Tuesday, April 22, 2014


Wina Lokondo n’a pas compris Honoré Ngbanda!
Par Chryso Tambu, publié le 22 avril 2014

 L’article “Congolais d’origine...”du compatriote Wina Lokondo, publié le 18 avril 2014 sur le site de Congo indépendant, aurait pu être intitulé autrement car il s’agit, semble-t-il, d’une objection addressée implicitement  au président de l’Alliance des patriotes pour la refondation du Congo (APARECO), Monsieur  Honoré Ngdanda Nzambo ko Atumba, suite à son interview du 12 avril dernier sur Congo Horizon au cours de laquelle il remettait en cause la nationalité “congolaise” de MonsieurVital Kamerhe.  Tenant des propos similaires à ceux de l’ancien président de l’Assemblée nationale, cet habitué de Congoindependant.com vient à son tour de rejoindre Mama Kamerhe dans sa tentative de défendre son fils plutôt devant la cour de l’opinion publique. 

Se plaignant d’une soumission éventuelle à un “exercice rédactionnel”, Wina Lokondo souligne que le leader de l’Apareco “a sans doute voulu", par sa note biographique, "prouver sa congolité” par rapport à l’article 6 de la loi congolaise  sur la nationalité. Notons qu’il s’agit plutôt de l’article 10 qui stipule  “Est congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes éthniques dont les personnes et le territoire constitutaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance”. Ensuite, par rapport à  l’article 24 de la même loi excluant cependant les naturalisés congolais de l’excercice de certaines fonctions publiques, il pose la question de savoir quelles seraient ces fonctions et pour quelles raisons.  

 Mais pourquoi pose-t-il le problème seulement maintenant alors que cette constitution tyrannique taillée sur mesure de l’imposteur rwandais Hypolite Kanambe alias “Joseph Kabila” existe depuis 18 février 2006 et que la loi organique limitant les droits des naturalisés congolais, elle, existe depuis l’époque du Mouvement populaire de la révolution (MPR)? Et lorsqu’il écrit  “le discours identitaire, celui sur les “origines”, est de plus en plus présent dans l’arène politique congolaise “, reconnaît-il, lui, la nationalité congolaise d’origine à “Joseph Kabila” alors que Monsieur Honoré Ngbanda avait déjà tiré la sonnette d’alarme dans le magazine Jeune Afrique numéro 323 du 15 janvier 2001?  

The banana is in the pudding. Autrement dit: la réponse à la question de Wina Lokondo est évidente. Sinon, qu’il lise alors l’article “La nationalité congolaise” publié le 4 octobre 2011 par le rédacteur de ces lignes. Et il peut le retrouver dans les archives d’avril 2012 de ce même blog. 

Lorsque ce compatriote mentionne plus loin “Il y a ainsi lieu de faire très attention  au recours au discours identitaire, et surtout à son instrumentalisation en politique, de s’interdire d’agiter, sans raison, des épouvantails”, ignore-t-il vraiment que les viols et les massacres particulièrement à l’Est du Congo-Kinshasa font partie d’un terrorisme d’Etat dont le  commanditaire se trouve au sommet de l’Etat congolais et reçoit des orders de Kigali? Ce qui est regrettable est qu’avec un tel langage, Wina Lokondo soutient encore l’hypothèse selon laquelle la situation à l’Est du pays trouve ses racines dans un conflit intra-tribal et non une aggression rwandaise et/ou ougandaise. Plus grave encore, il ignore ainsi l’existence du M23 – une milice soutenue par Paul Kagame et son gouverneur  “Joseph Kabila” - alors que plusieurs rapports des Nations Unies ont fini par identifier clairement les responsables.  

Une première parenthèse. Très récemment, bien qu’il s’agissait d’une mascarade d’élection présidentielle en 2011, le soutien – au niveau de la diaspora ainsi qu’à l’intérieur du pays et tous tribus confondues – apporté à Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba lors de sa campagne est une preuve que les Congolais ont été capables et sont capables de se réunir librement pour une cause, malgré leurs origines différentes, autour d’un mwana mboka.  Et le cas du Congo-Kinshasa est différent de celui de la Côte d’Ivoire avec “l’ivoirité” (pour ne parler que de celui-là) en ce sens que les Congolais ont affaire à un individu qui prétend être Congolais d'origine mais n’est pas en mesure de le prouver et que ses documents académiques tiennent lieu d'évidences qui indiquent bien qu'il avait une nationalité étrangère au moment où il a terminé ses études. Même si plus tard il aurait eu la naturalisation, toute ambition politique lui est interdite par la loi.

Par ailleurs,  faisant allusion à un jugement érroné et injuste que l’on porte sur un naturalisé congolais, Wina Lokondo écrit “…la fidélité à celle-ci [la nation] n’est pas constatée par des actes , mais présumée acquise par la simple appartenance à la tribu, appartenance reflétée notamment par la consonance du nom…” Et, sous une forme de question,  de surrenchérir  “L’article 24 précité serait-il le paravent officiel à la traîtrise que contiendrait l’AND du Congolais venu d’ailleurs, le non originaire?”. Enfin, répondant lui même à la question, il tire la conclusion suivante:  “L’histoire de la RDC – émaillée des faits, bien nombreux, de pillages et de trahisons du pays par de prétendus Congolais de “souche” – contredit cette stigmatization légale du Congolais de nationalité “d’acquisition, condamné à demeurer un citoyen de seconde zone n’ayant pas voix à tous les chapitres”. 
 
Non, cher compatriote! Sans défendre, encore une fois, cette constitution tyrannique rédigée à Liège et qui a échappé à la vigilance des juristes congolais, et pour compléter Monsieur Honoré Ngbanda qui élaborait sur la notion de la souvaireneté d’un pays ou un Etat lors de sa dernière interview, il est utile de revoir le cas d’un pays d’une stabilité politique qui bat tous les records du temps moderne mais où on a retrouvé jusqu’en 1964 des citoyens de deuxième classe après l’abolition de l’esclavage et qui n'est autre que la République des Etats-Unis. Appréciant les mérites de la Consitution américaine, un Américain né des parents américains (des autochtones) mais en dehors du territoire américain - c’est le cas de l’actuel gouverneur de l’Etat de Michigan  - ne se considère en aucun cas citoyen de deuxième classe ou de “seconde zone” malgré que l'ambition à la magistrature suprême lui soit désormais interdite. La loi, c’est la loi. Par patriotisme, elle est respectée. 227 ans après sa promulgation, personne n’a tenté de la modifier. Et pour comprendre la nécessité ou la raison d’une telle loi, il n’est pas du tout érroné d'estimer qu’après avoir arraché l’indépendance de l’Angleterre, les pères fondateurs de la République des Etats-Unis réunis à la Convention constitutionnelle à Philadelphie le 27 mai 1787 et “souffrant” encore des sequelles d’une colonisation atroce tentaient peut être de prévénir une trahison au plus haut sommet de l’Etat éventuellement avec une infiltration dissimulée organisée de l’extérieur. 

