Tuesday, September 15, 2026

  

Baudouin Amba Wetshi dénigre les critiques de Tshilombo!

Par chryso Tambu, publié le 15 septembre 2026 - modifié le 17 septembre 2026

Dans sa feuille de chou Congo Indépendant en ligne, Baudouin Amba Wetshi titre son article du 11 septembre 2026 sous forme d'une question: "Qui en veut(finalement) à Pero Luwara?". Une question qui interpelle, mais tente de tromper la vigilance. Etant à court d'imagination pour affabuler des intrigues, il s'est assigné une mission devenue désormais une obsession, celle de dénigrer tous les critiques de Tshilombo. Et pour ce "prépayé" méphistofélixe, sa cible principale demeure Pero Luwara. La faim (nzala) certes justifie les moyens!

Dès le début de son raisonnement, le germalist Baudouin Amba Wetshi tente de désorienter le lecteur en posant une seconde question:"Qui est le commanditaire des agressions successives dont a été victime Pero Luwara?" Et dans la formulation de cette question, l'adjectif "successives" n'est pas du tout choisi au hasard! Il est expréssement mis en exergue par ce lobbyiste de facto, lequel offre ses services au pouvoir en place à Kinshasa depuis 2019, pour une raison bien déterminée. En fait, il veut faire croire - dans une tentative de discréditer ceux qu'il qualifie d'"anti-fatshistes" et qui ont toujours, d'après lui, faussement pointé Tshilombo et/ou Denise Nyakeru d'un doigt accusateur - qu'il ne peut y avoir un seul et unique commanditaire, semble-t-il, pour ces 3 différentes agressions subies par la même victime, en l'occurence Pero Luwara. De même pour l'adverbe "finalement" en parenthèses mentionné d'emblée dans le titre de son article avec comme intention de tirer le "couple présidentiel" de tout soupçon! Ensuite, pataugeant dans des explications, il espère convaincre, malgré tout, avec une rationalisation qui repose sur ce que les anglo-saxons réfèrent comme "hearsay" (rumeur) et qui se résume - dans le cas de Bibi Kapinga et Pero Luwara - en un échange d'allégations ou une dispute quasi banale entre deux collègues journalistes sur la toîle. Nice try!

Mais Bibi Kapinga s'étant "retracté" après avoir initialement "imputé le coup [l'agression du 27 août 2025] au Président Félix Tshisekedi", observe Baudouin Amba Wetshi, cela démontre, d'après lui, que celui qui joue le rôle de "président de la République" avait été, depuis tout ce temps, injustement accusé ou alors soupçonné d'avoir prétendument organisé un commando avec un budget évalué à 400.000 euros et géré par un certain "Pasteur Guillit" dépêché sur le territoire Schengen pour le besoin de la cause. 

Polé, polé! Mais ce "communicateur de la République", Guillit Bokuala de son vrai nom, dont la présence sur l'espace Schengen avait été confirmée à ce moment-là par l'intéressé lui-même, avec quel genre de passeport avait-il effectué ce voyage? Tala ku tseki, tala ku mamba!

Il y a eu, effectivement, dans un véritable Etat de droit, en Belgique, un procès où même un "mobile politique" avait été évoqué et des évidences examinées justement en rapport avec cette première agression que Baudouin Amba Wetshi continue d'ignorer à ce jour, pour une raison évidente, comme s'il souffre d'une amnésie sélective ou alors se trouvait dans un coma très ou trop profond au point de ne pas se rappeler d'un breaking news annonçant, un après-midi du 9 juin 2026, la condamnation à 4 ans de prison, par la justice belge, pour chacun des 4 hitmen méphistofélixes, tous des jeunes qui avaient été recrûtés pour "barrer" (jargon kinois) Pero Luwara.

