L'immaturité des combattants tshisekedistes
Par Chryso Tambu, publié le 31 juillet 2012
"Tenez bon, l'UDPS vaincra!". Ce slogan de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) n'est plus scandé par ses militants. Ils ont perdu la bataille avec la mascarade des élections de novembre dernier. Et à entendre aujourd'hui les commentaires des combattants tshisekedistes consternés de la diaspora qui tentent de justifier l'inertie du président-élu, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, il semble que le péssimisme s'est installé parmi eux. Mais quel est le rôle d'un leader? En quoi consiste le leadership? Un peuple a-t-il besoin d'un leader pour se libérer?
Etant donné que les trois combattants tshisekedistes et animateurs de Radiolisolo.com, en l'occurrrence Papa Mukulumpa, Papy Bisikita et Odon Pambu, ainsi qu'une auditrice régulière (aussi une combattante tshisekediste déclarée) ont choisi tous de faire un procès d'intention à l'auteur de cet article - un Kinois en exil volontaire dans un pays anglophone depuis près de trente-ans - lequel tentait d'élargir le débat, ayant constaté l'absence de leadership du côté du lider maximo, il est important de comprendre d'abord la signification du mot leader. Le meilleur dictionnaire de la langue française, le Petit Robert, le définit dans sa nouvelle édition de 1986 comme "Chef, porte-parole d'un parti, d'un mouvement politique". Mais cette définition n'est pas totalement correcte dans la mesure où un porte-parole n'est pas nécessairement un leader - bien que ce dernier soit le meilleur porte-parole de son parti ou mouvement politique - et un individu autre que le leader peut assumer la responsabilité ou jouer le rôle de porte-parole. D'ailleurs, Jacquemain Shabani et Raymond Mahungu se partagent de temps en temps cette responsabilité ou ce rôle au sein de l'UDPS pendant que Etienne Tshisekedi demeure le président national du parti, donc son chef ou leader.
Il faut noter que l'élément essentiel ou l'image à retenir dans cette notion de leader est celui ou celle d'un individu seul devant et ,derrière lui, un autre individu ou une foule qui le suit. La grande star de la musique congolaise moderne, le seigneur Tabu Ley, l'avait d'ailleurs bien illustré dans une de ses chansons où il présentait fièrement son saxophoniste et champion de la clarinette, Empompo Loway, comme "le leader, le meneur!" de l'orchestre Afrisa.
Quant à la notion de leadership, elle sème la confusion dans l'esprit de certains combattants tshisekedistes et d'autres l'ignorent tout simplement. Certes, le mot leadership est difficile à définir. Encore une fois, le meilleur dictionnaire de la langue française, le Petit Robert, le définit pauvrement et vaguement comme étant la "fonction, position de leader" et avec comme synonymes commandement, direction et hégémonie. Mais on peut tenter de le définir en se basant sur l'expérience ou en observant de très près les actions des hommes qui ont marqué l'histoire. Mahatma Gandhi, Martin Luther King, Patrice Lumumba et "Madiba" Nelson Mandela - pour ne citer que ces quatre leaders qui ont prôné la non-violence et rester dans la logique de cette même philosophie ou méthodologie adoptée par Etienne Tshisekedi wa Mulumba - avaient tous en commun entre autres la qualité ou le don de motiver le peuple. Par conséquent, pour l'auteur de cet article, le mot leadership signifie: capacité de motiver des individus à faire quelque chose qu'ils n'auraient pas fait d'eux-mêmes. L'élément fondamental dans cette notion de leadership est donc la motivation.
Il est important de souligner que l'homme, en général, n'agit toujours pas de sa propre initiative dans la société. Pendant que la loi, la moralité et la religion peuvent influencer sa décision, l'influence d'un leader ne peut pas être négligée.
Par ailleurs, les trois combattants tshisekedistes et animateurs de Radiolisolo.com estiment que le président-élu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, n'a plus un rôle à jouer dans ce combat pour la libération du Congo-Kinshasa de l'occupation et de l'imposture étant donné que, d'après eux, "il a tout dit et tout fait!". Mais ils ignorent tous la réalité suivante: le peuple congolais n'a pas chassé du pouvoir le feu maréchal-dictateur, Mobutu dont les postes noms Sese Seko Kuku Gbendu wa za Banga l'ont intimidé et même terrorisé pendant longtemps! Il a attendu pendant 32 ans un leader - malheureusement aussi un pion de l'imposture - pour l'aider à se débarasser de ce "roi du Zaire" de l'époque.
Dans l'histoire de la libération d'un peuple partout au monde, un leader a toujours joué un rôle primordial. Lorsqu'il tombe, quelqu'un d'autre le remplace. Peut-être pas à sa "juste valeur", mais il est toujours très vite remplacé car, malgré sa disparition, le combat, la lutte ou le mouvement qui nécessite un empompo doit continuer. Cependant, contrairement aux prétentions des uns et des autres, ce rôle de leader ne peut donc pas être inversé. Ayant été choisi par le peuple, ayant librement accepté à son tour la responsablité de diriger, le rôle de "Ya Tshi-Tshi" est déterminant maintenant plus que jamais. S'étant engagé dans cette voie, il ne peut pas abandonner! Pour l'instant, il est le meilleur leader - avec son charisme et sa popularité - que le peuple congolais n'ait jamais connu depuis 1960. Malheureusement, il semble s'être arrêté en cours de chemin avec son mutisme alors que la ligne d'arrivée est à proximité! Et à en croire les trois combattants tshisekedistes et animateurs de radiolisolo.com, on a l'impression qu'il a même abandonné!
Une parenthèse. Le mutisme du président-élu Etienne Tshisekedi est déjà très inquiétant. Et si le "dauphin non-désigné", Félix Tshisekedi, devient la voix de la raison, cela est encore plus inquiétant car ses déclarations ne rassurent pas. Elles sont parfois naives, malhonnêtes ou hypocrites. Il connait mal les Kinois pour anticiper correctement leurs réactions car il ne socialise pas avec eux autour d'une bouteille de primus ou de skol ya malile. Il se retient de condamner la communauté internationale (l'occident) pour sa complicité malgré la fasse promesse du sous-secrétaire d'Etat adjoint américain, Johnnie Carson, de veiller à la vérité des urnes ainsi que la pertinence et l'impact de la déclaration tardive mais très troublante de l'ambassadeur américain à Kinshasa, laquelle reconnaissait officiellement et exprèssement en date du 14 février 2012, c'est à dire à la veille de la Marche des chrétiens, l'imposteur-colon comme "le président de la République Démocratique du Congo pour les cinq prochaines années". Il ose blamer le peuple congolais pour son "indifférence" par rapport à l'article 64 de la Constitution et épargner son père en prétendant que ce dernier avait tiré les conséquences de l'échec des manifestations du 26 janvier et du 16 février 2012 alors que, dès le départ, il y a eu un "faux départ" avec la prestation de serment le 24 décembre 2011 à Limete et le peuple attend toujours le mot d'ordre. Il a même commis l'imprudence de suggérer une fois à la communauté internationale de reprendre l'élection présidentielle (une sorte de deuxième tour) ignorant que l'imperium est une condition sine qua non dans l'organisation des élections démocratiques. Et il refuse - son parti ayant déjà crédibilisé la mascarade des élections de 2011 - d'associer à la nationalité rwandaise de Hypolite Kanambe, alias Joseph Kabila, les atrocités et le pillage des resources minières particulièrement à l'Est dont il est responsable et qui font partie d'un plan de la balkanisation du Congo-Kinshasa.
Etienne Tshisekedi wa Mulumba est indispensable. A l'exception de Viya de Redo "Ya Likinga", ses lieutenants ne peuvent pas créer l'attroupement!
chryso45@hotmail.com
Tuesday, July 31, 2012
Monday, July 9, 2012
Etienne Tshisekedi: Un leader neutralisé et muselé!
Par Chryso Tambu, publié le 9 juillet 2012
Le président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a été autorisé à sortir temporairement de sa cellule "luxeuse" de Limete le 22 juin dernier afin d'assister à la messe de soutien aux victimes de l'Est célébrée en l'Eglise Notre dame dans la commune de Lingwala. Très regrettablement, il ne s'est pas adressé aux nombreux chrétiens réunis pour l'occasion alors que l'idée de la messe, d'après la presse, était une initiative de son parti, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Il est évident qu'il ne jouit plus de la liberté d'expression, et sa sortie symbolique vient, malheureusement, d'épargner le pouvoir en place qui est accusé de l'avoir mis en résidence surveillée. En effet, ce pouvoir peut maintenant prétendre - s'il ne l'a déjà pas fait - que le lider maximo a toujours eu la liberté de ses mouvements comme la dernière fois pour son diner à la résidence de l'ambassadeur allemand en février dernier. Et devant une telle impasse, un jeune leader comme Norbert Luyeye a réagi. Il risque de changer toute la dynamique du combat pour la libération du Congo-Kinshasa.
Norbert Luyeye est un nom quasiment inconnu du public et son parti, l'Union des républicains (UR), dont il est le président national, n'est pas très connu non plus. Cependant, en une nuit, il a attiré l'attention des Congolais de la diaspora par son discours - la veille de la "fête" du 30 juin devant un parlement-debout à Tshangu, en pleine ville de Kinshasa - qui le distingue de tous les autres leaders politiques congolais. Il n'est pas allé par le dos de la cuillère pour transmettre l'essentiel de son message à la base de son parti. Après avoir dénoncer la communauté internationale pour sa responsabilité d'abord pour les 80 ans de colonisation, ensuite 32 ans de dictature avec le feu maréchal Mobutu Sese Seko, et enfin 11 ans d'occupation avec "Joseph Kabila", il a souligné que le pouvoir en place vient d'admettre que le pays est occupé par les Rwandais, alors que "...celui qui est au sommet de l'Etat est lui-même Rwandais...". Et d'ajouter, lui aussi, "...les Congolais doivent recourir à la force pour chasser l'imposteur qui dirige le Congo...", sollicitant ainsi l'aide de la diaspora.