Une deuxième parenthèse. La fille de Wina Lokondo, celle qui a choisi la nationalité belge, certes ne représente pas - aux yeux de son père - un danger pour la Belgique. Cependant plusieurs expériences prouvent que le cas de sa fille n'est pas la règle. Un officier supérieur de l’armée américaine, le major Hassan, un naturalisé américain et un musulman, ne semblait pas non plus représenter un danger pour la sécurité nationale américaine jusqu'au moment où il a tiré - au nom de sa religion - sur ses compatriotes à Fort Hood, dans l’Etat du Texas pour se venger contre sa nouvelle patrie en 2009. Et les deux jeunes gens, aussi des immigrés naturalisés américains et aussi des musulmans, n’ont pas hésité à tuer leurs compatriotes au cours d’un marathon à New York l’année dernière. Enfin, l’ancien président du Péru, Alberto Fujimori, avait lui revendiqué ses origines japonaises pour combattre son extradition. 

Il faut noter que le compatriote Wina Lokondo se perd dans son raisonnement ou oublie simplement de placer les faits dans leur contexte. Certes, les “prétendus Congolais de souche”  ne doivent pas être épargnés. Et personne ne conteste leurs défauts. Mais ici, ayant identifié l’enemi, ces Congolais d’’origine  ont le droit, la responsabilité, la raison et même l’obligation de le chasser surtout qu’ils viennent de découvrir, un peu tardivement malheureusement, qu’il s’agit d’un imposteur venu de l’autre rive de la Rivière Ruzizi en Octobre 1996 et pendant tout ce temps, et en violation des lois du pays, il a oeuvré par déception entre autres se faisant passer pour un fils biologique de Laurent Désiré Kabila. Et maintenant, le danger resurgit avec un autre étranger plus connu pour sa malhonnêté que  son éloquence, un rwandais répondant au nom de Vital Kamerhe et qui a déjà démarrer sa campagne électorale pour 2016  sous la couverture d’une  mascarade de “caravane de la paix”, profitant ainsi de la naiveté des Congolais.   

A lire attentivement Wina Lokondo, on constate qu’il ne s’arrête pas à une simple objection. On a l’impression que cet intellectuel qui fait la fierté de sa région de l’Equateur, s’est déjà engagé dans un pseuso-lobbying en plaidant plutôt pour la cause des étrangers - une démarche insolite au moment où le pays est exposé au danger imminent d'une balkanization et demeure sous occupation. Il est convaincu que seule une naturalisation des étrangers avec tous les droits, et sans exception, représente le salut pour les Congolais d’origine. Et il avance comme argument, entre autres, les réalisations de ces étrangers dont les immeubles qui poussent comme des "champignons" et “contribuant à la modernité”!  

Mais si cela est vrai et qu’il faut donc prêcher l’évangile selon “Saint Lokondo”, comment explique-t-il alors qu’avec “Joseph Kabila” - un immigré illegal rwandais auto-naturalisé congolais mais qui est cependant arrivé au sommet de l’Etat - le Congo-Kinshasa se trouve en feu depuis 2001 avec un bilan lourd de plus de 8 millions de morts? Quant aux étrangers qui sont des collègues de José Makila - le beau-frère de Vital Kamerhe - et qui siègent à l'Assemblée nationale, ont-ils réussi à soulager le quotidien du Congolais d’origine qui vit en toute insécurité? 

Une troisième parenthèse. Ces immeubles qui semblent fasciner Wina Lokondo profitent-ils aux Congolais d’origine? Ne sont-ils pas construits dans une zone d’Apartheid pour ne servir que les étrangers. Et s’ils ne sont pas limités qu’aux étrangers, le Congolais d’origine ordinaire en a-t-il accès avec son maigre salaire s’il en a un? 

A propos de Georges Forrest, William Damseaux et consorts, Wina Lokondo ignore encore une autre realité pourtant évidente et qui est la suivante: le seul et unique objectif de tout homme d’affaires est la maximisation du profit. S’ils peut le réaliser ailleurs, il n’hésiterait un seul instant pour prendre place à bord du premier avion et quitter le Congo-Kinshasa. Mais si ces étrangers ont réellement le souci des Congolais et veulent vraiment contribuer à l’amélioration de leur vie ainsi qu'au développement du Congo-Kinshasa, comme il le prétend, que peuvent-ils alors faire mieux avec une naturalisation qui leur donne tous les droits qu’avec leur présent statut? 

Notre ndeko qui est à Mbandaka fonde son raisonnement ou son argumentation sur de fausses prémisses. Ce n’est pas parce que les Congolais d’origine ont trahi que la solution est d’accorder d'office tous les droits aux naturalisés congolais parce que ces derniers ne vont jamais trahir. Si une telle suggestion est sérieuse, elle relève de la naiveté. Mais s’il s’agit de l’humour, il est alors de mauvais goût.

Wina Lokondo a besoin de suivre de nouveau l’interview du president de l’Apareco. Il sera enfin édifié!
 
 

Tuesday, January 14, 2014

Etienne Tshisekedi est l'homme du passé
Par Chryso Tambu, publié le 14 janvier 2014

"Lorsque la mémoire va chercher le bois mort, elle ramène le fardeau qui lui plait". C'est l'introduction de la chanson intitulée "L'oublier" de l'artiste musicien congolais de Brazzaville, Doudou Copa. Dans son discours du 31 octobre dernier, le président de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, ne s'est pas contenté seulement de déclarer ouvert le séminaire de formation à l'école du parti Anaclet Makanda Mpinga. Tentant de justifier la nécessité d'organiser un tel séminaire qui, d'après lui, devrait engendrer le "changement", il a explicitement endossé toute la responsabilité de la situation que vit actuellement le Congo-Kinshasa au seul "roi du Zaire", le feu maréchal-dictateur, Mobutu Sese Seko, 16 ans après sa mort, en vue de tromper la vigilance du peuple congolais et de plaire au pouvoir d'occupation avec lequel il collabore depuis 2001 dans l'obédience de ceux qu'il appelle les "décideurs internationaux". Et sur cette même note de la chanson "L'oublier", le "sphinx de Limete" autoproclamé président doit être oublié.

Dans le site internet officiel de l'UDPS (udps.org), l'actualité est gelée dans le temps. La dernière information postée la veille de l'année 2014 est celle relative à l'évènement du 31 octobre 2013 - certes en lieu et place d'une présentation des voeux ou d'un message de nouvel an de la part du "président élu de la République démocratique du Congo" - et non sans décevoir. Sous la rubrique "Quoi de neuf?" et à côté d'une photo du président de l'UDPS coiffé de sa casquette habituelle (un "muniéré" surnommé de nouveau "imperium"), il est écrit "...Il a rappelé les embûches que l'UDPS a du traverser (plusieurs dictatures successives)...", alors que le leader lui n'a mentionné devant la foule qu'une et une seule dictature - les 32 ans du parti-Etat, le Mouvement populaire de la révolution (MPR). Mais dans le texte synthèse de l'intervention d'Etienne Tshisekedi, le porte-parole Joseph Kapika, outre la victoire du 24 avril 1990 sur la dictature du "roi du Zaire" avec le multipartisme restauré que seul se réclame son parti, il écrit "Malheureusement, le 17 mai 1997, arrive un monstre qui a qualifié lui-même l'AFDL le conglomérat d'aventuriers est venu interrompre les possibilités pour l'UDPS, sa cible principale, de s'organiser, en interdisant les activités politiques". Pas un mot sur l'imposteur "Joseph Kabila" et son PPRD dont fait partie le M23!