Une parenthèse. Dans une enquête sérieuse, étant donné que non seulement le ministère de justice de la "République" démocratique du Congo promettait déjà, dans un communiqué officiel daté du 7 mars 2025, une prime de 4 millions de dollars américains pour toute information qui menerait à l'arrestation [kidnapping] de Pero Luwara, suivie de la toute première agression dont ce dernier avait fait l'objet le 27 août 2025, près de 6 mois plus tard, à Tirlemont, et considérant la condamnation par la justice belge de 4 assaillants pour cette première agression dans un procès où un "mobile politique" avait été évoqué, ainsi qu'une deuxième agression où la victime Pero Luwara avait été "pris à partie par une bande de jeunes à Louvain-la-Neuve", le 24 avril 2026, sans oublier l'épisode du 4 septembre dernier, toujours à Tirlemont, d'une attaque avec un marteau par "trois hommes masqués" (vraisemblablement des hitmen professionnels), mais aussi et surtout vu le caractère commun que présentent toutes ces trois agressions assimilables à un modus operandi propre à une organisation criminelle telle qu'une mafia, un régime autoritaire et/ou une dictature, le pouvoir en place à Kinshasa ne peut donc pas être rayé de la liste où il devrait d'ailleurs figurer comme suspect "numero uno"!

Une autre parenthèse. Baudouin Amba Wetshi se livre vainement à une distraction en identifiant entre autres des groupes rebelles et/ou leur leader, notamment Corneille Nangaa et l'AFC/M23, qui sont tous prétendument "hostiles" envers Pero Luwara, et, par conséquent, manifesteraient un intérêt à "éliminer" ce dernier. Mais à qui profiterait le "crime" sachant bien que eux tous sont concernés par ce même communiqué officiel du 7 mars 2025 émanant du gouvernement congolais? Posez la question, c'est y répondre.

A malin, malin et demi!

chryso45@hotmail.com




 

Sunday, June 14, 2026

  Baudouin Amba Wetshi: un "prépayé" méphistofélixe qui éprouve une déception!

Par Chryso Tambu, publié le 14 juin 2026

Un breaking news en date du 9 juin 2026 sur la condamnation à 4 ans de prison, par la justice belge, de Davin Kuansa Ngudi, Jordy Hugo Ngoma, Bradley Quartim Luvingadio ainsi qu'Iron Lofombo Henryquet vient de confondre Baudouin Amba Wetshi, un germalist qui offre désormais ses "services" - public relations et/ou lobby - à un pouvoir méphistofélixe depuis 2019 via son site internet Congo indépendant.

Il fallait, semble-t-il, discréditer à tout prix Pero Luwara, un journaliste congolais qui "dérange", car très critique envers le pouvoir en place à Kinshasa. Ce leader d'opinion parvient à réunir, depuis la Belgique où il vit en exil, plus de 50,000 views par émission, selon un comptage récent de Youtube. Pire, son agression en août 2025 qui avait défrayé la chronique ne cessait de captiver l'attention de l'opinion et même susciter la curiosité de plusieurs chaînes de télévision internationales, notamment TV5 Monde, pour ce personnage qui vraisemblablement défie toute une institution que représente celui qui joue le rôle de président de la "République" depuis 2019 au Congo-Kinshasa. Et dans un pari très risqué, Baudouin Amba Wetshi s'assigne, lui, la mission d'affabuler des intrigues, espérant ainsi nuire à la réputation de Pero Luwara.

Une parenthèse. Baudouin Amba Wetshi n'exerçait aucune prudence dans cette aventure où il tentait désespérément de défendre l'indéfendable et ce en vilipendant Pero Luwara sur la toîle! Force est de constater qu'il s'exposait ainsi, éventuellement, à une plainte pour diffamation que Pero Luwara peut maintenant déposer - s'il le juge utile - contre lui auprès de la justice belge qui, elle, relève d'un véritable Etat de droit!

