaise d'origine.

Mais comment le "dauphin" peut-il donc réconcilier la déclaration de son père du 26 novembre 2011 à son raisonnement du 3 juillet 2012? Nonsense! Ou alors, l'auteur du présent article ignore tout simplement qu'entre ces deux dates, l'imposteur avait finalement obtenu la nationalité congolaise en bonne et due forme. Et si tel est le cas, ne s'agit-il pas alors d'une violation de l'article 72 de la Constitution tyrannique de la "République démocratique du Congo" rédigée à Liège, en Belgique et, par ironie, taillée sur mesure de l'imposteur?

Une parenthèse. Dans son rapport sur l'"élection présidentielle" du 28 novembre 2011 au Congo-Kinshasa, publié le 10 décembre 2011, le Centre Carter tirait la conclusion suivante: Cette déclaration ne remet pas en cause nécessairement l'ordre des résultats des candidats tel qu'annonçé par la CENI mais précise que le processus de compilation est non crédible". Ce document indépendant que personne au monde n'a jamais contesté mais que beaucoup ont voulu interpréter à leur avantage ne suggérait en aucun cas que l'imposteur avait en effet gagné l'"élection"! Et continuer donc d'évoquer la "vérité des urnes" pour revendiquer la "victoire" du "sphinx de Limete" est donc une absurdité. Certes, il y a eu fraude, tricherie et irrégularités. Mais la fraude qui aurait dû et doit, avant tout, être dénoncée haut et fort (comme dans le documentaire rendu public malheureusement très tardivement) et qui est à la base de tous les maux au Congo-Kinshasa et qui devrait susciter la révolte du peuple congolais aujourd'hui est celle qui remonte officiellement au 26 janvier 2001 avec le premier coup d'Etat de l'imposteur. Puisque la video est enfin sortie, que le "sphinx de Limete" prenne alors tout son courage et agisse, c'est à dire en répétant le même message mais accompagné, cette fois-ci, d'un "mot d'ordre" avec le peu de souffle qui lui reste encore! C'est maintenant ou jamais!

Par ailleurs, dans un geste qui fait des ouvertures de négociation à l'imposture et en même temps accorde une légitimité tacite à un pouvoir illégal et à un parlement-croupion basé sur la fraude, Félix Tshisekedi a bien choisi le moment (après avoir quitté Bruxelles) et le lieu (à Kinshasa et devant une presse amicale ou timide) pour annoncer à la face du monde sa décision de percevoir ses émoluments au parlement mais en indiquant, pour tromper la vigilance de la diaspora particulièrement, qu'il allait les confier à la charité ou les consacrer à des activités dans son "fief électoral" à Mbuji-Mayi. Lassé d'un exil volontaire avec un séjour autorisé en Belgique qui dépend de son calme et envisageant un avenir sans le "sphinx de Limete" ainsi qu'une longue carrière politique pour lui-même, le "dauphin" a trouvé la nécessité de se positionner et de faire donc maintenant cette concession - une stratégie absurde qui lui permet tout de même d'entrer dans le jeu politique sur un terrain piégé, miné et totalement controlé par l'imposture - en espérant que le charisme et la popularité que jouit encore ce vieux politicien qui est son père et dont il porte le nom puisse lui servir d'atout politique.

Si Félix Tshisekedi se considère "député national" avec tous les droits et privilèges au même titre que ses "collègues" de l'UDPS sélectionnés et nommés, comme lui, par le pouvoir en place mais qui ont désobéi au "mot d'ordre" de leur leader en rejoignant l'hémicycle qui abrite l'Assemblée nationale - la jungle nationale - pour des considérations sociales ou une gratification personnelle instantanée, sa prétention d'avoir droit aux émoluments ne se justifie pas par rapport à l'article 110 de cette constitution qui a été imposée aux Congolais. Mais, évidemment, le Congo-Kinshasa est une république bananière où on ignore le droit ou la logique.

Lorsque le "dauphin" identifie aujourd'hui ses "collègues" comme faisant partie du "groupe parlementaire de l'UDPS", cela prouve non seulement que ces aventuriers - considérés jadis des "traitres" - n'avaient jamais été chassés du parti, contrairement à ce que l'UDPS a fait croire à l'opinion, mais que l'Etat de droit et la lutte contre les antivaleurs sont désormais des slogans vides d'un parti en perdition.