Mais il faut rendre justice à l'histoire. Laurent Désiré Kabila n'est-il pas mort un 16 janvier 2001? Qui a "hérité" de son pouvoir? L'"héritier" qui se fait appeler "Joseph Kabila" (Hypolite Kanambe de son vrai nom) n'est-il pas de nationalité rwandaise? Et le multipartisme est-il synonyme de démocratie? Enfin, le Congo-Kinshasa est-il une démocratie, une république ou sous occupation?

On a tendance à croire du côté de l'UDPS que les archives entre le 16 janvier 2001 et le 31 octobre 2013 n'existent pas ou ont toutes été brûlées et que personne ne se rappelle donc de l'histoire politique du Congo. Et s'adressant aux kinois venus nombreux et anticipant entendre plus qu'une déclaration de l'ouverture du séminaire, l'histoire du Congo - pour ce leader de l'UDPS et candidat malheureux à la mascarade d'une élection présidentielle en 2011 où il a lui-même cautionné la candidature frauduleuse de l'imposteur rwandais - ne compte que 32 ans de dictature sur ses 53 ans d'indépendance!

Par ailleurs, la vérité qui demeure un tabou au sein de l'UDPS est manifeste dans l'interview du 3 janvier 2014 accordée à Ndeko Eliezer Ntambwe où on voit Monsieur Albert Moleka, directeur de cabinet et porte-parole du président du parti, très inconfortable et se battre pour défendre l'image d'Etienne Tshisekedi. Cependant, les gestes de ce collaborateur loyal - particulièrement ses jambes qui vacillaient - étaient plus éloquants que ses déclarations sans convictions. Et comme s'il avait reçu une instruction de son chef, lui aussi n'a pas mentionné les mots "occupation" et "imposture". Mais il a retenu dans son vocabulaire les mots "hiérarchie", "régime" et "pouvoir" - tous des termes vagues  qui dissimulent  toute vérité offensive à l'imposture ou au pouvoir d'occupation - et d'ajouter, pour montrer sa sympathie envers ndeko Eliezer qui a eu dernièrement des ennuis avec l'imposture, "un pouvoir qui commence à créer des martyrs, c'est un pouvoir qui est déjà à la porte de sortie". Mais ce proche collaborateur d'Etienne Tshisekedi oublie que son chef gêne en effet la sortie.

Hélas! Le combat avec Etienne Tshisekedi est enfin perdu!

chryso45@hotmail.com

Tuesday, October 15, 2013

Le "dauphin" Félix Tshisekedi défend lamentablement son père
Par Chryso Tambu, publié le 15 octobre 2013

Une vidéo postée sur internet par The Voice of Congo et qui circule dans facebook depuis une dizaine de jours identifie Félix Tshisekedi, secrétaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) chargé des Relations extérieures, jetant un blâme sur tous les Congolais, sauf ceux de son parti qui siègent au parlement, lors d'un point de presse organisé par le comité directeur de Kongo moko - une organisation congolaise basée en Suède. Devenu la voix de la raison au sein de l'UDPS ainsi que ministre des Affaires étrangères de facto d'un gouvernement fantôme dirigé par le président autoproclamé Etienne Tshisekedi wa Mulumba à qui on reproche le mutisme, le "dauphin", hanté par cette question et déterminé à défendre son père à partir de la diaspora d'où viennent toutes les critiques, refuse de reconnaìtre sa responsabilité face au drame congolais. Il révèle pour la première fois avec précision que le candidat malheureux à la mascarade de la présidentielle de 2011 avait donné à deux reprises le mot d'ordre pour un soulèvement populaire sous forme de "messages codés". Mais ce dernier ayant été ignoré à chaque instant, il en a tiré les conséquences selon lui. Cependant, le "dauphin" affirme aussi que la résidence surveillée imposée au président autoproclamé par le pouvoir en place ne pouvait pas non plus lui permettre de travailler normalement même si ce "vieux politicien" s'ést organisé pour que la luta continua. Certes, une contradiction et une confusion!

Félix Tshisekedi fait référence à deux "messages codés". Le premier, dont il se garde de répéter tout le contenu pour une raison évidente, promettait en effet une "récompense très importante", c'est à dire des sous, à la personne qui aurait emené "Joseph Kabila" ligoté auprès d'Etienne Tshisekedi et l'autre, une invitation à l'improviste à une centaine de partisans de l'UDPS venus assister à sa "prestation de serment" en sa résidence à Limete à l'accompagner au Palais de la nation lequel représente pour lui "le symbole du pouvoir".

Ces deux "messages codés"qui ne ressemblent en rien à un mot d'ordre mais plutôt à une comédie ou une blague que se racontaient et certainement continuent de se raconter les Kinois autour d'un pot sont une preuve d'irresponsabilité de la part de ce leader qui prétend être capable de diriger le Congo-Kinshasa avec l'immensité de son territoire et ses "70 millions" d'habitants. Le premier, particulièrement, ne semble pas avoir été adressé aux Congolais car la sécurité de l'imposteur "Joseph Kabila" (Hypolite Kanambe de son vrai nom) est assurée par ses compatriotes rwandais (des tutsis armés jusqu'aux dents) ou une milice étrangère. Et ce n'est pas avec les mains nues ou des mâchettes que les Kinois peuvent donc le capturer. Mais si le "dauphin" reste convaincu que ce "message codé" et qui fait mention d'une "récompense très importante" était destiné aux Congolais, il s'agit alors d'une corruption, c'est à dire une antivaleur que l'UDPS feint donc de combattre! Et au lieu de diriger par conviction et enseigner la moralité aux Congolais, en même temps cultiver en eux le nationalisme et le patriotisme ainsi qu'insister sur le bien-fondé ou l'importance et le privilège de rendre service à la nation, son père encourage à son tour l'immoralité et l'égoïsme.

Une parenthèse. Lorsque le "dauphin" affirme que ces "messages codés" ont comme objectif le  soulèvement populaire, il n'a pas la maturité pour comprendre qu'il confirme implicitement que son père, le président autoproclamé Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a lui-même peur. En effet, lors de la mascarade de la presidentielle de 2011, il avait cautionné la fraude alors qu'il avait le droit, la responsabilité, la raison et même l'obligation de contester la candidature de l'imposteur "Joseph Kabila", mettant ainsi en péril l'avenir de tout un peuple. Quoi d'autre peut expliquer la trahison de sa part si ce n'est la peur de l'imposteur?

Maintenant que l'étau de l'imposture autour d'Etienne Tshisekedi s'est désserré, reconnaît le "dauphin", il serait incompréhensible, d'après lui, que son père observe son mutisme "pendant encore un an". Mais pourquoi "un an"? Le président autoproclamé ne devrait-il pas s'adresser à "son peuple" dans l'immédiat - essentiellement pour le rassurer - étant donné que son parti avait surtout fait croire à l'opinion qu'il était important et urgent qu'il lui communique un message (codé ou non codé) en date du 10 mars dernier à sa descente d'avion en provenance d'Afrique du Sud?

