Sunday, June 14, 2026

  Baudouin Amba Wetshi: un "prépayé" méphistofélixe qui éprouve une déception!

Par Chryso Tambu, publié le 14 juin 2026

Un breaking news en date du 9 juin 2026 sur la condamnation à 4 ans de prison, par la justice belge, de Davin Kuansa Ngudi, Jordy Hugo Ngoma, Bradley Quartim Luvingadio ainsi qu'Iron Lofombo Henryquet vient de confondre Baudouin Amba Wetshi, un germalist qui offre désormais ses "services" - public relations et/ou lobby - à un pouvoir méphistofélixe depuis 2019 via son site internet Congo indépendant.

Il fallait, semble-t-il, discréditer à tout prix Pero Luwara, un journaliste congolais qui "dérange", car très critique envers le pouvoir en place à Kinshasa. Ce leader d'opinion parvient à réunir, depuis la Belgique où il vit en exil, plus de 50,000 views par émission, selon un comptage récent de Youtube. Pire, son agression en août 2025 qui avait défrayé la chronique ne cessait de captiver l'attention de l'opinion et même susciter la curiosité de plusieurs chaînes de télévision internationales, notamment TV5 Monde, pour ce personnage qui vraisemblablement défie toute une institution que représente celui qui joue le rôle de président de la "République" depuis 2019 au Congo-Kinshasa. Et dans un pari très risqué, Baudouin Amba Wetshi s'assigne, lui, la mission d'affabuler des intrigues, espérant ainsi nuire à la réputation de Pero Luwara.

Une parenthèse. Baudouin Amba Wetshi n'exerçait aucune prudence dans cette aventure où il tentait désespérément de défendre l'indéfendable et ce en vilipendant Pero Luwara sur la toîle! Force est de constater qu'il s'exposait ainsi, éventuellement, à une plainte pour diffamation que Pero Luwara peut maintenant déposer - s'il le juge utile - contre lui auprès de la justice belge qui, elle, relève d'un véritable Etat de droit!

Dans son article intitulé "Que reste-t-il de l'agression contre Pero Luwara?", publié en date du 16 septembre 2025, ce "prépayé" méphistofélixe prétend qu'il "a pu prendre connaissance d'un rapport confidentiel rédigé fin août par un 'flic'", et d'ajouter "on y apprend notamment qu'aucun agresseur n'a pas été interpellé au domicile du journaliste". Il mentionne ensuite que "...les urgentistes de l'hôpital Tirelemontois consultés n'ont constaté aucune trace d'agression..." "Ni bosses! Ni plaies!", précise-t-il. "Pire, les bandages que porte Luwara n'auraient pas été appliqués à l'hôpital", affirme-t-il. Se basant sur ce même "rapport confidentiel", il renchérit que "l'intéressé a été conduit aux urgences uniquement pour une observation médicale de routine". Enfin de conclure "l'auteur dudit rapport ["flic"] est formel". Et, citant cette même source, de souligner "la thèse d'une agression est loin d'être démontrée au plan matériel". Ambiance!

Cependant, près d'un an plus tard, la justice belge vient de rendre sa décision laquelle a abouti à une condamnation à 4 ans de prison pour chacun de ces 4 prévenus dans un procès où même un "mobile politique" a été "évoqué" et pour lequel ces hitmen reçevaient chacun "500 balles" pour "mission accomplie", rapporte le journal belge La Libre Belgique du 9 juin 2026.

Si le ridicule pouvait tuer...

chryso45@hotmail.com

Tuesday, January 20, 2026

 

Payservices vs. République démocratique du Congo: 4 milliards de dollars réclamés! 

Par Chryso Tambu, publié le 20 janvier 2026

Après publication d’un article rendu viral sur la toîle par Africa Intelligence au sujet d’une plainte contre la RDC déposée à la Cour fédérale du District d’Idaho dans l’Etat d’Idaho aux Etats-Unis par Payservices, laquelle réclame 4 milliards de dollars de dommages et intérêts et cite plusieurs hauts responsables congolais, notamment la ministre du portefeuille et une “cousine de la république” Julie Mbuyi Shiku, le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde, le Directeur de Cabinet Anthony Nkinzo Kamole, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo André Wameso, ainsi que le Directeur Général de la Caisse d'Epargne du Congo (Cadeco) Célestin Mukeba Muntuabu, qui auraient fait capoter un projet de digitalisation des paiements de l’Etat après le refus de cette firme américaine de “coopérer” (jargon kinois) suite aux exigences des pots-de-vin, seuls les Ministères du Portefeuille et des Finances ont dû monter au créneau pour rejeter en bloc sous forme de communiqués de presse les accusations ou allégations portées contre leurs responsables. Ambiance!