Dans son article intitulé "Que reste-t-il de l'agression contre Pero Luwara?", publié en date du 16 septembre 2025, ce "prépayé" méphistofélixe prétend qu'il "a pu prendre connaissance d'un rapport confidentiel rédigé fin août par un 'flic'", et d'ajouter "on y apprend notamment qu'aucun agresseur n'a  été interpellé au domicile du journaliste". Il mentionne ensuite que "...les urgentistes de l'hôpital Tirelemontois consultés n'ont constaté aucune trace d'agression..." "Ni bosses! Ni plaies!", précise-t-il. "Pire, les bandages que porte Luwara n'auraient pas été appliqués à l'hôpital", affirme-t-il. Se basant sur ce même "rapport confidentiel", il renchérit que "l'intéressé a été conduit aux urgences uniquement pour une observation médicale de routine". Enfin de conclure "l'auteur dudit rapport ["flic"] est formel". Et, citant cette même source, de souligner "la thèse d'une agression est loin d'être démontrée au plan matériel". Ambiance!

Cependant, près d'un an plus tard, la justice belge vient de rendre sa décision laquelle a abouti à une condamnation à 4 ans de prison pour chacun de ces 4 prévenus dans un procès où même un "mobile politique" a été "évoqué" et pour lequel ces hitmen reçevaient chacun "500 balles" pour "mission accomplie", rapporte le journal belge La Libre Belgique du 9 juin 2026.

Si le ridicule pouvait tuer...

chryso45@hotmail.com

Tuesday, January 20, 2026

 

Payservices vs. République démocratique du Congo: 4 milliards de dollars réclamés! 

Par Chryso Tambu, publié le 20 janvier 2026

Après publication d’un article rendu viral sur la toîle par Africa Intelligence au sujet d’une plainte contre la RDC déposée à la Cour fédérale du District d’Idaho dans l’Etat d’Idaho aux Etats-Unis par Payservices, laquelle réclame 4 milliards de dollars de dommages et intérêts et cite plusieurs hauts responsables congolais, notamment la ministre du portefeuille et une “cousine de la république” Julie Mbuyi Shiku, le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde, le Directeur de Cabinet Anthony Nkinzo Kamole, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo André Wameso, ainsi que le Directeur Général de la Caisse d'Epargne du Congo (Cadeco) Célestin Mukeba Muntuabu, qui auraient fait capoter un projet de digitalisation des paiements de l’Etat après le refus de cette firme américaine de “coopérer” (jargon kinois) suite aux exigences des pots-de-vin, seuls les Ministères du Portefeuille et des Finances ont dû monter au créneau pour rejeter en bloc sous forme de communiqués de presse les accusations ou allégations portées contre leurs responsables. Ambiance!

Dans un communiqué de presse daté du 13 janvier 2026 émanant du Ministère du Portefeuille, la cellule de communication, se référant à une décision du Départment des Finances de l’Etat d’Idaho du 18 octobre 2024, initie sa “plaidoirie” en affirmant que “…PayServices n’a jamais disposé de la qualité juridique d’établissement bancaire au regard du droit américain”, alors que cette même jurisdiction administrative américaine accordait à cette firme déjà en date du 3 août 2022, bien que temporairement et sous conditions, le statut de banque ainsi qu’une dérogation en date du 12 septembre 2022 lui reconnaissant ainsi la qualité bancaire avec l’usage de la dénomination “banque” pour son identification pendant 2 ans jusqu’en date du 15 octobre 2024. Et dans l’entretemps, un deal avait été conclu avec la partie congolaise, sanctionné par la signature d’un accord avec la Caisse Générale d’Epargne du Congo (Cadeco) au mois de Janvier 2024, semble-t-il, suivi d’un éventuel virement d’un montant de 20 millions de dollars qui devait être exécuté avant le mois de mars 2024.

Prétendre aujourd’hui, comme le suggère le communiqué de la cellule de communication du Ministère du Portefeuille, qu'”en persistant à se présenter comme une banque auprès des autorités congolaises, PayServices a créé une fausse apparence de régulation et de solvabilité, laquelle a constitué un élement déterminant du consentement initial des institutions”, ne relève ainsi que d’une vaine tentative de tromper la vigilance et surtout de plaider pour une auto-victimisation.   