Une autre parenthèse. Le 13 mars dernier, le "vuvuzélateur" de l'imposture, Lambert Mende Omalanga, déclarait à la presse que le candidat malheureux Etienne Tshisekedi revenait d'une visite médicale en Afrique du Sud. Cependant, la base de l'UDPS faisait, elle, état d'une visite sur invitation des sud-Africains en précisant que "le président-élu avait pris des contacts de  haut niveau" lors de son séjour à Johannesbourg et ,semble-t-il, dans le cadre de la recherche pour l'imperium. Mais la version de l'imposture est plausible pour la simple raison que le "sphinx de Limete" avait quitté sa résidence sans crier gare et sans difficultés - un fait surprenant pour quelqu'un qui a été placé sous résidence surveillée - ce qui signifie l'imposture avait été approchée pour donner son aval. De même, dans le site internet de l'UDPS, rien n'avait été signalé à la même époque à propos de l'importance d'une prétendue conférence sur le "rôle des armées en Afrique" comme le prétendait un représentant de l'UDPS de la diaspora qui avait requis l'annonymat. Parmi ces "contacts de haut niveau" dans le pays de Nelson Mandela aurait figuré une autorité ou liaison de l'imposture qu'Etienne Tshisekedi aurait rencontrée secrètement. Et il était même question que ce "vieil opposant" congolais annonce son retrait de la scène politique à son retour et, ce, après avoir connu une déception avec "Matebagate" ou "Traité de Nice" - un dossier où on a retrouvé ses empreintes même si le "dauphin" aujourd'hui nie tout ou prétend qu'il s'agit d'un dossier vide (cfr. "Le Traité de Nice et la fin de la carrière politique d'Etienne Tshisekdi" publié dans ce même blog). Finalement, l'imposture ne pouvant risquer gros avait décidé d'annuler le meeting populaire qui était prévu à la place du Cinquantenaire.

Si Etienne Tshisekedi ne se retrouve plus en résidence surveillée, c'est parce que l'imposture vient elle aussi de conclure très correctement que le père du "dauphin" est un homme fini!

chryso45@hotmail.com

Sunday, June 16, 2013

Félix Tshisekedi et l'absurdité d'un "dauphin" mal préparé!
Par Chryso Tambu, publié le 16 juin 2013

Certes, espérant détourner toute l'attention de la disapora sur son père, Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba - le candidat malheureux à la "présidentielle" de 2011 mais qui s'était autoproclamé "président de la République démocratique du Congo" - à qui on reproche le mutisme depuis sa "prestation de serment" au mois de décembre 2011, le secrétaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) chargé des Relations extérieures, Monsieur Félix Tshisekedi, a tenu à Kinshasa, le 30 mai 2013, un point de presse où il est encore revenu sur deux thèmes absurdes, à savoir la "vérité des urnes" et ses "émoluments au parlement", adoptant par moment un language avec un ton réconciliant qui semble signaler à l'imposture l'intention de son parti de négocier éventuellement une sorte de "transition" avec le pouvoir en place lequel tente d'organiser depuis un certain temps un "dialogue intercongolais". Le "dauphin" est confronté à la réalité suivante: le "sphinx de Limete" est un homme fini!

Un documentaire amateur d'une quinzaine de minutes, posté dans le site internet youtube par Voice of Congo le 6 avril 2013 - très curieusement 16 mois après l'évènement comme s'il était soumis à une quelconque censure de la part de l'UDPS - et qui illustre davantage cette réalite, demeure choquant car ses images inédites viennent une fois de plus de confirmer la trahison de la part d'un vrai fils du pays ,"Ya Tshi-Tshi", qui représentait, avant la mascarde d'élection présidentielle en 2011 et "Matebagate", l'espoir de tout un peuple. Répondant dans la vidéo à la question sur l'interdiction de son meeting, le même jour du 26 novembre 2011, par le gouverneur de la ville de Kinshasa, au moment où il tentait de rejoindre des milliers de kinois au stade des martyrs, après que l'atterrissage de son jet à l'aéroport de Ndjili où bon nombre de militants de son parti étaient mobilisés pour l'acceuillir lui avait été refusé une heure auparavant, Etienne Tshisekedi, très visiblement agité, s'écrie: "Qu'est-ce qu'il représente, le gouverneur-là!", faisant clairement allusion à André Kimbuta du PPRD ( le parti de "Joseph Kabila"). "Je vous dis que son chef est Rwandais!", lâche-t-il. Et de surenchérir: "...Tout le peuple, partout où je passais, me demande de renvoyer ce rwandais à Kigali...Sa place n'est pas ici!...".

Voilà donc ce qui est évident au sujet de ce que savait le "sphinx de Limete", alors candidat numéro 11, à ce moment-là, c'est à dire bien avant le 28 novembre 2011, à propos de faux et usage de faux de l'imposteur rwandais "Joseph Kabila" - Hypolite Kanambe de son vrai nom - qui dirige le Congo-Kinshasa avec défi depuis 2001 et qui osait pour la deuxième fois, se moquant toujours des Congolais, briguer un second mandat. Mais alors, pourquoi Etienne Tshisekedi a-t-il donc cautionné la fraude? Ne s'agit-il pas d'un paradoxe? Ce sont deux questions fondamentales que la presse "libre", mais visiblement intimidée par le charisme et la popularité du "sphinx de Limete" ainsi que le fanatisme sans précédent des combattants de la diaspora, n'ose poser ni à Tshisekedi-père, ni à Tshisekedi-fils, ni à un autre cadre de l'UDPS.

Il sied de mentionner que l'auteur du présent article reste le seul à avoir engagé une discussion à ce sujet le 3 juillet 2012, au cours d'une émission sur Radiolisolo.com avec Félix Tshisekedi, et ce dernier avait indiqué que toute allusion faite ou une stratégie qui fait référence aux origines rwandaises de l'imposteur revêtaient un caractère "hypocrite, raciste et populiste". Incidemment, d'après son raisonnement, ces trois adjectifs devraient alors bien décrire le "sphinx de Limete", son père, par rapport au documentaire-video qui vient d'être rendu public et qui reprend la déclaration de ce dernier à l'aéroport de Ndjili. Mais la gravité d'un tel raisonnement absurde de la part de ce "dauphin" qui semblait jouer à l'avocat du diable est qu'il reconnait ainsi implicitement à l'imposteur la nationalité congolaise non pas d'acquisition individuelle mais d'origine et, ce, de par sa candidature à la magistrature suprême que Félix Tshisekedi juge donc avoir été conforme à la loi étant donné qu'elle avait été certifiée par la Cour suprême de justice laquelle est inféodée au pouvoir.  Or, comme il a été démontré et souligné à plusieurs reprises dans divers articles dans ce même blog avant et après le 28 novembre 2011, l'imposteur - un rwando-tanzanien - n'a ni la nationalité congolaise d'acquisition individuelle et encore moins la nationalité congolaise d'origine.

Mais comment le "dauphin" peut-il donc réconcilier la déclaration de son père du 26 novembre 2011 à son raisonnement du 3 juillet 2012? Nonsense! Ou alors, l'auteur du présent article ignore tout simplement qu'entre ces deux dates, l'imposteur avait finalement obtenu la nationalité congolaise en bonne et due forme. Et si tel est le cas, ne s'agit-il pas alors d'une violation de l'article 72 de la Constitution tyrannique de la "République démocratique du Congo" rédigée à Liège, en Belgique et, par ironie, taillée sur mesure de l'imposteur?