C'est la toute première fois, depuis que Hypolite Kanambe alias "Joseph Kabila" est à la tête de la République "démocratique" du Congo, qu'un leader politique congolais ose lui faire un affront au pays avec une déclaration aussi belliqueuse.
Il semble que Norbert Luyeye a découvert la formule "magique" que tous les leaders congolais - alors tous sans exception - refusent d'en faire usage ou feignent d'ignorer et susceptible de stimuler et de redynamiser le peuple congolais qui est retombé dans la léthargie depuis decembre 2011. Il s'agit de rattacher à la nationalité rwandaise de l'imposteur "Joseph Kabila"entre autres toutes les atrocités et le pillage des ressources minières à l'Est dont il est responsable, son refus de livrer Bosco Ntaganda à la cour pénale internationale (CPI) depuis que le mandat d'arrêt a été délivré au gouvernement congolais et la présence des officiers rwandais dans l'armée nationale congolaise, tous des faits que d'ailleurs aucun candidat à la magistrature suprême n'ignorait. Cependant, aucun d'entre eux n'avait osé contester la candidature de l'imposteur! Et aujourd'hui encore, malgré l'aveu (un défi, une moquerie et une insulte) du pouvoir en place, tous les leaders au Congo - sauf Norbert Luyeye - s'autocensurent!
Etienne Tshisekdi a toujours affirmé la maturité du peuple congolais. Par conséquent, il doit prendre ses responsabilités en tant que son leader - s'il se considère toujours ainsi - et lui expliquer avec courage la gravité de la situation. Le temps de la diplomatie étant révolu, il doit admettre qu'il s'est fait dribbler par les "décideurs internationaux", c'est à dire la communauté internationale. Ensuite, il doit dire au peuple congolais que vu la situation qui prévaut à l'Est, il n'y a aucun doute à ce jour que celui qui dirige le Congo-Kinshasa par défi est un étranger de nationalité rwandaise et doit être chassé du territoire congolais - tout en restant dans la logique de la cantique "Zongisa ye na Rwanda!"ou, comme il l'a une fois suggéré, qu'on le lui amène ligoté! Au fait, comme ce fut le cas avec le colonisateur belge, le peuple congolais répondrait avec patriotisme à l'appel de son leader charismatique qu'il est s'il parvenait à le convaincre qu'il n'est pas ou plus question d'un débat d'idées entre Congolais pour l'avenir de leur pays mais plutôt des enjeux trop élevés de sa survie en tant qu'un Etat car son ennemi est un étranger - non seulement venu du Rwanda (avec une fausse identité comme étant le fils de Mzee Laurent Désiré Kabila et installé au pouvoir par la communauté internationale) mais qu'il est un tutsi rwandais qui le combat avec la complicité de certains Congolais qui en tirent un privilège.
Voilà un message très simple et clair qui tient lieu d'un mot d'ordre que les Congolais qui ont tout investi sur celui qu'ils ont élu massivement attendent de lui et qui ne peut jamais le faire attérir à la Haye, car il reste dans la logique de l'article 64 de la "Constitution" et celle de la philosophie de non-violence de son parti, l'UDPS. Et contrairement à la déclaration de Félix Tshisekedi faite sur une émission de Radiolisolo.com le 3 juillet dernier, ce message ne contient un langage ni hypocrite ni raciste ni populiste. Cependant, prétendre qu'un mot d'ordre qui comprend ce language n'est pas efficace relève de la naïveté ou plutôt de l'hypocrisie.
Il est utile de rappeller que le dernier message du président élu de la République au peuple congolais date de décembre 2011. Il s'agissait d'un appel au calme suite à la comédie de Ngoy Mulunda. Dans l'entretemps, une quarantaine de membres de l'UDPS ont rejoint l'imposture dans l'hémicycle de la "jungle nationale", Eugène Diomi Ndongala est porté disparu et, très récemment, comme pour ajouter l'insulte à la blessure, l'imposteur "colonisateur" s'est moqué de "ses sujets Congolais" en allant fêter en toute quiétude avec ses siens de l'éthnie tutsi au Burundi. "Et on dit quoi avec tout ça?", se serait interrogé un Ivoirien!
Une parenthèse. Si la messe à l'Eglise Notre dame, célébrée sur l'initiative de l'UDPS avec comme prétexte le soutien des victimes à l'Est alors que l'objectif visé était de rassurer le peuple congolais avec l'apparition en public du président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qu'il n'a plus vu depuis plus de trois mois, la mission n'a pas été accomplie. Au contraire, son silence reste très inquiétant.
Avec l'évolution de la situation, il est plus que temps que le président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, se prononce. Urgence s'impose! Son message peut inclure aussi un rappel à l'appel de fonds pour l'imperium étant donné que la réaction des Congolais de la diaspora à ce sujet reste timide.
L'outsider, Norbert Luyeye, vient de hausser la barre!
chryso45@hotmail.com
Par Chryso Tambu, publié le 9 juillet 2012
Le président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a été autorisé à sortir temporairement de sa cellule "luxeuse" de Limete le 22 juin dernier afin d'assister à la messe de soutien aux victimes de l'Est célébrée en l'Eglise Notre dame dans la commune de Lingwala. Très regrettablement, il ne s'est pas adressé aux nombreux chrétiens réunis pour l'occasion alors que l'idée de la messe, d'après la presse, était une initiative de son parti, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Il est évident qu'il ne jouit plus de la liberté d'expression, et sa sortie symbolique vient, malheureusement, d'épargner le pouvoir en place qui est accusé de l'avoir mis en résidence surveillée. En effet, ce pouvoir peut maintenant prétendre - s'il ne l'a déjà pas fait - que le lider maximo a toujours eu la liberté de ses mouvements comme la dernière fois pour son diner à la résidence de l'ambassadeur allemand en février dernier. Et devant une telle impasse, un jeune leader comme Norbert Luyeye a réagi. Il risque de changer toute la dynamique du combat pour la libération du Congo-Kinshasa.
Norbert Luyeye est un nom quasiment inconnu du public et son parti, l'Union des républicains (UR), dont il est le président national, n'est pas très connu non plus. Cependant, en une nuit, il a attiré l'attention des Congolais de la diaspora par son discours - la veille de la "fête" du 30 juin devant un parlement-debout à Tshangu, en pleine ville de Kinshasa - qui le distingue de tous les autres leaders politiques congolais. Il n'est pas allé par le dos de la cuillère pour transmettre l'essentiel de son message à la base de son parti. Après avoir dénoncer la communauté internationale pour sa responsabilité d'abord pour les 80 ans de colonisation, ensuite 32 ans de dictature avec le feu maréchal Mobutu Sese Seko, et enfin 11 ans d'occupation avec "Joseph Kabila", il a souligné que le pouvoir en place vient d'admettre que le pays est occupé par les Rwandais, alors que "...celui qui est au sommet de l'Etat est lui-même Rwandais...". Et d'ajouter, lui aussi, "...les Congolais doivent recourir à la force pour chasser l'imposteur qui dirige le Congo...", sollicitant ainsi l'aide de la diaspora.
C'est la toute première fois, depuis que Hypolite Kanambe alias "Joseph Kabila" est à la tête de la République "démocratique" du Congo, qu'un leader politique congolais ose lui faire un affront au pays avec une déclaration aussi belliqueuse.
Il semble que Norbert Luyeye a découvert la formule "magique" que tous les leaders congolais - alors tous sans exception - refusent d'en faire usage ou feignent d'ignorer et susceptible de stimuler et de redynamiser le peuple congolais qui est retombé dans la léthargie depuis decembre 2011. Il s'agit de rattacher à la nationalité rwandaise de l'imposteur "Joseph Kabila"entre autres toutes les atrocités et le pillage des ressources minières à l'Est dont il est responsable, son refus de livrer Bosco Ntaganda à la cour pénale internationale (CPI) depuis que le mandat d'arrêt a été délivré au gouvernement congolais et la présence des officiers rwandais dans l'armée nationale congolaise, tous des faits que d'ailleurs aucun candidat à la magistrature suprême n'ignorait. Cependant, aucun d'entre eux n'avait osé contester la candidature de l'imposteur! Et aujourd'hui encore, malgré l'aveu (un défi, une moquerie et une insulte) du pouvoir en place, tous les leaders au Congo - sauf Norbert Luyeye - s'autocensurent!
Etienne Tshisekdi a toujours affirmé la maturité du peuple congolais. Par conséquent, il doit prendre ses responsabilités en tant que son leader - s'il se considère toujours ainsi - et lui expliquer avec courage la gravité de la situation. Le temps de la diplomatie étant révolu, il doit admettre qu'il s'est fait dribbler par les "décideurs internationaux", c'est à dire la communauté internationale. Ensuite, il doit dire au peuple congolais que vu la situation qui prévaut à l'Est, il n'y a aucun doute à ce jour que celui qui dirige le Congo-Kinshasa par défi est un étranger de nationalité rwandaise et doit être chassé du territoire congolais - tout en restant dans la logique de la cantique "Zongisa ye na Rwanda!"ou, comme il l'a une fois suggéré, qu'on le lui amène ligoté! Au fait, comme ce fut le cas avec le colonisateur belge, le peuple congolais répondrait avec patriotisme à l'appel de son leader charismatique qu'il est s'il parvenait à le convaincre qu'il n'est pas ou plus question d'un débat d'idées entre Congolais pour l'avenir de leur pays mais plutôt des enjeux trop élevés de sa survie en tant qu'un Etat car son ennemi est un étranger - non seulement venu du Rwanda (avec une fausse identité comme étant le fils de Mzee Laurent Désiré Kabila et installé au pouvoir par la communauté internationale) mais qu'il est un tutsi rwandais qui le combat avec la complicité de certains Congolais qui en tirent un privilège.