Quant à la deuxième réaction, elle est celle reprise dans un communiqué du 14 janvier 2026 où le Directeur de cabinet du Ministère des finances, Alain Malata Kafunda, affirme, lui, que plusieurs décisions émanant des juridictions américaines interdisaient à Payservices d’”exercer des activités bancaires”. Or lorsque l'on parcourt toute la documentation citée en référence par ce communiqué de presse, que ce soit ni dans le jugement déclaratoire du 30 Mars 2022 de la Commission bancaire de l’Etat du Sud Dakota ni dans le jugement rendu en date du 31 mai 2023 par la Cour fédérale de l’Etat d’Idaho pour le cas de la Federal Reserve Bank de San Francisco au sujet d’une requête de la part de PayServices pour un master account (compte principal) ni même dans sa décision du 29 mars 2024 et encore moins dans une injonction du Département des finances de l’Etat d’Idaho datée du 16 octobre 2024, nullepart existe-il donc une seule évidence qui puisse confirmer les allégations du Ministère des Finances ou soutenir son argumentation! Eza te! Ikele ve!

Entretenant alors délibérément un flou pour les 20 millions de dollars censés parvenir à Payservices avant mars 2024, le communiqué de presse du Ministère des finances se limite à affirmer - sans donner des précisions au risque de se compromettre - que “lorsqu‘une demande de paiement d’un montant de 20 millions de dollars américains a été ultérieurement introduite, les services compétents du Ministère des Finances ont procédè aux diligences administratives et juridiques requises”, et d’ajouter: “ces analyses ont conduit à constater l’impossibilité légale de donner suite à cette demande...” – un prétexte fallacieux, car l’injonction du Départment des Finances de l’Etat d’Idaho qui fonde notamment l’essentiel de l’argumentation érronée du Ministère des Finances n’intervenait qu’un 18 octobre 2024, c’est à dire près de 10 mois après la signature de l’accord avec la Cadeco!

Un accusé ne plaide pas son innocence devant un tribunal de l’opinion publique. 

Madame et Messieurs, à la barre!

A suivre.

chryso45@hotmail.com

 

Sunday, May 14, 2023

Des "Congolais d'origine" sans terre!

Par Chryso Tambu, publié le 14 mai 2023

On ne peut trouver de plus ridicule dans le document reconnu officiellement, à tort, comme “Constitution de la République Démocratique du Congo” que la notion d’une nationalité d’origine qui reconnait les immigrés comme “citoyens d’origine” ou autochtones alors qu'ils n'ont jamais eu de terres en "République Démocratique" du Congo!
L’escroquerie instituée dans la législation congolaise en vigueur est dissimulée initialement dans la loi 04/024 du 12 novembre 2004 en son article 6 et ensuite dans la “Constitution” de la “République démocratique ” du Congo du 18 février 2006 à l'article 10. Elles disposent qu’”Est Congolais d’origine toute personne appartenant aux groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la Republique Démocratique du Congo) à l’indépendance.” 
Il existe plusieurs groupes ethniques et, à ce jour, 194 nationalités au monde dont dépend la nationalité congolaise dite “d’origine”. Mais, curieusement, la législation congolaise ne donne aucune précision sur l'entendement d'un groupe ethnique. Et quelles sont ces “personnes” et "nationalités" qui  “constituaient” l’Etat congolais en 1960? La même législation ne les identifie point. Vraisemblablement un mystère! La réponse est donc sujette à une interprétation qui est autant valable pour un individu que pour un autre. Autrement dit, personne ne connait les réponses à toutes ces questions pourtant fondamentales. Seuls les occupants savent là où ils veulent en venir, c'est à dire leur objectif ultime est et demeure la spoliation des terres congolaises en violation de toutes les pratiques traditionnelles et ancestrales. 
Qu’est-ce qu’un groupe ethnique ou une ethnie? 
Le dictionnaire  Larousse suggère qu’une ethnie est un “groupement humain qui possède une structure familiale, économique, et sociale homogène, et dont l’unité repose sur une communauté de langue, de culture et de conscience de ce groupe.” Et le meilleur dictionnaire de la langue française, Le petit Robert, note également qu'une ethnie est “un ensemble de personnes que rapprochent un certain nombre de caractères de civilisations, notamment la langue et la culture.” 