Une parenthèse. Dans son rapport sur l'"élection présidentielle" du 28 novembre 2011 au Congo-Kinshasa, publié le 10 décembre 2011, le Centre Carter tirait la conclusion suivante: Cette déclaration ne remet pas en cause nécessairement l'ordre des résultats des candidats tel qu'annonçé par la CENI mais précise que le processus de compilation est non crédible". Ce document indépendant que personne au monde n'a jamais contesté mais que beaucoup ont voulu interpréter à leur avantage ne suggérait en aucun cas que l'imposteur avait en effet gagné l'"élection"! Et continuer donc d'évoquer la "vérité des urnes" pour revendiquer la "victoire" du "sphinx de Limete" est donc une absurdité. Certes, il y a eu fraude, tricherie et irrégularités. Mais la fraude qui aurait dû et doit, avant tout, être dénoncée haut et fort (comme dans le documentaire rendu public malheureusement très tardivement) et qui est à la base de tous les maux au Congo-Kinshasa et qui devrait susciter la révolte du peuple congolais aujourd'hui est celle qui remonte officiellement au 26 janvier 2001 avec le premier coup d'Etat de l'imposteur. Puisque la video est enfin sortie, que le "sphinx de Limete" prenne alors tout son courage et agisse, c'est à dire en répétant le même message mais accompagné, cette fois-ci, d'un "mot d'ordre" avec le peu de souffle qui lui reste encore! C'est maintenant ou jamais!

Par ailleurs, dans un geste qui fait des ouvertures de négociation à l'imposture et en même temps accorde une légitimité tacite à un pouvoir illégal et à un parlement-croupion basé sur la fraude, Félix Tshisekedi a bien choisi le moment (après avoir quitté Bruxelles) et le lieu (à Kinshasa et devant une presse amicale ou timide) pour annoncer à la face du monde sa décision de percevoir ses émoluments au parlement mais en indiquant, pour tromper la vigilance de la diaspora particulièrement, qu'il allait les confier à la charité ou les consacrer à des activités dans son "fief électoral" à Mbuji-Mayi. Lassé d'un exil volontaire avec un séjour autorisé en Belgique qui dépend de son calme et envisageant un avenir sans le "sphinx de Limete" ainsi qu'une longue carrière politique pour lui-même, le "dauphin" a trouvé la nécessité de se positionner et de faire donc maintenant cette concession - une stratégie absurde qui lui permet tout de même d'entrer dans le jeu politique sur un terrain piégé, miné et totalement controlé par l'imposture - en espérant que le charisme et la popularité que jouit encore ce vieux politicien qui est son père et dont il porte le nom puisse lui servir d'atout politique.

Si Félix Tshisekedi se considère "député national" avec tous les droits et privilèges au même titre que ses "collègues" de l'UDPS sélectionnés et nommés, comme lui, par le pouvoir en place mais qui ont désobéi au "mot d'ordre" de leur leader en rejoignant l'hémicycle qui abrite l'Assemblée nationale - la jungle nationale - pour des considérations sociales ou une gratification personnelle instantanée, sa prétention d'avoir droit aux émoluments ne se justifie pas par rapport à l'article 110 de cette constitution qui a été imposée aux Congolais. Mais, évidemment, le Congo-Kinshasa est une république bananière où on ignore le droit ou la logique.

Lorsque le "dauphin" identifie aujourd'hui ses "collègues" comme faisant partie du "groupe parlementaire de l'UDPS", cela prouve non seulement que ces aventuriers - considérés jadis des "traitres" - n'avaient jamais été chassés du parti, contrairement à ce que l'UDPS a fait croire à l'opinion, mais que l'Etat de droit et la lutte contre les antivaleurs sont désormais des slogans vides d'un parti en perdition.

Félix Tshisekedi est donc convaincu qu'il peut se baigner dans la rivière sans se mouiller. Une absurdité!

chryso45@hotmail.com

Wednesday, April 10, 2013

Le combat est presque perdu avec Etienne Tshisekedi!
Par Chryso Tambu, publié le 10 avril 2013

A côté de la naïveté, l'illusion, l'ambivalence, le ridicule, la contradiction, l'incohérence, l'amateurisme et/ou l'irresponsabilité qui ont déjà élu domicile dans le chef du président de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, l'insanité - une tentative répétitive en espérant obtenir un résultat différent - semble aussi s'être installée avec toute la mobilisation, dernièrement, pour son acceuil après un séjour en Afrique du Sud autorisé par l'imposture ainsi qu'un rassemblement populaire à la place du cinquantenaire qui était prévu le même jour. Le "sphinx de Limete" aurait-il envisagé de tester le pouvoir en place après un temps mort? S'agissait-il d'une provocation ou d'un défi contre l'imposture? Avait-il réellement "un message important" à adresser au peuple congolais ou cherchait-il plutôt à détourner l'attention de la diaspora sur "Matebagate" ou le "Traité de Nice" qui a crée une division entre les combattants et les résistants?

Le secrétaire général de l'UDPS, Bruno Mavungu, sermonnant au passage la presse qui aurait fait allusion à un voyage médical plutôt qu'à une "invitation" de Monsieur Etienne Tshisekedi en Afrique du Sud, annonçait le 7 mars dernier que "...l'essentiel est que le chef de l'Etat revienne d'un voyage au cours duquel il a pris beaucoup de contacts de haut niveau...c'est ainsi qu'il a décidé d'adresser un message au peuple congolais...". Insistant non seulement sur l'importance mais aussi l'urgence de ce "message", le secrétaire général - lequel semblait être en contact permanent avec son patron et avoir reçu directement de lui l'instruction - d'ajouter, tout en avouant que son parti est dans la recherche de l'imperium, que "...Quoi de plus normal que nous puissions...que le peuple congolais ait ce message le jour même là...". Voilà donc une déclaration qui mettait déjà l'UDPS et l'imposture en cours de collision.

Mais l'incident du 10 mars 2013 - un déjà vu all over again - était prévisible. Le 26 novembre 2011, à la veille d'une mascarade d'élection présidentielle, la milice de l'imposteur déguisée en police nationale avait bloqué le cortège d'Etienne Tshisekedi à l'aéroport international de Ndjili, le séquestrant ainsi dans un véhicule utilitaire pendant près de 10 heures et jusque très tard dans la nuit afin de l'empêcher de rejoindre les milliers de militants de son parti dans la dernière étape de sa "campagne électorale" au stade des martyrs au centre-ville de Kinshasa. Et cette fois-ci, revenant d'un voyage en Afrique du Sud, le "candidat malheureux" - il a en effet perdu l'"élection" en cautionnant la fraude de l'imposteur - n'a pas pu non plus s'adresser aux Kinois car lui et son épouse qui l'accompagnait avaient été kidnappés à leur descente d'avion par les service du pouvoir en place pour les relâcher plus tard à leur domicile - une résidence surveillée - dans le quartier de Limete. L'imposture ne pouvait donc pas prendre le risque de permettre au "sphinx de Limete", un leader charismatique et populaire, de jouir d'un acceuil triumphal surtout après la déclaration du secrétaire général de l'UDPS certes jugée inquiétante ou même - pourquoi pas - belliqueuse par le pouvoir.