Voilà un message très simple et clair qui tient lieu d'un mot d'ordre que les Congolais qui ont tout investi sur celui qu'ils ont élu massivement attendent de lui et qui ne peut jamais le faire attérir à la Haye, car il reste dans la logique de l'article 64 de la "Constitution" et celle de la philosophie de non-violence de son parti, l'UDPS. Et contrairement à la déclaration de Félix Tshisekedi faite sur une émission de Radiolisolo.com le 3 juillet dernier, ce message ne contient un langage ni hypocrite ni raciste ni populiste. Cependant, prétendre qu'un mot d'ordre qui comprend ce language n'est pas efficace relève de la naïveté ou plutôt de l'hypocrisie.
Il est utile de rappeller que le dernier message du président élu de la République au peuple congolais date de décembre 2011. Il s'agissait d'un appel au calme suite à la comédie de Ngoy Mulunda. Dans l'entretemps, une quarantaine de membres de l'UDPS ont rejoint l'imposture dans l'hémicycle de la "jungle nationale", Eugène Diomi Ndongala est porté disparu et, très récemment, comme pour ajouter l'insulte à la blessure, l'imposteur "colonisateur" s'est moqué de "ses sujets Congolais" en allant fêter en toute quiétude avec ses siens de l'éthnie tutsi au Burundi. "Et on dit quoi avec tout ça?", se serait interrogé un Ivoirien!
Une parenthèse. Si la messe à l'Eglise Notre dame, célébrée sur l'initiative de l'UDPS avec comme prétexte le soutien des victimes à l'Est alors que l'objectif visé était de rassurer le peuple congolais avec l'apparition en public du président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, qu'il n'a plus vu depuis plus de trois mois, la mission n'a pas été accomplie. Au contraire, son silence reste très inquiétant.
Avec l'évolution de la situation, il est plus que temps que le président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, se prononce. Urgence s'impose! Son message peut inclure aussi un rappel à l'appel de fonds pour l'imperium étant donné que la réaction des Congolais de la diaspora à ce sujet reste timide.
L'outsider, Norbert Luyeye, vient de hausser la barre!
chryso45@hotmail.com
Monday, June 25, 2012
Honoré Ngbanda a tenté de rassurer le peuple congolais!
Par Chryso Tambu, publié le 25 juin 2012
Dans une de ses rares interviews accordées à la presse le 29 mai 2012 à Londres, le président national de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) a, au micro de Grégoire Watupa de Congo Horizons, fait le point de la situation dans le cadre du combat mené pour la libération du Congo-Kinshasa. Aussi pertinente, riche en substance et édifiante qu'ait été cette interview de 4 heures, en frangala, avec cet homme d'Etat qui a la maîtrise du domaine de renseignement, elle a été très curieusement ignorée par la presse "libre" de la diaspora. A l'exception de Radiolisolo.com qui en a parlé, l'animateur de l'émission et la plupart des auditeurs - tous des combattants - n'ont malheureusement pas saisi ni le sens ni l'importance du message patriotique de celui qui est reconnu comme le père de la résistance et, encore moins, l'urgence de son appel pathétique.
Abordant la rumeur selon laquelle il jouerait un double jeu ou serait en train de collaborer avec l'imposture, ou alors qu'il aurait un agenda caché pour des fins personnelles, Honoré Ngbanda a trouvé la nécessité d'expliquer d'abord le sens du combat et son parcours lequel a commencé avec le réveil du danger alerté en 1986 par l'ancien opposant au président Milton Obote, l'actuel président Ougandais Yoweri Museveni, nourri déjà à l'époque des vélleités expansionistes tutsi. Mais, à la chute du régime du feu maréchal-dictateur en 1997, l'ancien dignitaire de la deuxième République ira s'exiler en Afrique du Sud où, quelques temps après, il sera d'abord approché par le président Ougandais qui voulait initier la réconciliation et lui rendre la faveur en l'aidant à son tour à prendre le pouvoir à Kinshasa. Cependant, ayant décidé de prendre sa retraite de la politique, il rejetera sa sollicitation laquelle d'ailleurs, a-t-il ajouté, aurait fait de lui aussi une marionnette comme Laurent Désiré Kabila. Ensuite, ce dernier n'ayant pas réussi à l'éliminer physiquement en Afrique du Sud, lui enverra en 1999, à Paris, Célestin Kabuya Lumuna qui échouera dans sa mission de le récupérer pour "cautionner l'imposture". Et plus tard, il déclinera l'invitation de Alexis Tambwe Mwamba de rejoindre son mouvement rebelle - une oeuvre du président Rwandais, Paul Kagame - pour renverser Laurent Désiré Kabila.
Pour Honoré Ngbanda, ces détails devraient mettre fin à toute insinuation d'une collaboration avec l'occupation ou un prétendu double jeu avec l'imposture et exclure toute possiblité d'un agenda caché - la conquête du pouvoir. Mais la dimension spirituelle qui est pour lui plus importante et qui requiert l'obédience justifie plus, d'après lui, son indifférence pour le pouvoir. L'appel de Dieu qu'il avait recu l'orientant vers la carrière politique plutôt qu'académique avec comme mission plus tard la libération du Congo-Kinshasa, a-t-il mentionné, ne comprend pas à ce jour la vocation de conquérir le pouvoir.
Une parenthèse. Ceux qui font un procès d'intention à Honoré Ngbanda devraient en toute honnêteté se poser deux questions fondamentales suivantes: S'il décidait de contrarier sa vocation, n'a-t-il pas le droit, en tant que Congolais, d'aspirer à la magistrature suprême? Et dans cette démarche, serait-il logique pour lui de rejoindre l'occupation ou se rapprocher de l'imposture?
Par ailleurs, le père de la résistance a déploré l'impatience des Congolais dans ce combat contre l'occupation qu'il attribue, d'une part, à un manque de persévérance alors que Etienne Tshisekedi wa Mulumba et son parti, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), qu'il cite à juste titre, illustrent effectivement cette persévérance depuis trente ans et continuent de lutter pour obtenir l'imperium et, d'autre part, à la méconnaissance de l'identité de l'ennemi qui n'est autre qu'une "pieuvre monstre" qui représente la communauté internationale avec tous ses interêts. Affirmant que le problème n'est donc pas Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila qui d'ailleurs ne dirige pas La RDC - elle est dirigée par le Rwanda -, Il note que l'élimination physique de l'imposteur, laquelle fait partie de la solution, peut être exécutée très facilement. Mais en cherchant à remédier la situation, il faut absolument éviter, a-t-il insisté, qu'elle ne puisse empirer comme dernièrement fut le cas au Mali où "le pays a été coupé en deux" à la suite d'un coup d'Etat militaire. Il n'est donc pas prêt à porter la responsabilité devant l'histoire d'une éventuelle balkanisation du Congo-Kinshasa. Et d'ajouter: "...le plus grand obstacle dans ce combat, c'est le congolais lui-même qui est l'ennemi du peuple congolais et qui fait le travail de Paul Kagame..." Il s'agit, d'après lui, des collabos qui sabotent de l'intérieur (sur le terrain) l'opération à tous les niveaux et des cas d'infiltration dont le "vieux" Tshisekedi et lui-même sont victimes. Et il a avoué que ce sont des difficultés rencontrées sur le terrain et qui semblent éterniser le combat.
A propos de la collaboration avec son aîné le président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le jeune frère et président national de l'APARECO a souligné qu'elle date de 2006 mais que les congolais ignorent. En effet, les deux leaders ont toujours partagé et partagent le même objectif qu'est la libération du Congo-Kinshasa de l'occupation. Cependant, c'est dans la "méthodologie d'approche" que les deux leaders avec leurs mouvements politiques respectifs divergent. l'UDPS ayant choisi la non violence et la démocratie (les élections) et, l'APARECO, la "voie B" - la force armée - depuis sa création, ceci crée donc une perception de conflit ou de mésentente entre les deux organisations politiques. Dans le cadre de cette collaboration, le président élu avait été prévenu bien avant les "élections" de la difficulté d'obtenir l'imperium. Et le président de l'APARECO d'ajouter : "...l'UDPS avait commis l'erreur d'avoir accepté d'abandonner la résistance et de s'inscrire dans la dynamique des élections avant d'obtenir les promesses faites". "Ya Tshi-tshi" a donc été trompé par la communauté internationale qui ne visait qu'à sa participation uniquement pour crédibiliser un simulacre d'élection.
Le père de la résistance a en outre confirmé que la collaboration avec son kulutu n'est pas effice pour la simple raison que ce dernier s'étant engagé ouvertement dans la voie des élections et la démocratie avec son message de paix et de non violence durant toutes les mobilisations, il a été stratégiquement piégé avec la complicité de la communauté internationale par la présence de Moreno et la cour pénale internationale (CPI) à Kinshasa - une épée de Damoclès - pour lui endosser toute la responsabilité de la violence, y compris celle que l'imposture était préparée à provoquer avec sa milice et ses kulunas et, ce, pour le neutraliser. Par conséquent, l'APARECO a du arrêter toute la machine qui a été mise en marche pour récupérer l'imperium par la force. Et Honoré Ngbanda d'ajouter: "... néanmoins, il était possible et il est encore possible de bloquer l'imperium de l'imposteur en boycotant toutes les institutions" mais c'est à cause de la "médiocrité de la classe politique et une partie des officiers de l'armée congolaise" que cela ne s'est pas encore matérialisé. La voie des élections ayant montré ses limites, renchérit le père de la résistance, il reste convaincu que "la voie B" demeure la meilleure stratégie alternative et suggère que tous les congolais puissent s'organiser par une force collégiale ou populaire, c'est à dire une force militaire, policière, estudiantine, syndicale, religieuse, etc. pour bouter l'ennemi dehors. Et il a annoncé que la collaboration évolue donc dans ce sens avec son kulutu "Ya Tshi-tshi" d'une part et son leki le Général Munene de l'autre pour arracher l'imperium.
En résumé, Honoré Ngbanda a demandé aux Congolais de privilégier la libération du Congo-Kinshasa de l'occupation et de s'organiser le plus rapidement que possible pour un assaut final contre l'imposture. N'a-t-il vraiment pas raison?