Dans un communiqué de presse daté du 13 janvier 2026 émanant du Ministère du Portefeuille, la cellule de communication, se référant à une décision du Départment des Finances de l’Etat d’Idaho du 18 octobre 2024, initie sa “plaidoirie” en affirmant que “…PayServices n’a jamais disposé de la qualité juridique d’établissement bancaire au regard du droit américain”, alors que cette même jurisdiction administrative américaine accordait à cette firme déjà en date du 3 août 2022, bien que temporairement et sous conditions, le statut de banque ainsi qu’une dérogation en date du 12 septembre 2022 lui reconnaissant ainsi la qualité bancaire avec l’usage de la dénomination “banque” pour son identification pendant 2 ans jusqu’en date du 15 octobre 2024. Et dans l’entretemps, un deal avait été conclu avec la partie congolaise, sanctionné par la signature d’un accord avec la Caisse Générale d’Epargne du Congo (Cadeco) au mois de Janvier 2024, semble-t-il, suivi d’un éventuel virement d’un montant de 20 millions de dollars qui devait être exécuté avant le mois de mars 2024.

Prétendre aujourd’hui, comme le suggère le communiqué de la cellule de communication du Ministère du Portefeuille, qu'”en persistant à se présenter comme une banque auprès des autorités congolaises, PayServices a créé une fausse apparence de régulation et de solvabilité, laquelle a constitué un élement déterminant du consentement initial des institutions”, ne relève ainsi que d’une vaine tentative de tromper la vigilance et surtout de plaider pour une auto-victimisation.   

Quant à la deuxième réaction, elle est celle reprise dans un communiqué du 14 janvier 2026 où le Directeur de cabinet du Ministère des finances, Alain Malata Kafunda, affirme, lui, que plusieurs décisions émanant des juridictions américaines interdisaient à Payservices d’”exercer des activités bancaires”. Or lorsque l'on parcourt toute la documentation citée en référence par ce communiqué de presse, que ce soit ni dans le jugement déclaratoire du 30 Mars 2022 de la Commission bancaire de l’Etat du Sud Dakota ni dans le jugement rendu en date du 31 mai 2023 par la Cour fédérale de l’Etat d’Idaho pour le cas de la Federal Reserve Bank de San Francisco au sujet d’une requête de la part de PayServices pour un master account (compte principal) ni même dans sa décision du 29 mars 2024 et encore moins dans une injonction du Département des finances de l’Etat d’Idaho datée du 16 octobre 2024, nullepart existe-il donc une seule évidence qui puisse confirmer les allégations du Ministère des Finances ou soutenir son argumentation! Eza te! Ikele ve!

Entretenant alors délibérément un flou pour les 20 millions de dollars censés parvenir à Payservices avant mars 2024, le communiqué de presse du Ministère des finances se limite à affirmer - sans donner des précisions au risque de se compromettre - que “lorsqu‘une demande de paiement d’un montant de 20 millions de dollars américains a été ultérieurement introduite, les services compétents du Ministère des Finances ont procédè aux diligences administratives et juridiques requises”, et d’ajouter: “ces analyses ont conduit à constater l’impossibilité légale de donner suite à cette demande...” – un prétexte fallacieux, car l’injonction du Départment des Finances de l’Etat d’Idaho qui fonde notamment l’essentiel de l’argumentation érronée du Ministère des Finances n’intervenait qu’un 18 octobre 2024, c’est à dire près de 10 mois après la signature de l’accord avec la Cadeco!

Un accusé ne plaide pas son innocence devant un tribunal de l’opinion publique. 

Madame et Messieurs, à la barre!

A suivre.

chryso45@hotmail.com