Félix Tshisekedi est donc convaincu qu'il peut se baigner dans la rivière sans se mouiller. Une absurdité!

chryso45@hotmail.com

Wednesday, April 10, 2013

Le combat est presque perdu avec Etienne Tshisekedi!
Par Chryso Tambu, publié le 10 avril 2013

A côté de la naïveté, l'illusion, l'ambivalence, le ridicule, la contradiction, l'incohérence, l'amateurisme et/ou l'irresponsabilité qui ont déjà élu domicile dans le chef du président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, l'insanité - une tentative répétitive en espérant obtenir un résultat différent - semble aussi s'être installée avec toute la mobilisation, dernièrement, pour son acceuil après un séjour en Afrique du Sud autorisé par l'imposture ainsi qu'un rassemblement populaire à la place du cinquantenaire qui était prévu le même jour. Le "sphinx de Limete" aurait-il envisagé de tester le pouvoir en place après un temps mort? S'agissait-il d'une provocation ou d'un défi contre l'imposture? Avait-il réellement "un message important" à adresser au peuple congolais ou cherchait-il plutôt à détourner l'attention de la diaspora sur "Matebagate" ou le "Traité de Nice" qui a crée une division entre les combattants et les résistants?

Le secrétaire général de l'UDPS, Bruno Mavungu, sermonnant au passage la presse qui aurait fait allusion à un voyage médical plutôt qu'à une "invitation" de Monsieur Etienne Tshisekedi en Afrique du Sud, annonçait le 7 mars dernier que "...l'essentiel est que le chef de l'Etat revienne d'un voyage au cours duquel il a pris beaucoup de contacts de haut niveau...c'est ainsi qu'il a décidé d'adresser un message au peuple congolais...". Insistant non seulement sur l'importance mais aussi l'urgence de ce "message", le secrétaire général - lequel semblait être en contact permanent avec son patron et avoir reçu directement de lui l'instruction - d'ajouter, tout en avouant que son parti est dans la recherche de l'imperium, que "...Quoi de plus normal que nous puissions...que le peuple congolais ait ce message le jour même là...". Voilà donc une déclaration qui mettait déjà l'UDPS et l'imposture en cours de collision.

Mais l'incident du 10 mars 2013 - un déjà vu all over again - était prévisible. Le 26 novembre 2011, à la veille d'une mascarade d'élection présidentielle, la milice de l'imposteur déguisée en police nationale avait bloqué le cortège d'Etienne Tshisekedi à l'aéroport international de Ndjili, le séquestrant ainsi dans un véhicule utilitaire pendant près de 10 heures et jusque très tard dans la nuit afin de l'empêcher de rejoindre les milliers de militants de son parti dans la dernière étape de sa "campagne électorale" au stade des martyrs au centre-ville de Kinshasa. Et cette fois-ci, revenant d'un voyage en Afrique du Sud, le "candidat malheureux" - il a en effet perdu l'"élection" en cautionnant la fraude de l'imposteur - n'a pas pu non plus s'adresser aux Kinois car lui et son épouse qui l'accompagnait avaient été kidnappés à leur descente d'avion par les service du pouvoir en place pour les relâcher plus tard à leur domicile - une résidence surveillée - dans le quartier de Limete. L'imposture ne pouvait donc pas prendre le risque de permettre au "sphinx de Limete", un leader charismatique et populaire, de jouir d'un acceuil triumphal surtout après la déclaration du secrétaire général de l'UDPS certes jugée inquiétante ou même - pourquoi pas - belliqueuse par le pouvoir.

Cette déclaration du secrétaire général est très révélatrice. Si effectivement le "candidat malheureux" a rencontré les responsables sud-africains, cela ne peut être que dans le cadre de la recherche de l'imperium car toute autre initiative l'aurait transformé en un "envoyé spécial", "Premier ministre" ou "minstre des Affaires étrangères" qui opère dans l'ombre et qui oeuvre pour l'imposture gérée par Hypolite Kanambe alias "Joseph Kabila". A ce moment là, il serait revenu dans la logique des négociations ou dialogues pour lesquels il solliciterait ainsi une médiation assurée par les autorités sud-africaines en vue de sauver sa face. Cependant il avait déjà exclu cette éventualité dans son message de nouvel an lorsque, répondant à sa propre question de savoir pourquoi il n'avait pas encore l'effectivité de "son pouvoir", il avait déclaré que "...Certains ont vu dans ce délai ce qu'ils appellent impasse ou crise qu'il faut résoudre par des dialogues ou des négociations; d'autres ont vu dans cela tout simplement un sabotage de la part de la communauté internationale...". "Je vous affirme ce jour", avait-il ajouté, "que ce n'est ni l'un ni l'autre...".