Ingeta!
chryso45@hotmail.com
Par Chryso Tambu, publié le 25 juin 2012
Dans une de ses rares interviews accordées à la presse le 29 mai 2012 à Londres, le président national de l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) a, au micro de Grégoire Watupa de Congo Horizons, fait le point de la situation dans le cadre du combat mené pour la libération du Congo-Kinshasa. Aussi pertinente, riche en substance et édifiante qu'ait été cette interview de 4 heures, en frangala, avec cet homme d'Etat qui a la maîtrise du domaine de renseignement, elle a été très curieusement ignorée par la presse "libre" de la diaspora. A l'exception de Radiolisolo.com qui en a parlé, l'animateur de l'émission et la plupart des auditeurs - tous des combattants - n'ont malheureusement pas saisi ni le sens ni l'importance du message patriotique de celui qui est reconnu comme le père de la résistance et, encore moins, l'urgence de son appel pathétique.
Abordant la rumeur selon laquelle il jouerait un double jeu ou serait en train de collaborer avec l'imposture, ou alors qu'il aurait un agenda caché pour des fins personnelles, Honoré Ngbanda a trouvé la nécessité d'expliquer d'abord le sens du combat et son parcours lequel a commencé avec le réveil du danger alerté en 1986 par l'ancien opposant au président Milton Obote, l'actuel président Ougandais Yoweri Museveni, nourri déjà à l'époque des vélleités expansionistes tutsi. Mais, à la chute du régime du feu maréchal-dictateur en 1997, l'ancien dignitaire de la deuxième République ira s'exiler en Afrique du Sud où, quelques temps après, il sera d'abord approché par le président Ougandais qui voulait initier la réconciliation et lui rendre la faveur en l'aidant à son tour à prendre le pouvoir à Kinshasa. Cependant, ayant décidé de prendre sa retraite de la politique, il rejetera sa sollicitation laquelle d'ailleurs, a-t-il ajouté, aurait fait de lui aussi une marionnette comme Laurent Désiré Kabila. Ensuite, ce dernier n'ayant pas réussi à l'éliminer physiquement en Afrique du Sud, lui enverra en 1999, à Paris, Célestin Kabuya Lumuna qui échouera dans sa mission de le récupérer pour "cautionner l'imposture". Et plus tard, il déclinera l'invitation de Alexis Tambwe Mwamba de rejoindre son mouvement rebelle - une oeuvre du président Rwandais, Paul Kagame - pour renverser Laurent Désiré Kabila.
Pour Honoré Ngbanda, ces détails devraient mettre fin à toute insinuation d'une collaboration avec l'occupation ou un prétendu double jeu avec l'imposture et exclure toute possiblité d'un agenda caché - la conquête du pouvoir. Mais la dimension spirituelle qui est pour lui plus importante et qui requiert l'obédience justifie plus, d'après lui, son indifférence pour le pouvoir. L'appel de Dieu qu'il avait recu l'orientant vers la carrière politique plutôt qu'académique avec comme mission plus tard la libération du Congo-Kinshasa, a-t-il mentionné, ne comprend pas à ce jour la vocation de conquérir le pouvoir.
Une parenthèse. Ceux qui font un procès d'intention à Honoré Ngbanda devraient en toute honnêteté se poser deux questions fondamentales suivantes: S'il décidait de contrarier sa vocation, n'a-t-il pas le droit, en tant que Congolais, d'aspirer à la magistrature suprême? Et dans cette démarche, serait-il logique pour lui de rejoindre l'occupation ou se rapprocher de l'imposture?
Par ailleurs, le père de la résistance a déploré l'impatience des Congolais dans ce combat contre l'occupation qu'il attribue, d'une part, à un manque de persévérance alors que Etienne Tshisekedi wa Mulumba et son parti, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), qu'il cite à juste titre, illustrent effectivement cette persévérance depuis trente ans et continuent de lutter pour obtenir l'imperium et, d'autre part, à la méconnaissance de l'identité de l'ennemi qui n'est autre qu'une "pieuvre monstre" qui représente la communauté internationale avec tous ses interêts. Affirmant que le problème n'est donc pas Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila qui d'ailleurs ne dirige pas La RDC - elle est dirigée par le Rwanda -, Il note que l'élimination physique de l'imposteur, laquelle fait partie de la solution, peut être exécutée très facilement. Mais en cherchant à remédier la situation, il faut absolument éviter, a-t-il insisté, qu'elle ne puisse empirer comme dernièrement fut le cas au Mali où "le pays a été coupé en deux" à la suite d'un coup d'Etat militaire. Il n'est donc pas prêt à porter la responsabilité devant l'histoire d'une éventuelle balkanisation du Congo-Kinshasa. Et d'ajouter: "...le plus grand obstacle dans ce combat, c'est le congolais lui-même qui est l'ennemi du peuple congolais et qui fait le travail de Paul Kagame..." Il s'agit, d'après lui, des collabos qui sabotent de l'intérieur (sur le terrain) l'opération à tous les niveaux et des cas d'infiltration dont le "vieux" Tshisekedi et lui-même sont victimes. Et il a avoué que ce sont des difficultés rencontrées sur le terrain et qui semblent éterniser le combat.
A propos de la collaboration avec son aîné le président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, le jeune frère et président national de l'APARECO a souligné qu'elle date de 2006 mais que les congolais ignorent. En effet, les deux leaders ont toujours partagé et partagent le même objectif qu'est la libération du Congo-Kinshasa de l'occupation. Cependant, c'est dans la "méthodologie d'approche" que les deux leaders avec leurs mouvements politiques respectifs divergent. l'UDPS ayant choisi la non violence et la démocratie (les élections) et, l'APARECO, la "voie B" - la force armée - depuis sa création, ceci crée donc une perception de conflit ou de mésentente entre les deux organisations politiques. Dans le cadre de cette collaboration, le président élu avait été prévenu bien avant les "élections" de la difficulté d'obtenir l'imperium. Et le président de l'APARECO d'ajouter : "...l'UDPS avait commis l'erreur d'avoir accepté d'abandonner la résistance et de s'inscrire dans la dynamique des élections avant d'obtenir les promesses faites". "Ya Tshi-tshi" a donc été trompé par la communauté internationale qui ne visait qu'à sa participation uniquement pour crédibiliser un simulacre d'élection.
Le père de la résistance a en outre confirmé que la collaboration avec son kulutu n'est pas effice pour la simple raison que ce dernier s'étant engagé ouvertement dans la voie des élections et la démocratie avec son message de paix et de non violence durant toutes les mobilisations, il a été stratégiquement piégé avec la complicité de la communauté internationale par la présence de Moreno et la cour pénale internationale (CPI) à Kinshasa - une épée de Damoclès - pour lui endosser toute la responsabilité de la violence, y compris celle que l'imposture était préparée à provoquer avec sa milice et ses kulunas et, ce, pour le neutraliser. Par conséquent, l'APARECO a du arrêter toute la machine qui a été mise en marche pour récupérer l'imperium par la force. Et Honoré Ngbanda d'ajouter: "... néanmoins, il était possible et il est encore possible de bloquer l'imperium de l'imposteur en boycotant toutes les institutions" mais c'est à cause de la "médiocrité de la classe politique et une partie des officiers de l'armée congolaise" que cela ne s'est pas encore matérialisé. La voie des élections ayant montré ses limites, renchérit le père de la résistance, il reste convaincu que "la voie B" demeure la meilleure stratégie alternative et suggère que tous les congolais puissent s'organiser par une force collégiale ou populaire, c'est à dire une force militaire, policière, estudiantine, syndicale, religieuse, etc. pour bouter l'ennemi dehors. Et il a annoncé que la collaboration évolue donc dans ce sens avec son kulutu "Ya Tshi-tshi" d'une part et son leki le Général Munene de l'autre pour arracher l'imperium.
En résumé, Honoré Ngbanda a demandé aux Congolais de privilégier la libération du Congo-Kinshasa de l'occupation et de s'organiser le plus rapidement que possible pour un assaut final contre l'imposture. N'a-t-il vraiment pas raison?
Ingeta!
chryso45@hotmail.com
Monday, June 11, 2012
Felix Tshisekedi
Martin Fayulu n'a pas convaincu la diaspora congolaise!
Par Chryso Tambu, publié le 11 juin 2012
L'un des membres des Forces acquises au changement (FAC), Monsieur Martin Fayulu, a été l'invité d'honneur de ndeko DSV de Radiolisolo.com, le 6 juin dernier, répondant aux différentes questions des auditeurs au cours d'une émission de deux heures. Ce "député" sélectionné par l'imposture à la suite d'une mascarade des élections législatives au mois de novembre de l'année dernière a été évasif, élusif, ambivalent dans ses réflexions - tenant des propos contradictoires par moment.
Profitant de ce forum pour, encore une fois, rationaliser sa participation et celle de ses collègues du "conclave" à l'"Assemblée nationale" - la jungle nationale -, l'empompo des FAC n'a pas tardé dès le début de l'émission de s'attribuer le mérite d'avoir engagé le débat sur la situation très préoccupante dans l'Est du pays et dénoncé le huis clos décrété par le "caporal" Aubin Minaku. L'effort déployé par ce meneur des FAC est certes louable et sans doute très apprécié par le peuple congolais. Cependant, il ne peut en aucun cas justifier d'une manière retrospective le péché originel que lui et tous ses alliés ont commis en décidant d'aller siéger à la jungle nationale. Non seulement il s'agit d'un sophisme aberrant mais cette action irresponsable a légitimé le troisième coup d'Etat de Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila alors que la recommandation stratégique du président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, aurait certainement affaibli l'imposture afin de lui permettre d'acquérir l'impérium et par conséquent la libération du peuple congolais.