Cette déclaration du secrétaire général est très révélatrice. Si effectivement le "candidat malheureux" a rencontré les responsables sud-africains, cela ne peut être que dans le cadre de la recherche de l'imperium car toute autre initiative l'aurait transformé en un "envoyé spécial", "Premier ministre" ou "minstre des Affaires étrangères" qui opère dans l'ombre et qui oeuvre pour l'imposture gérée par Hypolite Kanambe alias "Joseph Kabila". A ce moment là, il serait revenu dans la logique des négociations ou dialogues pour lesquels il solliciterait ainsi une médiation assurée par les autorités sud-africaines en vue de sauver sa face. Cependant il avait déjà exclu cette éventualité dans son message de nouvel an lorsque, répondant à sa propre question de savoir pourquoi il n'avait pas encore l'effectivité de "son pouvoir", il avait déclaré que "...Certains ont vu dans ce délai ce qu'ils appellent impasse ou crise qu'il faut résoudre par des dialogues ou des négociations; d'autres ont vu dans cela tout simplement un sabotage de la part de la communauté internationale...". "Je vous affirme ce jour", avait-il ajouté, "que ce n'est ni l'un ni l'autre...".

Mais dans cette démarche pour l'imperium, le "candidat malheureux" s'y prendrait trop en retard et toquerait à la mauvaise porte car, comme l'avait souligné correctement le Pasteur Christophe Bea Mulumba - un des gangsters signataires du "Traité de Nice" au micro de Congo-Mikili au mois de janvier dernier -, aucun lobby n'est disposé à l'accepter "à la tête du pays". Pour quelle raison donc la communauté internationale dont les tenants du pouvoir (l'entourage du président Jacob Zuma et d'autres leaders de l'ANC) en Afrique du Sud dépendent ou en font partie devraient lâcher l'imposteur qui garantie et protège leurs interêts miniers au Congo-Kinshasa? Etienne Tshisekedi n'avait-il pas été ignoré par cette communauté internationale lorsque la Commission Electorale Nationale "Indépendante" (CENI) annonçait des faux résultats de la "présidentielle" en décembre 2011 malgré l'objection de l'Eglise catholique et le rapport critique de la fondation Carter? Et pourquoi devrait-elle s'intéresser maintenant à un nationaliste et "un tigre sans griffes"?

Jusqu'à présent, toutes les indications suggèrent que ce fameux "message au peuple congolais" était une farce! En effet trente jours plus tard, personne n'en parle. Mais qu'advient-il de l'importance et de l'urgence de ce "message" tel que l'avait souligné le secrétaire général Bruno Mavungu devant la presse? Doit-on conclure qu'aussi longtemps que l'imposture ne permettra pas au "sphinx de Limete" d'engager directement la foule, ce "message" ne sera jamais délivré au peuple congolais?

Il sied de mentionner que retrospectivement le combat pour la libération du Congo-Kinshasa était d'office perdu avec Etienne Tshisekedi peu avant même la mascarade de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011.  Au moment où il avait décidé de rejoindre la course à la magistrature suprême, il avait le droit, la responsabilité, la raison et même l'obligation de contester la candidature de l'imposteur rwandais Hypolite Kanambe - le bébé-éprouvette de Louis Michel avec une identité fabriquée de toute pièce et adopté par la communauté internationale - rien que sur base de sa nationalité congolaise frauduleuse. Cependant le candidat numéro 11 avait plutôt choisi de cautionner la fraude et de légitimer l'"élection" avec sa propre candidature et ce avec une soi-disant garantie ou promesse de part des "décideurs internatinaux" qu'il avait préféré obéir et qui l'ont abandonné juste après la mascarade. Mais malgré cela et pendant que toutes le conditions étaient réunies pour rendre le pays ingouvernable, il s'est plutôt plongé dans le mutisme comme s'il craignait un chantage de la part  de ces "décideurs internationaux". Peut-être aussi que ce mutisme s'explique par le fait que le "Traité de Nice", lequel présentait pour lui une lueur d'espoir, venait d'être signé en janvier 2012 et il attendait donc le coup d'Etat.

Une parenthèse. L'Honorable Gecoco Mulumba exhortait l'année dernière les Congolais publiquement et à plusieurs reprises en plein centre de Kinshasa d'initier une révolution à la tunisienne ou à l'égyptienne pour libérer le pays de l'occupation. Cependant, il s'est retrouvé seul dans ce combat alors qu'il opérait à une dizaine de minutes du siège de l'UDPS.

Par ailleurs, la popularité du "sphinx de Limete" émane de son courage d'avoir claqué la porte à son ancien patron, le feu maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko, à l'apogée de son règne, abandonnant ainsi tous les privilèges qui accompagnaient les fonctions qu'il occupait durant la deuxième république. Et c'est ce même courage qui lui a valu le surnom de "Moise"- une référence biblique - car le peuple congolais s'attendait à ce qu'il l'aide à se débarasser du mobutisme. C'est aussi ce même peuple qui chantera la cantique "Zongisa ye na Rwanda" en 2011 et qui s'attendra à ce que le même "Moise" - celui qui est identifié d'une manière intime depuis un certain temps comme"Ya Tshi-Tshi" - puisse renvoyer l'imposteur vers ses origines, c'est à dire au Rwanda. Et cette mission que le peuple lui avait confiée aurait du commencer justement par la contestation de la candidature frauduleuse de l'imposteur.

Il faut dire que bien qu'il soit tard, il n'est pas encore trop tard. Mieux vaut tard que jamais! Le "sphinx de Limete" devrait donc s'inspirer de l'exemple de ce jeune Kinois courageux, Gecoco Mulumba, pour organiser la désobeissance civile s'il a encore la conviction que la révolte d'un peuple est plus puissante qu'une bombe atomique. Et il n'a pas besoin de recourir à Zuma ou au collège des hospitaliers pour le faire. Il suffit, par exemple, de paralyser l'administration publique pour que l'imposteur prenne le large. Les Egyptiens n'ont-ils pas mis les Américains qui ont soutenu le dictateur Hosni Mubarak pendant trois décennies devant un fait accompli avec le Printemps arabe?

Etienne Tshisekedi n'a donc personne d'autre à blamer que lui-même. Et les Sud-Africains lui auraient certainement dit la même chose en zulu: "Uzenzile".

chryso45@hotmail.com






Wednesday, February 20, 2013

Le "Traité de Nice" et la fin de la carrière politique d' Etienne Tshisekedi
Par Chryso Tambu, publié le 20 février 2013

L'article précédent intitulé "Les intellectuels congolais sont des vrais ennemis du peuple", publié dans ce blog le 9 janvier dernier, tirait la conclusion suivante: "Hélas! Les intellectuels congolais sont plutôt des idiots!". Cette conclusion vient une fois de plus de se confirmer dans une grande polémique entre, apparemment, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et l'Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO), au sujet de la dénonciation et condamnation du "Traité de Nice" par le président national de l'Apareco, Monsieur Honoré Ngbanda Nzambo-Ko Atumba. Ce "Traité" signé entre une confrerie dénommée le "collège des hospitaliers" et une dizaine de gangsters congolais réunis en "Conseil national congolais" engage directement ou indirectement la responsabilité du président de l'UDPS, Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba, dans une aventure rocambolesque pour le pouvoir - surnommée "Matebagate" en rapport avec l'île de Mateba dans le Bas-Congo - qui comprend le bradage de la souveraineté nationale et de l'intégrité territoriale du Congo-Kinshasa. Pendant que les uns, dont Madame Justine Kasa-Vubu, estiment que l'acte posé par le numéro un de l'Apareco fait preuve de courage et de patriotisme tandis que celui du  gang congolais une "haute trahison", les autres, dont la plupart des hauts cadres et des combattants de l'UDPS, portent plutôt un jugement sévère envers lui en le traitant de tous les noms. Mais les jeux sont faits! Les dix gangsters congolais ont déjà cédé l'île de Mateba il y a de cela un an.