Mais dans cette démarche pour l'imperium, le "candidat malheureux" s'y prendrait trop en retard et toquerait à la mauvaise porte car, comme l'avait souligné correctement le Pasteur Christophe Bea Mulumba - un des gangsters signataires du "Traité de Nice" au micro de Congo-Mikili au mois de janvier dernier -, aucun lobby n'est disposé à l'accepter "à la tête du pays". Pour quelle raison donc la communauté internationale dont les tenants du pouvoir (l'entourage du président Jacob Zuma et d'autres leaders de l'ANC) en Afrique du Sud dépendent ou en font partie devraient lâcher l'imposteur qui garantie et protège leurs interêts miniers au Congo-Kinshasa? Etienne Tshisekedi n'avait-il pas été ignoré par cette communauté internationale lorsque la Commission Electorale Nationale "Indépendante" (CENI) annonçait des faux résultats de la "présidentielle" en décembre 2011 malgré l'objection de l'Eglise catholique et le rapport critique de la fondation Carter? Et pourquoi devrait-elle s'intéresser maintenant à un nationaliste et "un tigre sans griffes"?

Jusqu'à présent, toutes les indications suggèrent que ce fameux "message au peuple congolais" était une farce! En effet trente jours plus tard, personne n'en parle. Mais qu'advient-il de l'importance et de l'urgence de ce "message" tel que l'avait souligné le secrétaire général Bruno Mavungu devant la presse? Doit-on conclure qu'aussi longtemps que l'imposture ne permettra pas au "sphinx de Limete" d'engager directement la foule, ce "message" ne sera jamais délivré au peuple congolais?

Il sied de mentionner que retrospectivement le combat pour la libération du Congo-Kinshasa était d'office perdu avec Etienne Tshisekedi peu avant même la mascarade de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011.  Au moment où il avait décidé de rejoindre la course à la magistrature suprême, il avait le droit, la responsabilité, la raison et même l'obligation de contester la candidature de l'imposteur rwandais Hypolite Kanambe - le bébé-éprouvette de Louis Michel avec une identité fabriquée de toute pièce et adopté par la communauté internationale - rien que sur base de sa nationalité congolaise frauduleuse. Cependant le candidat numéro 11 avait plutôt choisi de cautionner la fraude et de légitimer l'"élection" avec sa propre candidature et ce avec une soi-disant garantie ou promesse de part des "décideurs internatinaux" qu'il avait préféré obéir et qui l'ont abandonné juste après la mascarade. Mais malgré cela et pendant que toutes le conditions étaient réunies pour rendre le pays ingouvernable, il s'est plutôt plongé dans le mutisme comme s'il craignait un chantage de la part  de ces "décideurs internationaux". Peut-être aussi que ce mutisme s'explique par le fait que le "Traité de Nice", lequel présentait pour lui une lueur d'espoir, venait d'être signé en janvier 2012 et il attendait donc le coup d'Etat.

Une parenthèse. L'Honorable Gecoco Mulumba exhortait l'année dernière les Congolais publiquement et à plusieurs reprises en plein centre de Kinshasa d'initier une révolution à la tunisienne ou à l'égyptienne pour libérer le pays de l'occupation. Cependant, il s'est retrouvé seul dans ce combat alors qu'il opérait à une dizaine de minutes du siège de l'UDPS.

Par ailleurs, la popularité du "sphinx de Limete" émane de son courage d'avoir claqué la porte à son ancien patron, le feu maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko, à l'apogée de son règne, abandonnant ainsi tous les privilèges qui accompagnaient les fonctions qu'il occupait durant la deuxième république. Et c'est ce même courage qui lui a valu le surnom de "Moise"- une référence biblique - car le peuple congolais s'attendait à ce qu'il l'aide à se débarasser du mobutisme. C'est aussi ce même peuple qui chantera la cantique "Zongisa ye na Rwanda" en 2011 et qui s'attendra à ce que le même "Moise" - celui qui est identifié d'une manière intime depuis un certain temps comme"Ya Tshi-Tshi" - puisse renvoyer l'imposteur vers ses origines, c'est à dire au Rwanda. Et cette mission que le peuple lui avait confiée aurait du commencer justement par la contestation de la candidature frauduleuse de l'imposteur.

Il faut dire que bien qu'il soit tard, il n'est pas encore trop tard. Mieux vaut tard que jamais! Le "sphinx de Limete" devrait donc s'inspirer de l'exemple de ce jeune Kinois courageux, Gecoco Mulumba, pour organiser la désobeissance civile s'il a encore la conviction que la révolte d'un peuple est plus puissante qu'une bombe atomique. Et il n'a pas besoin de recourir à Zuma ou au collège des hospitaliers pour le faire. Il suffit, par exemple, de paralyser l'administration publique pour que l'imposteur prenne le large. Les Egyptiens n'ont-ils pas mis les Américains qui ont soutenu le dictateur Hosni Mubarak pendant trois décennies devant un fait accompli avec le Printemps arabe?

Etienne Tshisekedi n'a donc personne d'autre à blamer que lui-même. Et les Sud-Africains lui auraient certainement dit la même chose en zulu: "Uzenzile".

chryso45@hotmail.com