L'évaluation de Martin Fayulu de la situation dans l'Est du pays est très correcte. Lorsqu'il affirme que le Congo-Kinshasa est dirigé par le Rwanda ou les Rwandais, il a parfaitement raison. Et d'ajouter que "le Rwanda nous a amené la guerre avec l'entrée de l'AFDL", c'est la vérité. D'ailleurs, James Kabarebe, un sujet rwandais et l'actuel ministre de la Défense de Paul Kagame, fut le chef d'Etat-major de l'Armée Nationale Congolaise (ANC) nommé par Mzee Laurent Désiré Kabila. Cependant, l'empompo des FAC feignt d'ignorer le noeud du problème à l'Est particulièrement et , d'une manière générale, dans toute l'étendue du territoire du Congo-Kinshasa, lequel est en effet lié à l'identité de celui-là qui dirige en ce moment le pays par défi et qui est parenté justement au Rwandais James Kabarebe et qui organise l'infiltration des Rwandais à tous les niveaux! Et c'est la question fondamentale que lui a posée l'auteur de cet article au cours de l'émission: celle de savoir si celui-là qui se fait appeler "Joseph Kabila" est Congolais? Mais pour le meneur Martin Fayulu, cette question "n'élevait pas le débat" et il l'a considérée comme étant "une attrape" pour lui faire dire ce qu'il n'avait pas envie de dire; une attitude impulsive typique à un témoin qui refuse de répondre à une question au risque d'incriminer lui-même mais, malgré tout, très révélatrice! Il n'a pas non plus confirmé la "nationalité congolaise" de l'imposteur à cette même question qui lui a été répétée trois fois!
Une première parenthèse. Malheureusement pour l'invité d'honneur, il n'a pas réalisé que cette prudence ne peut pas l'épargner au cas où les services de l'Agence nationale des renseignements (ANR) suivaient aussi l'émission! L'auteur de la question cherchait à avoir plus de précision car une nuance peut être apportée entre être dirigé par les Rwandais ou le Rwanda et le putschiste Kadogo à la tête du pays qui ne fait pas nécessairement de ce dernier un sujet rwandais.
A l'époque du parti-Etat et même après la mascarade d'une démocratie autour de l'"arbitre au dessus des partis", le feu maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko, la situation qui prévaut actuellement à l'Est du pays était inconcevable jusqu'au moment où son régime a été renversé en 1997! Pourquoi? Parce qu'il était Congolais!
Une autre parenthèse. Il n'y a aucun doute à ce jour que Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila - le bébé-éprouvette de Louis Michel avec une identité fabriquée de toutes pièces et adopté par la communauté internationale - est Rwandais et, plus précisement, un Tutsi. L'article "Joseph Kabila", un rwando-Tanzanien à la tête de la République "démocratique" du Congo! que l'on peut lire dans ce même blog archive (chrysotambu.blogspot.com sous le lien avril) corroborait et complétait l'information rendue publique par le président de l'Apareco, Monsieur Honoré Ngbanda en 2001 et les détails d'un article de Congoindépendant.com paru l'année dernière.
Malgré l'abondance de l'information qui prouve que "Joseph Kabila" est un étranger originaire du Rwanda et qui confirme l''usage de faux avec la complicité des institutions inféodées au pouvoir, toute la classe politique - alors toute la classe sans exception - s'est autocensurée. Et lorsque Martin Fayulu refuse de confirmer la nationalité congolaise ou d'infirmer la nationalité rwandaise de l'imposteur, rien que ce petit test qu'il a lamentablement échoué confirme sa trahison, son statut de collabo et son role de faux opposant!
A entendre l'empompo ou le meneur des FAC, Martin Fayulu, on peut conclure que la démission pour lui est hors de question pour deux raisons évidentes. La première est matérielle ou sociale et financière pour absolument récupérer le capital investi dans la campagne électorale qu'il prétend avoir "totalement financée lui-même" et vivre "royalement". La corruption mensuelle assurée de $6000 laquelle est officiellement comptabilisée comme émolument ou salaire majoré des avantages sociaux tels que le loyer et le transport (un véhicule utilitaire) - sans oublier une éventuelle concussion sporadique pour le role de figurant joué dans le holywood de l'hémicycle pour plaire aux tuteurs occidentaux - lui permet d'atteindre très vite ces deux objectifs.
La deuxième raison est liée à son avenir politique. Convaincu que Etienne Tshisekedi wa Mulumba a été renvoyé à la retraite et que l'imposteur va demeurer éternellement au pouvoir - étant donné que, d'après lui, la stratégie du 16 févirer dernier avec la marche des chrétiens ayant "échoué" - il se positionne donc pour 2016 en misant sur la mémoire courte des Congolais et espérant négocier son parcours politique avec un nouveau paysage politique éventuellement sans Etienne Tshisekedi que sa boule de crystal, son radar ou son marabout signale.
A malin, malin et demi!
chryso45@hotmail.com
Par Chryso Tambu, publié le 11 juin 2012
L'un des membres des Forces acquises au changement (FAC), Monsieur Martin Fayulu, a été l'invité d'honneur de ndeko DSV de Radiolisolo.com, le 6 juin dernier, répondant aux différentes questions des auditeurs au cours d'une émission de deux heures. Ce "député" sélectionné par l'imposture à la suite d'une mascarade des élections législatives au mois de novembre de l'année dernière a été évasif, élusif, ambivalent dans ses réflexions - tenant des propos contradictoires par moment.
Profitant de ce forum pour, encore une fois, rationaliser sa participation et celle de ses collègues du "conclave" à l'"Assemblée nationale" - la jungle nationale -, l'empompo des FAC n'a pas tardé dès le début de l'émission de s'attribuer le mérite d'avoir engagé le débat sur la situation très préoccupante dans l'Est du pays et dénoncé le huis clos décrété par le "caporal" Aubin Minaku. L'effort déployé par ce meneur des FAC est certes louable et sans doute très apprécié par le peuple congolais. Cependant, il ne peut en aucun cas justifier d'une manière retrospective le péché originel que lui et tous ses alliés ont commis en décidant d'aller siéger à la jungle nationale. Non seulement il s'agit d'un sophisme aberrant mais cette action irresponsable a légitimé le troisième coup d'Etat de Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila alors que la recommandation stratégique du président élu de la République, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, aurait certainement affaibli l'imposture afin de lui permettre d'acquérir l'impérium et par conséquent la libération du peuple congolais.
L'évaluation de Martin Fayulu de la situation dans l'Est du pays est très correcte. Lorsqu'il affirme que le Congo-Kinshasa est dirigé par le Rwanda ou les Rwandais, il a parfaitement raison. Et d'ajouter que "le Rwanda nous a amené la guerre avec l'entrée de l'AFDL", c'est la vérité. D'ailleurs, James Kabarebe, un sujet rwandais et l'actuel ministre de la Défense de Paul Kagame, fut le chef d'Etat-major de l'Armée Nationale Congolaise (ANC) nommé par Mzee Laurent Désiré Kabila. Cependant, l'empompo des FAC feignt d'ignorer le noeud du problème à l'Est particulièrement et , d'une manière générale, dans toute l'étendue du territoire du Congo-Kinshasa, lequel est en effet lié à l'identité de celui-là qui dirige en ce moment le pays par défi et qui est parenté justement au Rwandais James Kabarebe et qui organise l'infiltration des Rwandais à tous les niveaux! Et c'est la question fondamentale que lui a posée l'auteur de cet article au cours de l'émission: celle de savoir si celui-là qui se fait appeler "Joseph Kabila" est Congolais? Mais pour le meneur Martin Fayulu, cette question "n'élevait pas le débat" et il l'a considérée comme étant "une attrape" pour lui faire dire ce qu'il n'avait pas envie de dire; une attitude impulsive typique à un témoin qui refuse de répondre à une question au risque d'incriminer lui-même mais, malgré tout, très révélatrice! Il n'a pas non plus confirmé la "nationalité congolaise" de l'imposteur à cette même question qui lui a été répétée trois fois!
Une première parenthèse. Malheureusement pour l'invité d'honneur, il n'a pas réalisé que cette prudence ne peut pas l'épargner au cas où les services de l'Agence nationale des renseignements (ANR) suivaient aussi l'émission! L'auteur de la question cherchait à avoir plus de précision car une nuance peut être apportée entre être dirigé par les Rwandais ou le Rwanda et le putschiste Kadogo à la tête du pays qui ne fait pas nécessairement de ce dernier un sujet rwandais.
A l'époque du parti-Etat et même après la mascarade d'une démocratie autour de l'"arbitre au dessus des partis", le feu maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko, la situation qui prévaut actuellement à l'Est du pays était inconcevable jusqu'au moment où son régime a été renversé en 1997! Pourquoi? Parce qu'il était Congolais!
Une autre parenthèse. Il n'y a aucun doute à ce jour que Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila - le bébé-éprouvette de Louis Michel avec une identité fabriquée de toutes pièces et adopté par la communauté internationale - est Rwandais et, plus précisement, un Tutsi. L'article "Joseph Kabila", un rwando-Tanzanien à la tête de la République "démocratique" du Congo! que l'on peut lire dans ce même blog archive (chrysotambu.blogspot.com sous le lien avril) corroborait et complétait l'information rendue publique par le président de l'Apareco, Monsieur Honoré Ngbanda en 2001 et les détails d'un article de Congoindépendant.com paru l'année dernière.
Malgré l'abondance de l'information qui prouve que "Joseph Kabila" est un étranger originaire du Rwanda et qui confirme l''usage de faux avec la complicité des institutions inféodées au pouvoir, toute la classe politique - alors toute la classe sans exception - s'est autocensurée. Et lorsque Martin Fayulu refuse de confirmer la nationalité congolaise ou d'infirmer la nationalité rwandaise de l'imposteur, rien que ce petit test qu'il a lamentablement échoué confirme sa trahison, son statut de collabo et son role de faux opposant!
A entendre l'empompo ou le meneur des FAC, Martin Fayulu, on peut conclure que la démission pour lui est hors de question pour deux raisons évidentes. La première est matérielle ou sociale et financière pour absolument récupérer le capital investi dans la campagne électorale qu'il prétend avoir "totalement financée lui-même" et vivre "royalement". La corruption mensuelle assurée de $6000 laquelle est officiellement comptabilisée comme émolument ou salaire majoré des avantages sociaux tels que le loyer et le transport (un véhicule utilitaire) - sans oublier une éventuelle concussion sporadique pour le role de figurant joué dans le holywood de l'hémicycle pour plaire aux tuteurs occidentaux - lui permet d'atteindre très vite ces deux objectifs.