Ces Congolais qui considèrent "Matebagate" comme étant une distraction ou une affaire "rigolo" semblent ne pas être très bien informés et ne saisissent pas toute la gravité de l'histoire, alors que tout comme pour l'affaire "Watergate" qui avait forcé le président américain Richard Nixon à démissionner, l'affaire "Matebagate" risque de conduire "l'opposant de carrière" ou le "vieil opposant congolais" Etienne Tshisekedi vers une retraite politique anticipée. Ses lieutenants, dont le Docteur François Tshipamba Mpuila - gang leader aux négociations qui ont abouti à la signature et ratification du "Traité" qui porte le nom de la ville de Nice et cadre de l'UDPS chargé des stratégies mais qui se retrouve aujourd'hui désavoué par les siens et non sanctionné par le parti - , ayant tous réalisé le danger, tentent de convaincre les Congolais que la base du parti et son président n'ont absolument rien à voir avec "Matebagate".

Cependant, le journal Nice matin, dans son article publié en date du 18 février 2012 sous le titre "La révolution congolaise se prépare à Nice", suggère autrement et écrit que "...le 17 janvier, dans un salon du palace niçois, le Conseil national congolais a vu le jour. Sa déclaration constitutive, baptisée "Traité de Nice", a été ratifiée notamment par le Dr. François Tshipamba, le porte-parole en Europe du principal opposant à Joseph Kabila, Etienne Tshisekedi". Ensuite le journal mentionne, citant le conseiller politique de Tshisekedi joint la veille au téléphone depuis Kinshasa, "Si on n'y parvient pas, ce sera un bain de sang". Et, au cours de cette même interview téléphonique, le conseiller politique de renchérir "Nous avons crée à Nice une représentation en exil de notre gouvernement...qui, ici, ne peut pas s'exprimer", note le journal.

Voilà un détail essentiel qui contredit la version des faits ou les différentes déclarations de Docteur Mpuila ainsi que celles de tous les cadres de l'UDPS qui viennent à la défense de leur président et qui nient tous, à l'exception du "ténor" Mpuila, en savoir quelque chose à propos de ce fameux "Traité de Nice" avant qu'il ne circule sur internet.

Une parenthèse. Nulle part dans l'article le nom de l'ancien secrétaire général de l'Apareco, le pasteur Faustin Shungu Okitowungu et, encore moins, celui du président national Honoré Ngbanda sont cités. La déclaration de ce dernier, selon laquelle il n'aurait été informé de l'aventure que tout au début et qu'il aurait, à ce moment là, instruit le pasteur de ne plus se meler de ce projet, semble être vérifiée. Mais espérant incriminer Monsieur Honoré Ngbanda en faisant référence à cet article que son collaborateur, d'après le Dr. Mpuila, lui aurait confirmé l'avoir envoyé via fax à son patron le jour même du 18 février 2012, au contraire, il l'épargne davantage car, en le lisant, rien effectivement ne saute aux yeux.

Mais l'article ne se termine pas là et la suite est même explosive! Jean François Roubaud, son auteur, écrit sous le sous-titre "Le palace transformé en QG" que "Pendant qu'un de ses jeunes collaborateurs pianote son iPad, en quête de liens avec les Congolais de l'intérieur, le vieil opposant qui, depuis 1954, se bat pour un Congo libre, assure cependant que le temps est venu..." Et citant le vieil opposant dans ce qui semble être une conversation avec lui, le journaliste rapporte "...L'exaspération a atteint toutes les couches de la société. Et nous sommes là pour soutenir le combat pacifique mais déterminé du peuple".

Une question fondamentale: Cette allusion faite au "viel opposant" par le journaliste n'a-t-elle pas trait au "sphinx de Limete" Etienne Tshisekedi wa Mulumba?

Il est regrettable que non seulement les hauts cadres de l'UDPS, avec le Dr. Mpuila en tête, nient toute implication de la base du parti et son président dans "Matebagate" mais, ayant constaté très rapidement l'échec d'une telle stratégie, ils se sont aussi livrés à insulter, injurier, calomnier et vilipender le "messager". Rejoignant ainsi la campagne de dénigrement dirigée contre le président national de l'Apareco dans deux émissions de Diapora Network 247 télévisées sur internet le 14 janvier dernier et animées à partir du Canada par Charles Kajingu Mpumpu, un modérateur qui a totalement manqué de professionalisme, les trois invités, en l'occurrence Albert Musualendu Mbuyamba, Sylvain Kalala Nsenda et Hurbain K. Ndondo, n'ont exhibé ni la qualité intellectuelle des professeurs d'université dignes de leur rang ni l'humilité requise aux hommes sages. Le pire est que ces trois intellectuels sont tous d'avis que l'essentiel avec le "Traité de Nice" est de libérer le pays! Avec l'hypothèse qu'ils l'ont lu et bien compris, cette "libération" pour ces trois intellectuels, semble-t-il, vaut sans doute la cession de l'île de Mateba, le déplacement forcé ou l'évacuation de force de ses occupants et éventuellement leur assujettissement. Et ils ont eu même l'audace de justifier indirectement ce "Traité" et d'une manière implicite en faisant référence à la loi Bakajika. Mais l'article 2 de l'accord de Lemera qui stipule "Le sol et le sous-sol appartient à l'alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo" avait-t-il tenu compte de la loi Bakajika au moment il avait été conclu avec Laurent Désiré Kabila en 1996? Et les hospitaliers maintenant n'exigent-ils pas, d'après les articles 3, 4 et 5 de ce fameux"Traité de Nice", que la propriété, l'indépendance et la souveraineté de l'île de Mateba non seulement leur soient reconnues mais que cela soit aussi inscrit dans la nouvelle constitution? Une constitution ne représente-t-elle pas la loi suprême d'un pays?

Une autre parenthèse. L'intention (bonne ou mauvaise soit-elle) de Monsieur Honoré Ngbanda importe peu étant donné que le "Traité de Nice" est entré en vigueur dès l'echange des ratifications en date du 18 janvier 2012 et ce conformément à son article 27 . Cependant, les trois signataires - Docteur François Mpuila, Maitre Georges Mungambendo Polo et le Pasteur Christophe Bea Mulumba - misent sur l'ignorance, la naiveté et le manque de vigilance de la part du peuple congolais pour tenter de défendre leurs actions en prétendant que ledit traité n'est qu'une proposition à soumettre à son approbation et fera l'objet d'un débat national au "moment opportun"(un autre mensonge car nulle part il est ainsi mentionné dans le "Traité). Mais admettons que ces trois gangsters soient sincères et correctes dans l'interprétation du "Traité", pourquoi alors s'en prennent-ils donc au "messager" au lieu de considérer sa dénonciation et sa condamnation comme faisant partie justement de ce "débat national"?