Mais de manière plus concrète, par rapport à la réalité de la société congolaise, plusieurs familles réunies forment des clans qui sont regroupés pour constituer une tribu ou des tribus. Et plusieurs tribus assemblées deviennent ainsi une ethnie. 
Ignorant délibérement le terme ethnie et faisant plutôt référence à celui de “groupes ethniques”, la législation congolaise tente de tromper la vigilance avec une évidence dans la nuance entre les deux termes. Car, en effet, une communauté, une nation et/ou une nationalité sont toutes des groupes ethniques. Cela revient à dire que les Tutsis, par exemple, qui forment une  communauté qui s’identifie depuis 1976 sous le vocable frauduleux de “Banyamulenge” au Congo, sont des Banyarwanda, c’est à dire originaires du Rwanda ou de nationalité rwandaise, et composent, seuls, justement, 3 groupes ethniques distincts. De même pour les “ndingaris”, dont la plupart des musulmans, sont des africains de l’ouest ou ouest-africains, plus précisement de nationalité sénégalaise, formant ainsi la communauté sénégalaise au Congo, constituent donc, seuls, 4 groupes ethniques distincts. 
Il sied de mentionner qu’un groupe ethnique n’est ni synonyme de tribu ni d'ethnie. Et le mot tribu n’est pas non plus synonyme d’ethnie. En fait, une tribu, comme le répétait feu Honoré Ngbanda-Nzambo, comprend 3 éléments essentiels, à savoir une langue, une chefferie (le pouvoir ancestral exercé par le chef coutumier ou le mwami), et un territoire. Or, les Tutsi et Hutu, par exemple, étant des classes sociales ou des catégories socio-économiques au sein d’une vingtaine de clans au Rwanda, ne répondent pas aux critères propres à une tribu congolaise. C’est la raison pour laquelle la législation congolaise en vigueur a substitué le terme “groupes ethniques” à celui de “tribu”.  
Une  parenthèse. Lors d’une conférence, en avril dernier, à l'occasion de la présentation du livre de Charles Onana intitulé "Holocauste au Congo", le politicien Justin Bitakwira, visiblement frustré, déclarait regrettablement que les “Banyamulenge” se considèrent désormais comme une "tribu [congolaise]". Constitués en tutsi power, ils ont, en effet, réussi à imposer le Kinyarwanda (l’unique langue rwandaise) à Minembwe en 2020, dans le plateau de Mulenge où ils débarquèrent pourtant comme réfugiés rwandais en 1964. Et ces immigrés viennent d’y installer un “pouvoir ancestral” contrairement aux us et coutumes des autochtones avec le soutien du président rwandais, Paul Kagame, et la trahison des Congolais ainsi que la bénédiction de la communauté dite internationale. 
Le Congo est à refonder après sa libération de l'occupation.
chryso45@hotmail.com

Tuesday, April 11, 2023

La nullité de la proposition de "loi Tshiani"!