La deuxième raison est liée à son avenir politique. Convaincu que Etienne Tshisekedi wa Mulumba a été renvoyé à la retraite et que l'imposteur va demeurer éternellement au pouvoir - étant donné que, d'après lui, la stratégie du 16 févirer dernier avec la marche des chrétiens ayant "échoué" - il se positionne donc pour 2016 en misant sur la mémoire courte des Congolais et espérant négocier son parcours politique avec un nouveau paysage politique éventuellement sans Etienne Tshisekedi que sa boule de crystal, son radar ou son marabout signale.
A malin, malin et demi!
chryso45@hotmail.com
Thursday, May 10, 2012
Un Congolais parle de Matata Ponyo
Par Chryso Tambu, publié le 10 mai 2012
Lors d'une rencontre sociale entre Congolais, un jeune homme intervient dans une conversation et déclare avec enthousiasme que Matata Ponyo - qu'il prétend connaître intimement - est un homme "intelligent et honnête". Il n'a pas commenté davantage sur cet ancien fonctionnaire de la Banque centrale du Congo devenu ministre des Finances du gouvernement Muzito en 2010. Son assertion à propos du ministre promu "Premier ministre" est-elle justifiée?
Il est prudent de supposer que le jeune homme juge Matata Ponyo par rapport à sa carrière d'abord à la Banque centrale et ensuite au ministère des Finances. Rien de remarquable ne ressort de son passage à la Banque centrale. Mais à peine 4 mois à la tête du ministère des Finances, il est déjà "fier d'un parcours sans faute", selon l'interview qu'il accorde à Colette Braeckman du journal Le soir le 29 juin 2010 et au cours de laquelle ce "grand argentier du Congo" lui fait un numéro de prestidigitation basée sur la manipulation des données économiques que Madame la journaliste n'a pas osé défier! En l'absence d'une contestation, il s'est permis de se réjouir d'un résultat qui, d'après lui, a dépassé les prévisions pessimistes du FMI et de la Banque mondiale" - évidemment il faut rassurer et plaire aux tuteurs occidentaux qui dirigent ces deux outils néo-colonialistes - alors que cela ne s'est pas traduit en une amélioration des conditions de vie de la population qui croupit dans la misère. Pour le financement des cinq chantiers qu'il trouve satisfaisant, Vital Kamerhe, l'honorable William Canon et une poignée de politiciens ont eu le courage de dénoncer la corruption dans l'attribution des contracts et l'exagération dans la facturation particulièrement du Boulevard du 30 juin!
Parmi ceux qui semblent aussi le connaître sont ces individus qui affirment que sa nomination à la primature est liée à ses origines et sa loyauté au PPRD - le parti de l'imposteur - plutôt qu'à sa qualité de "technocrate". Ils refusent de lui attribuer le succès de la remise d'une partie de la dette laquelle, d'après eux, était déjà conclue au moment où ce fonctionnaire de la Banque centrale a occupé le bureau du ministre des Finances. Cependant, ils lui reconnaissent l'introduction de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) au Congo-Kinshasa. Une taxe ridicule étant donné que l'économie est quasiment basée sur l'informel et inconcevable lorsqu'on se rend compte qu'il s'agit réellement d'une double imposition punitive à une population déjà surtaxée sous d'autres formes, telles que l'inaccessibilité à l'eau potable, à l'électricité, aux soins médicaux, à l'enseignement et l'indisponibilité d'un système de transport en commun, pour ne citer que ces quelques besoins élémentaires.
Par ailleurs, Matata Ponyo reste muet à ce jour au sujet du crash de l'avion à destination de l'île de Idjui, au milieu du Lac Kivu, et qui avait à son bord une délégation des "hommes les plus influents au Congo" dont feu Katumba Mwanke - seul à trouver la mort avec l'impact de l'accident - et lui-même alors qu'il s'agissait d'une mission privée qu'une dépêche du journal Le soir a qualifié de "juteuse opération immobilière" impliquant l'héritier Bertrand Bisengimana, fils de l'ancien directeur du bureau du feu maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko. Dans son article "le secret de la lointaine visite d'un aéropage de VIP congolais avortée par un crash aérien dimanche se trouve sur l'île d'Idjui", du 15 février 2012, Colette Braeckman rapportait que la présence de Matata Ponyo, alors ministre des Finances, s'expliquait par une démarche de "réinvestir au plus vite le reliquat de fonds affectés à la campagne électorale". Et pour éviter la fuite d'informations et procédant au cover-up, sur ordre de la "hiérarchie", d'après une source digne de foi, à l'exception de Bertrand Bisengimana qui, lui, très curieusement, avait été transporté à Kigali, tous les blessés ont été évacués vers l'Afrique du Sud, y compris le gouverneur du Sud-Kivu qui s'est d'ailleurs plaint du fait que son état de santé ne nécessitait pas un tel déplacement. Ce silence de Matata Ponyo qui n'a rien à voir avec le cours normal d'une enquête de l'accident ne relève-t-il pas de la malhonnêté?
Une parenthèse. L'événement prendra une nouvelle tournure en Afrique du Sud avec la mort mytérieuse quelques jours plus tard d'un autre membre de la même délégation, l'honorable Oscar Gema - connu pour son franc-parler et, certes, un témoin génant - alors qu'il était hors du danger, presque totalement rétabli et parlait normalement avec ses proches!
Matata Ponyo feignt d'ignorer une simple réalité au sujet de sa nomination à la primature. Elle est illégale. Elle est issue de la fraude, d'un hold-up électoral, c'est à dire un troisième coup d'Etat de Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila avec la complicité de la communauté internationale, notamment la Belgique qui a tenté de donner à son patron d'imposteur une légitimité internationale par son ministre des Affaires étrangères avec sa visite au Congo-Kinshasa en mars dernier et sa campagne médiatique en Europe durant laquelle il a répété sans cesse son mensonge satanique selon lequel le rapport du centre Carter, particulièrement, "ne remettait pas en cause l'ordre d'arrivée des candidats pour l'élection présidentielle" sachant bien que les résultats tels que publiés par la CENI manquaient de crédibilité! Comment est-ce possible que le manque de crédibilité équivaut à la victoire de l'imposteur? Et si Matata Ponyo est réellement intelligent et honnête, il aurait dû se rendre compte entre autres de cette erreur grammaticale fraglante dans la phraséologie au sujet de l'interprétation érronée mais délibérée de la conclusion du rapport du centre Carter par Didier Reynders et les autres qui ont chanté en choeur la même strophe en laissant tomber expressément l'adverbe "nécessairement" pour l'adapter à leur logique! Cependant, il a lui aussi choisi - pour la deuxième fois avec la nomination à la primature - de cautionner l'imposture, l'occupation, la fraude, l'illégimité, l'illégalité, la violation des droits de l'homme et le cycle de violence devant la légitimité des revendications du peuple et de l'Eglise catholique ,particulièrement, pour la vérité des urnes, la justice, la démocratie, la liberté, et l'Etat de droit.
Par Chryso Tambu, publié le 10 mai 2012
Lors d'une rencontre sociale entre Congolais, un jeune homme intervient dans une conversation et déclare avec enthousiasme que Matata Ponyo - qu'il prétend connaître intimement - est un homme "intelligent et honnête". Il n'a pas commenté davantage sur cet ancien fonctionnaire de la Banque centrale du Congo devenu ministre des Finances du gouvernement Muzito en 2010. Son assertion à propos du ministre promu "Premier ministre" est-elle justifiée?
Il est prudent de supposer que le jeune homme juge Matata Ponyo par rapport à sa carrière d'abord à la Banque centrale et ensuite au ministère des Finances. Rien de remarquable ne ressort de son passage à la Banque centrale. Mais à peine 4 mois à la tête du ministère des Finances, il est déjà "fier d'un parcours sans faute", selon l'interview qu'il accorde à Colette Braeckman du journal Le soir le 29 juin 2010 et au cours de laquelle ce "grand argentier du Congo" lui fait un numéro de prestidigitation basée sur la manipulation des données économiques que Madame la journaliste n'a pas osé défier! En l'absence d'une contestation, il s'est permis de se réjouir d'un résultat qui, d'après lui, a dépassé les prévisions pessimistes du FMI et de la Banque mondiale" - évidemment il faut rassurer et plaire aux tuteurs occidentaux qui dirigent ces deux outils néo-colonialistes - alors que cela ne s'est pas traduit en une amélioration des conditions de vie de la population qui croupit dans la misère. Pour le financement des cinq chantiers qu'il trouve satisfaisant, Vital Kamerhe, l'honorable William Canon et une poignée de politiciens ont eu le courage de dénoncer la corruption dans l'attribution des contracts et l'exagération dans la facturation particulièrement du Boulevard du 30 juin!
Parmi ceux qui semblent aussi le connaître sont ces individus qui affirment que sa nomination à la primature est liée à ses origines et sa loyauté au PPRD - le parti de l'imposteur - plutôt qu'à sa qualité de "technocrate". Ils refusent de lui attribuer le succès de la remise d'une partie de la dette laquelle, d'après eux, était déjà conclue au moment où ce fonctionnaire de la Banque centrale a occupé le bureau du ministre des Finances. Cependant, ils lui reconnaissent l'introduction de la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) au Congo-Kinshasa. Une taxe ridicule étant donné que l'économie est quasiment basée sur l'informel et inconcevable lorsqu'on se rend compte qu'il s'agit réellement d'une double imposition punitive à une population déjà surtaxée sous d'autres formes, telles que l'inaccessibilité à l'eau potable, à l'électricité, aux soins médicaux, à l'enseignement et l'indisponibilité d'un système de transport en commun, pour ne citer que ces quelques besoins élémentaires.
Par ailleurs, Matata Ponyo reste muet à ce jour au sujet du crash de l'avion à destination de l'île de Idjui, au milieu du Lac Kivu, et qui avait à son bord une délégation des "hommes les plus influents au Congo" dont feu Katumba Mwanke - seul à trouver la mort avec l'impact de l'accident - et lui-même alors qu'il s'agissait d'une mission privée qu'une dépêche du journal Le soir a qualifié de "juteuse opération immobilière" impliquant l'héritier Bertrand Bisengimana, fils de l'ancien directeur du bureau du feu maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko. Dans son article "le secret de la lointaine visite d'un aéropage de VIP congolais avortée par un crash aérien dimanche se trouve sur l'île d'Idjui", du 15 février 2012, Colette Braeckman rapportait que la présence de Matata Ponyo, alors ministre des Finances, s'expliquait par une démarche de "réinvestir au plus vite le reliquat de fonds affectés à la campagne électorale". Et pour éviter la fuite d'informations et procédant au cover-up, sur ordre de la "hiérarchie", d'après une source digne de foi, à l'exception de Bertrand Bisengimana qui, lui, très curieusement, avait été transporté à Kigali, tous les blessés ont été évacués vers l'Afrique du Sud, y compris le gouverneur du Sud-Kivu qui s'est d'ailleurs plaint du fait que son état de santé ne nécessitait pas un tel déplacement. Ce silence de Matata Ponyo qui n'a rien à voir avec le cours normal d'une enquête de l'accident ne relève-t-il pas de la malhonnêté?
Une parenthèse. L'événement prendra une nouvelle tournure en Afrique du Sud avec la mort mytérieuse quelques jours plus tard d'un autre membre de la même délégation, l'honorable Oscar Gema - connu pour son franc-parler et, certes, un témoin génant - alors qu'il était hors du danger, presque totalement rétabli et parlait normalement avec ses proches!
Matata Ponyo feignt d'ignorer une simple réalité au sujet de sa nomination à la primature. Elle est illégale. Elle est issue de la fraude, d'un hold-up électoral, c'est à dire un troisième coup d'Etat de Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila avec la complicité de la communauté internationale, notamment la Belgique qui a tenté de donner à son patron d'imposteur une légitimité internationale par son ministre des Affaires étrangères avec sa visite au Congo-Kinshasa en mars dernier et sa campagne médiatique en Europe durant laquelle il a répété sans cesse son mensonge satanique selon lequel le rapport du centre Carter, particulièrement, "ne remettait pas en cause l'ordre d'arrivée des candidats pour l'élection présidentielle" sachant bien que les résultats tels que publiés par la CENI manquaient de crédibilité! Comment est-ce possible que le manque de crédibilité équivaut à la victoire de l'imposteur? Et si Matata Ponyo est réellement intelligent et honnête, il aurait dû se rendre compte entre autres de cette erreur grammaticale fraglante dans la phraséologie au sujet de l'interprétation érronée mais délibérée de la conclusion du rapport du centre Carter par Didier Reynders et les autres qui ont chanté en choeur la même strophe en laissant tomber expressément l'adverbe "nécessairement" pour l'adapter à leur logique! Cependant, il a lui aussi choisi - pour la deuxième fois avec la nomination à la primature - de cautionner l'imposture, l'occupation, la fraude, l'illégimité, l'illégalité, la violation des droits de l'homme et le cycle de violence devant la légitimité des revendications du peuple et de l'Eglise catholique ,particulièrement, pour la vérité des urnes, la justice, la démocratie, la liberté, et l'Etat de droit.
Le jeune homme peut-il encore prétendre que Matata Ponyo est un homme "intelligent et honnête"?
chryso45@hotmail.com
chryso45@hotmail.com
Monday, April 30, 2012
L'irresponsabilité des élites congolaises
Par Chryso Tambu, publié le 30 avril 2012
Depuis un temps, le peuple congolais aspire au changement. Si cela s'est particulièrement manifesté lors de la mascarade des élections présidentielles en 2006, l'année 2011 a éte plus déterminante. Mais, malheureusement, il a été déçu par l'imposture avec Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila - le bébé éprouvette de Louis Michel avec une identité fabriquée de toutes pièces (voir dans l'archive du mois d'avril 2012 de ce même blog l'article "Joseph Kabila", un rwando-tanzanien à la tête de la République "Démocratique" du Congo!) et adopté par la communauté internationale - qui a réussi son 3ème coup d'Etat avec le hold-up électoral de l'année dernière. Malgré cette bataille gagnée par l'imposteur, le changement est encore possible mais à condition que tous les Congolais participent très activement au processus qui doit conduire le pays à atteindre cet objectif. Pendant que les politiciens, l'Eglise catholique et ceux au "bas de l'échelle sociale" jouent déjà leurs rôles, les élites congolaises entravent le processus au point de le paralyser.
Il est d'abord important de définir l'élite congolaise. Dans ce contexte particulier, il s'agit tout simplement de tout individu - quelques soient sa profession, sa tâche, son statut social et ses origines - qui jouie d'un privilège qui le rend indifférent à la cause générale. On retrouve d'une part des élites qui sont totalement opposées au changement pour la simple raison qu'elles risquent toutes de perdre leurs privilèges et d'autre part celles qui espèrent ou souhaitent le changement mais refusent de s'y investir. La première catégorie est minoritaire et représente une masse négligeable tandis que la deuxième est majoritaire et constitue une force à craindre.
Par Chryso Tambu, publié le 30 avril 2012
Depuis un temps, le peuple congolais aspire au changement. Si cela s'est particulièrement manifesté lors de la mascarade des élections présidentielles en 2006, l'année 2011 a éte plus déterminante. Mais, malheureusement, il a été déçu par l'imposture avec Hypolite Kanambe alias Joseph Kabila - le bébé éprouvette de Louis Michel avec une identité fabriquée de toutes pièces (voir dans l'archive du mois d'avril 2012 de ce même blog l'article "Joseph Kabila", un rwando-tanzanien à la tête de la République "Démocratique" du Congo!) et adopté par la communauté internationale - qui a réussi son 3ème coup d'Etat avec le hold-up électoral de l'année dernière. Malgré cette bataille gagnée par l'imposteur, le changement est encore possible mais à condition que tous les Congolais participent très activement au processus qui doit conduire le pays à atteindre cet objectif. Pendant que les politiciens, l'Eglise catholique et ceux au "bas de l'échelle sociale" jouent déjà leurs rôles, les élites congolaises entravent le processus au point de le paralyser.
Il est d'abord important de définir l'élite congolaise. Dans ce contexte particulier, il s'agit tout simplement de tout individu - quelques soient sa profession, sa tâche, son statut social et ses origines - qui jouie d'un privilège qui le rend indifférent à la cause générale. On retrouve d'une part des élites qui sont totalement opposées au changement pour la simple raison qu'elles risquent toutes de perdre leurs privilèges et d'autre part celles qui espèrent ou souhaitent le changement mais refusent de s'y investir. La première catégorie est minoritaire et représente une masse négligeable tandis que la deuxième est majoritaire et constitue une force à craindre.
Mais cette deuxième catégorie d'élites congolaises ne se sent-elle pas assez concernée pour rejoindre le peuple dans son combat pour la liberté, l'Etat de droit et la démocratie? Ne semble-t-elle pas complaisante à l'imposture? Est-elle insensible au viol des femmes et des filles, au génocide, à la répression et autres violations des droits de l'homme au point d'adopter un laxisme vis-à-vis de l'imposture et l'occupation? Ignore-t-elle la gravité de la situation - celle qui tend vers la balkanisation - que traverse le Congo-Kinshasa dont les ressources sont pillées par les puissances occidentales avec la complicité de leurs proxies - le Rwanda et de l'Ouganda?
Il faut souligner que les élites congolaises qui sont pourtant favorables au changement sont ses véritables obstacles avec l'inertie. Et le danger pour ces élites est qu'elles risquent de se confondre avec celles qui sont totalement opposées au changement et qui portent le sobriquet générique de "collabos". Lorsque le peuple tente, par exemple, de protester dans les rues de la capitale pour réclamer la vérité des urnes pour l'élection présidentielle de novembre dernier qui s'est transformée en une sélection présidentielle avec le hold-up électoral organisé par la Commission Electorale Nationale "Indépendante" (CENI) et certifié par la cour suprême de "Justice", elles ne s'associent pas à la manifestation alors que leur participation aurait fait toute la différence!
L'histoire nous a toujours démontré l'efficacité d'une grève pour la révendication des droits. Les élites congolaises peuvent adopter cette même stratégie pour paralyser rien que la ville de Kinshasa - la capitale - et susciter ce changement. L'électricien Lech Walesa n'a-t-il pas réussi à faire échec au communisme totalitaire en Pologne en lancant un appel à la grève? Même plus récemment avec la grève des juristes au Pakistan, n'a-t-elle pas conduit à la chute du général président Pervez Musharraf en 2008? Les élites congolaises n'ont peut-être pas le courage de descendre dans la rue comme l'ont fait ces juristes pakistanais, mais elles peuvent organiser, par exemple, la grève de toute l'administration publique en demandant aux fonctionnaires tout simplement de ne pas se rendre à leurs lieux de travail! N'est-ce pas là une façon de rendre le pays ingouvernable?
Malgré la distance, les élites congolaises de la diaspora ne peuvent pas être épargnées. Malheureusement nombreuses sont celles qui sont dans l'illusion d'une sécurité basée sur un privilège tiré particulièrement de leur profession ou emploi et se résignent. Il est très regrettable que les diplomates congolais qui assurent la représentation de "la RD Congo" n'ont pas emboîté le pas de trois de leurs collègues en poste à Londres qui ont eu le courage de rompre avec l'imposture et l'occupation en démissionnant suite au hold-up électoral de novembre dernier. De même, cette réalite échappe à ces élites dont la carrière dépend de "leur calme" au sein des organisations internationales - l'Organisation des Nations Unies (ONU), la Banque Mondiale et Le Fonds Monétaire International (FMI) - lesquelles avaient été transformées, par un déviationisme flagrant, en outils néo-colonialistes par les puissances occidentales. D'aucuns n'ignorent, par exemple, l'échec de la mission des troupes des Nations Unies installées depuis plus de dix ans dans le Kivu à l'est du Congo-Kinshasa ou une série de mesure d'austérité injustifiée tel que le programme d'ajustement structurel initié par la Banque Mondiale dans les années 80 ou encore les prêts de nature politique accordés par le FMI pour soutenir les dictatures du tiers-monde, notamment le Congo-Kinshasa, avec toutes leurs ramifications sur la vie sociale de la population.