Par Chryso Tambu, publié le 11 avril 2023, mis à jour le 25 avril 2023  
Très proche d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba à l'époque et, dans une certaine mesure, "membre" de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) lorsqu'il était encore fonctionnaire à la Banque  mondiale, Noël Tshiani,  candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018 qui, en réalité, avait tout d'une mascarade, assume, depuis un certain temps, l'unique vocation, semble-t-il, d'empêcher une éventuelle candidature de Moïse Katumbi à la magistrature suprême afin de protéger, lui aussi, un "pouvoir" incarné par Félix Tshisekedi Tshilombo que seul un lobby tribal revendique comme privilège depuis sa nomination au "sommet de l'Etat congolais". Il propose une loi qui exige, comme condition d'éligibilité pour la magistrature suprême en "République Démocratique" du Congo, qu'un candidat soit "Congolais [d'origine] de père et de mère", c'est à dire par filiation à l'égard de deux parents congolais [d'origine]. Or, la législation congolaise en matière de nationalité leur reconnait en effet la nationalité congolaise d’origine.  Noël Tshiani a tout faux!
Le document reconnu officiellement, à tort, comme "Constitution de la République Démocratique du Congo" du 18 février 2006 dispose en son article 10, alinéa 3 ce qui suit: "Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l'indépendance." Mais, elle renvoie, au dernier alinéa, à une loi organique, en l’occurrence la loi 04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise, laquelle détermine en son article 6 la reconnaissance de la nationalité congolaise d’origine, apportant une  nuance en ces termes: "Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l'indépendance." Ainsi donc, la "loi" en vigueur reconnait expréssement, rétrospectivement, et antérieurement à la date du 30 juin 1960, la nationalité congolaise d’origine notamment aux deux parents biologiques. Cela revient à dire que déclarés de facto "Congolais d'origine" aux termes de la "loi" organique, la "République Démocratique" du Congo ne comptait aucun étranger sur son territoire à l'indépendance. Il n'en demeure pas moins qu'une autre nationalité détenue concurremment avec la nationalité congolaise d’origine ne soit soumise à une renonciation tel qu'exigé par la nouvelle législation.
Cependant, dans la "logique" de cette "loi" organique,  l'unicité et l'exclusivité de la nationalité congolaise prévues en son article 1er, alinéas 1 et 2, sont  devenues alors caduques pour le cas des aïeux décédés avant son entrée en vigueur.  Et même s'ils détiennaient la nationalité congolaise d’origine concurremment avec une autre nationalité durant leur vie, ils n'étaient en aucun cas censés l'avoir perdue après la mort ou qu'elle ne devrait plus subséquemment leur être reconnue.
Mais les Rwandais,  particulièrement, cependant, détiennent, eux, la double nationalité, y compris la nationalité congolaise d’origine, ayant réussi avec ruse à contourner la législation congolaise. Il s'agit d'un fait accompli rendu possible par la Constitution rwandaise du 4 juin 2003 qui prévoit en son article 7 que non seulement "la double nationalité est permise", mais aussi que "la nationalité rwandaise d’origine ne peut pas être retirée." D'où l'impossibilité à un Rwandais de renoncer à la nationalité rwandaise. Ils sont désormais "Congolais d'origine de père et de mère" mais, curieusement, sans terre. 

Une parenthèse. L"référence temporelle" fixée dans la legislation congolaise à la date de l'indépendance ou le 30 juin 1960 - et non la date du 1er août 1885, laquelle représente la création de l'Etat indépendant du Congo, ou alors la date du 18 octobre 1908, lorsque celui-ci devient le Congo Belge - n'est qu'une escroquerie et une tentative, de la part des rwandophones ou Banyarwanda, d'être considérés comme "citoyens d'origine et non par acquisition".
Noël Tshiani, vraisemblablement un "mbwarrior" de Félix Tshisekedi Tshilombo, tente en vain une félixation de la "loi électorale"!
chryso45@hotmail.com

Monday, March 27, 2023

 Christophe Lutundula n'a pas convaincu!