Toutes les élites congolaises - lesquelles semblent être des opportunistes - seraient-elles convaincues d'être en mesure de "négocier" leur destin au moment opportun? Certainement, elles devront toutes assumer leur responsabilité devant l'histoire!
Sunday, April 22, 2012
Gecoco Mulumba: Un honorable député et un bon samaritain
Par Chryso Tambu, publié le 22 avril 2012
Congomikili.com a de nouveau fait preuve de courage et de professionnalisme digne d'un organe de presse responsable et respectable en diffusant le vendredi 20 avril des images très accablantes sur le sort d'environ 800 sinistrés et sans-abris parmi eux des hommes, des femmes et des enfants dont l'age varie entre 2 mois et 18 ans, des vieillards, tous des citoyens paisibles chassés du "camp des sinistrés" à l'aube du 7 avril dernier par la milice du pouvoir sous des coups de feu et des bombes lacrymogènes faisant plusieurs victimes dont des blessés graves et un bébé tué. Devant une telle tragédie caractérisée par l'inhumanité de l'homme vis-à-vis de l'homme, l'Honorable Gecoco Mulumba s'est plutôt distingué en venant en aide à toutes ces victimes qui se sont retrouvées sur une rue qui s'est transformée en un bassin qui recueille toutes les eaux stagnantes contaminées - un produit des "cinq chantiers" - et sous la pluie depuis quelques jours. Et l'initiative prise par cet honorable député a surpris plus d'un Congolais!
Lorsque l'Honorable William Canon - un "grand-frère" qui veille sur lui et son collègue député provincial du Mouvement de Libération du Congo (MLC) qui milite avec lui malgré leurs divergences partisanes - l'identifie comme étant imprévisible, on peut être certain qu'il voulait aussi associer à cet adjectif le talent d'improvisateur qui décrit aussi ce mécanicien chevronné qu'est l'Honorable Gecoco Mulumba. En effet, faisant face à des bandits qui veillent aux intérêts de l'"ordre établi par l'imposture", n'ayant trouvé une solution immédiate adéquate pour les victimes et contraint par les conditions climatiques tropicales et ses ramifications car toute la ville de Kinshasa se retrouve en ce moment en pleine saison de pluies, "Gecoco" a choqué le monde en invitant tous les sinistrés et sans-abris à camper devant son garage et bureau à Kingabwa où ils pouvaient avoir entreautres accès à l'eau potable et aux installations sanitaires et aussi jouir d'un minimun de "sécurité".
"Gecoco" aurait pu se poser la question suivante : "Si je n'aide pas toutes ces victimes, que m'arriverait-il?". Au fait, toutes les autorités de la ville, les membres du gouvernement et les "députés" contactés dont un muana ya kingabwa, Serge Welo, n'ont jamais visité les lieux ou le camp des sinistrés et sans-abris depuis que ce crime odieux a été commis par le pouvoir. Mais "Honorable Gecoco" a plutôt inversé la question et s'est dit intérieurement: "Si je n'aide pas ces victimes, qu'est-ce qui pourrait leur arriver?". Voilà une question appropriée posée par cet homme d'Etat qui s'identifie à un simple citoyen avec tous ses défauts mais qui veut défendre son pays, un compatriote qui aime son pays et un croyant dont les convictions religieuses sont fondées sur le christianisme lequel enseigne la compassion!
Une parenthèse. A l'exception de Congomikili.com - seul présent sur les lieux et seul à faire un reportage sur cet épisode tragique - les médias "libres" se sont autocensurés pour des raisons évidentes. Pour tous ces médias qui ont commis l'imprudence de juger prématurement et négativement "Gecoco" suite à ses révélations d'un enrichissement illicite présumé de l'ancien Premier ministre Adolphe Muzito, ils risquent de paraitre ridicules s'ils devaient faire un reportage qui les obligerait de reconnaitre plutôt son héroisme. Après tout, avec l'orgueil inique et aveugle qui caractérise les médias congolais, les excuses ne font pas partie de leur culture!
Par ailleurs, la situation des sinistrés et sans-abris qui sont doublement victimes du terrorisme d'Etat n'est pourtant pas différente - en termes de dégats matériels et humains - de celle des victimes d'un tremblement de terre en Haiti ou d'un tsunami en Indonésie et ne devrait donc pas laisser indifférents les organisations non-gouvernementales (ONG), particulièrement les médecins congolais qui avaient eu l'initiative de traverser le fleuve Congo pour secourir les victimes de l'incendie de la poudrière du quartier Mpila à Brazzaville. Mais, hélàs, "Gecoco" se retrouve, encore une fois, seul avec ses propres moyens très limités pour trouver des solutions immédiates pour ces 800 victimes et, avec le peu d'énergie dont il dispose, combattre les bavures de l'imposture. Pitié!
Par Chryso Tambu, publié le 22 avril 2012
Congomikili.com a de nouveau fait preuve de courage et de professionnalisme digne d'un organe de presse responsable et respectable en diffusant le vendredi 20 avril des images très accablantes sur le sort d'environ 800 sinistrés et sans-abris parmi eux des hommes, des femmes et des enfants dont l'age varie entre 2 mois et 18 ans, des vieillards, tous des citoyens paisibles chassés du "camp des sinistrés" à l'aube du 7 avril dernier par la milice du pouvoir sous des coups de feu et des bombes lacrymogènes faisant plusieurs victimes dont des blessés graves et un bébé tué. Devant une telle tragédie caractérisée par l'inhumanité de l'homme vis-à-vis de l'homme, l'Honorable Gecoco Mulumba s'est plutôt distingué en venant en aide à toutes ces victimes qui se sont retrouvées sur une rue qui s'est transformée en un bassin qui recueille toutes les eaux stagnantes contaminées - un produit des "cinq chantiers" - et sous la pluie depuis quelques jours. Et l'initiative prise par cet honorable député a surpris plus d'un Congolais!
Lorsque l'Honorable William Canon - un "grand-frère" qui veille sur lui et son collègue député provincial du Mouvement de Libération du Congo (MLC) qui milite avec lui malgré leurs divergences partisanes - l'identifie comme étant imprévisible, on peut être certain qu'il voulait aussi associer à cet adjectif le talent d'improvisateur qui décrit aussi ce mécanicien chevronné qu'est l'Honorable Gecoco Mulumba. En effet, faisant face à des bandits qui veillent aux intérêts de l'"ordre établi par l'imposture", n'ayant trouvé une solution immédiate adéquate pour les victimes et contraint par les conditions climatiques tropicales et ses ramifications car toute la ville de Kinshasa se retrouve en ce moment en pleine saison de pluies, "Gecoco" a choqué le monde en invitant tous les sinistrés et sans-abris à camper devant son garage et bureau à Kingabwa où ils pouvaient avoir entreautres accès à l'eau potable et aux installations sanitaires et aussi jouir d'un minimun de "sécurité".
"Gecoco" aurait pu se poser la question suivante : "Si je n'aide pas toutes ces victimes, que m'arriverait-il?". Au fait, toutes les autorités de la ville, les membres du gouvernement et les "députés" contactés dont un muana ya kingabwa, Serge Welo, n'ont jamais visité les lieux ou le camp des sinistrés et sans-abris depuis que ce crime odieux a été commis par le pouvoir. Mais "Honorable Gecoco" a plutôt inversé la question et s'est dit intérieurement: "Si je n'aide pas ces victimes, qu'est-ce qui pourrait leur arriver?". Voilà une question appropriée posée par cet homme d'Etat qui s'identifie à un simple citoyen avec tous ses défauts mais qui veut défendre son pays, un compatriote qui aime son pays et un croyant dont les convictions religieuses sont fondées sur le christianisme lequel enseigne la compassion!
Une parenthèse. A l'exception de Congomikili.com - seul présent sur les lieux et seul à faire un reportage sur cet épisode tragique - les médias "libres" se sont autocensurés pour des raisons évidentes. Pour tous ces médias qui ont commis l'imprudence de juger prématurement et négativement "Gecoco" suite à ses révélations d'un enrichissement illicite présumé de l'ancien Premier ministre Adolphe Muzito, ils risquent de paraitre ridicules s'ils devaient faire un reportage qui les obligerait de reconnaitre plutôt son héroisme. Après tout, avec l'orgueil inique et aveugle qui caractérise les médias congolais, les excuses ne font pas partie de leur culture!
Par ailleurs, la situation des sinistrés et sans-abris qui sont doublement victimes du terrorisme d'Etat n'est pourtant pas différente - en termes de dégats matériels et humains - de celle des victimes d'un tremblement de terre en Haiti ou d'un tsunami en Indonésie et ne devrait donc pas laisser indifférents les organisations non-gouvernementales (ONG), particulièrement les médecins congolais qui avaient eu l'initiative de traverser le fleuve Congo pour secourir les victimes de l'incendie de la poudrière du quartier Mpila à Brazzaville. Mais, hélàs, "Gecoco" se retrouve, encore une fois, seul avec ses propres moyens très limités pour trouver des solutions immédiates pour ces 800 victimes et, avec le peu d'énergie dont il dispose, combattre les bavures de l'imposture. Pitié!
Il est absolument important de souligner que s'adressant aux sinistrés et sans-abris durant sa première visite des lieux à son retour de Dubai, l'Honorable Gecoco Mulumba a lancé un message clair en forme de question rhétorique qui semble avoir échappé aux Congolais et sur laquelle ils devraient tous méditer. Il s'agit de la question fondamentale suivante : "...Tomonaki na Tunisie ou en Egypte bato batelema po changement ekota. Eloko nini ezangi na Congo po totelema?..."
Alors, bino ba Congolais, bozozela nini? What are you waiting for to bring about change? Qu'attendez vous donc pour initier le changement? Cette question fondamentale est posée en trois langues et "que celui qui a donc des oreilles pour entendre, entende!" Ingeta!
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