Par Chryso Tambu, publié le 3 mars 2023  -  Dépêche
Dans une interview accordée à Top Congo le mercredi 1er mars 2023, le ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula, s'est lançé  dans un long verbiage très embrouillé dans une dernière tentative de convaincre l'opinion sur le bien fondé de l'adhésion de la "République Démocratique" du Congo à la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC). C'est pour des "raisons stratégiques", notamment sur  le "plan économique", a-t-il déclaré. Car, selon lui, "tout ce qui vient au Congo et sort du Congo par la voie de l'est...passe par le Kenya et la Tanzanie [qui] sont [des] pays fondateurs de l'EAC" , sans oublier les "intérêts au niveau du commerce frontalier" ainsi que le "besoin aussi de gérer le combat contre la fraude douanière". Et le ministre de poursuivre: "nous n'avons pas remis, non pas donné,  abandonné le destin de notre pays,  de notre peuple à l'EAC". Cependant, la vision hima-tutsie de créer un  Etat fédéral, avec toutes ses ramifications, est clairement établie dans le traité de l'EAC.
Le Marché commun de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe (Comesa) compte 21 pays membres dont 5 font partie de L'EAC, y compris la "République Démocratique" du Congo.  La Tanzanie n'y figure pas. Mais il existe entre la Tanzanie et la "République Démocratique" du Congo depuis 2014 une procédure de dédouanement de marchandise, applicable à l'EAC, afin de réduire le coût de transit de marchandises par le port de Dar-es-salam. Et cet arrangement s'était déjà assigné entre autres comme objectif, selon le directeur de la DGDA de l'époque, Deo Ruguiza, la "lutte contre la fraude douanière".
Etant déja un Etat membre de Comesa lequel a d'ailleurs les mêmes objectifs socio-économiques que l'EAC et où on retrouve 4 pays membres de l'EAC,  à savoir le Burundi, le Kenya, le Rwanda et l'Ouganda, l'adhésion de la "République Démocratique" du Congo à l'EAC ne se justifie point.
Ekoti te! Ekoti te!
chryso45@hotmail.com

Une vraie diplomatie "ngeleka"!

Par Chryso Tambu, publié le 1er mars 2023  -  Dépêche 

Au sujet d'une éventuelle rupture des relations diplomatiques avec le Rwanda qui n'a que trop tardé, le ministre des Affaires Étrangères Christophe Lutundula a déclaré au cours d’une interview accordée ce mercredi 1er mars 2023 à Top Congo qu'une rupture ne pose "aucun problème". "Mais il faut savoir comment agir, quelle est la choréographie des actes, des actions que nous posons, le tempo et ainsi de suite", a-t-il ajouté, en précisant qu'"on n'a pas expulsé l'ambassadeur du Rwanda,  mais le moment est arrivé [où] on lui a dit vous ne servez plus à rien, peut-être qu'il vaut mieux d'aller vous reposer chez vous."
Certes, une "logique" ou démarche en dehors de l'échelle des sanctions diplomatiques, car il ne s'agit ni d'un rappel ni d'une expulsion d'un ambassadeur, mais plutôt d'un témoignage de la faiblesse de l'Etat congolais ainsi qu'une diplomatie qui rend encore plus ridicules ses "dirigeants"!
Tentant en vain de justifier une diplomatie "ngeleka", le ministre des Affaires Étrangères d'enchérir: "le matin, on annonce [une] rupture des relations diplomatiques, vous avez résolu quel problème, sinon la psychothérapie...Bête!", et de suggérer "si cela doit intervenir, je peux dire au nom du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, au nom du gouvernement de la République, ça ne nous coûte rien; on n'hésiterait jamais à le faire."
Enfin Christophe Lutundula de conclure: "ce qui est plus important aujourd'hui sur le plan diplomatique...le chef de l’Etat a permis à notre pays de renverser la vapeur...il y a tout le moins une meilleure compréhension de ceux qu'hier étaient les avocats du Rwanda", faisant ainsi allusion seulement à la "levée des sanctions" qu'il a jugée comme une des " mesures important[es]".
Mayi ya moto, etumbaka elamba te!
chryso45@hotmail.com