Il est difficile d'imaginer comment le lider maximo pourrait survivre politiquement "Matebagate" car rien ne peut justifier la cession d'un morceau du territoire du Congo-Kinshasa à laquelle il semble être associé. Devant un tel scandale, étant donné que "Matebagate" représente une autre dimension politique, une haute trahison, et que le pouvoir lui semble de plus en plus élusif après tout, l'idéal pour le président de l'UDPS serait de se retirer de la scène politique en évoquant d'autres raisons que celle liée à "Matebagate".

Qui dit mieux?

chryso45@hotmail.com

Wednesday, January 9, 2013

Les intellectuels congolais sont des vrais ennemis du peuple!
Par Chryso Tambu, publié le 9 janvier 2013

"Congo, mboka ya bato ya mayele, mboka ba boti ngai". "Le Congo est un pays des intellectuels, mon pays natal". Telle est la traduction en français de ces paroles qui font partie d'une composition de la grande star de la musique congolaise moderne, Tabu Ley alias Seigneur Rochereau, et qui reflétaient durant la deuxième moitié des années 60 sa fierté ressentie pour les intellectuels du Congo-Kinshasa lesquels constituaient l'espoir de ce grand pays au coeur de l'Afrique. Malheureusement, cet artiste de renommée internationale avec une voix de suprano est aujourd'hui affaibli par l'âge et la maladie. Mais s'il avait encore la force de tenir un micro, il n'exécuterait certainement pas cette chanson car il a été très déçu. Les intellectuels congolais ont plus qu'échoué. Ils ont trahi le peuple.

Parmi ces intellectuels, on retrouve aujourd'hui d'une part les acteurs politiques ou les politiciens et de l'autre les lobbyistes de facto dont la plupart des hommes de lettres qui mènent une propagande assenée pour leurs "clients politiciens" par les différents médias sociaux sur internet. Tous tentent de tromper la vigilance du peuple congolais. Gonflés d'orgeuil pharisaïque, ils trouvent toujours des prétextes pour leurs initiatives et s'estiment être plus intelligents que le reste de la population.

L'écrivain et journaliste français Georges Suffert avait une fois écrit au sujet de l'intelligence considérée comme "le plus grand péché des intellectuels" que "...C'est en son nom que beaucoup succombent et plongent dans l'intellectualisme, se faisant une raison de la négation de celle-ci, refusant de regarder les évidences en face et faisant semblant de se méprendre sur la force de l'intuition comme fondement de la science". Et les intellectuels congolais ne sont pas épargnés. Mais, apparemment, ils ont lu tous les livres, journaux, magazines et documents, sauf le livre "Qui a tué Mzee Kabila" de Jean Marteau Moni-Mambu paru en 2010, le journal "Le Soir" du 2 juin 2006, le magazine "Jeune Afrique" numéro 323 du 15 janvier 2001, les cables diplomatiques confidentiels et "top secrets" du gouvernement américain (cfr. les articles "Joseph Kabila nous a été imposé" et "Joseph Kabila, un rwando-Tanzanien à la tête de la République démocratique du Congo" publiés dans ce même blog) ou la Constitution de la Tanzanie en matière de service militaire obligatoire - tous des éléments qui permettent d'établir avec certitude la nationalité étrangère de Hypolite Kanambe alias "Joseph Kabila" - dont ils n'ignorent pourtant pas leur existence.

Incidemment et juste au cas où ces intellectuels congolais iraient jusqu'à nier d'avoir une intelligence qui est en fait la faculté de connaitre ou de comprendre, pourraient-ils aussi oser prétendre ne pas avoir non plus l'intuition? Car, apparemment, ils étaient tous dans le coma lorsque le libérateur-marionnette Mzee Laurent Désiré Kabila avait pris le courage d'initier la chasse aux "sorciers rwandais", causant ainsi le départ en catimini du territoire congolais des ressortissants rwandais qui occupaient des postes officiels et stratégiques à tous échelons du gouvernement et de l'administration publique, dont James Kabarebe, l'actuel ministre rwandais de la Défense, identifié alors comme "Congolais" et chef d'Etat major de l'armée nationale congolaise. Mais il est aussi possible que ces intellectuels soient tous sourds et n'aient jamais entendu le peuple congolais entonner durant les rassemblements populaires et la "campagne électorale" de 2011, à chaque fois que le "sphinx de Limete" ou "Ya Tshi-Tshi"  apparaissait en public, la cantique "Zongisa ye na Rwanda" laquelle faisait clairement allusion au renvoi de l'imposteur-colon "Joseph Kabila" vers ses origines.

Cependant, à entendre José Makila - un autre politicien cabotin d'une opposition fantôme et un député sélectionné et nommé comme tous ses collègues par la Commission électorale nationale "indépendante" (CENI) - au cours d'une interview avec Willy Makolo dans l'émission Vérité-Vérité diffusée sur internet le 30 juillet 2012, affirmer l'infiltration de l'armée nationale congolaise par des éléments rwandais et la présence au sein des institutions de la "République" d'autres ressortissants rwandais qui sont revenus à la charge après l'assassinat de Laurent Désiré Kabila, la "double nationalité" de certains de ses collègues (sans avoir l'audace de citer leurs noms) ainsi que la complicité de "Joseph Kabila" et un autre criminel rwandais, le général de l'armée nationale congolaise, Bosco Ntaganda qui est d'ailleurs recherché par la cour pénale internationale, ou lorsqu'on lit les écrits des hommes de lettres sur internet, il n'y a aucun doute que ces intellectuels congolais ont toutes leurs facultés qui leur permettent de conclure que celui qui dirige le Congo-Kinshasa par défi doit être du même plumage que ses complices rwandais. Mais craignant l'imposteur-colon et motivés par une gratification personnelle, ou alors étant donné que plusieurs d'entre eux sont détenteurs de passeports étrangers (ils se sont donc disqualifiés), tous refusent d'appeler le chien par son nom. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, étant pris dans ce piège, ils parlent plutôt de "trahison" au lieu de "complicité" en ce qui concerne "Joseph Kabila", reconnaissant ainsi implicitement à ce kadogo rwandais la "nationalité congolaise".

Il sied de mentionner que l'essentiel ou le souhait pour tous ces cabotins de l'opposition fantôme est que cette stratégie aboutisse au même résultat, c'est à dire au départ de "Joseph Kabila".  Peut-être que "the end always justifies the means". Mais l'ironie est que même cette fameuse "procédure d'une mise en accusation" contre l'imposteur-colon tarde à venir jusqu'à ce jour.

Une parenthèse. Si tous ces politiciens étaient sérieux et patriotiques, ils auraient initié une désobéissance civile. Ne peuvent-ils pas s'inspirer de l'expérience des juristes pakistanais qui ont réussi à chasser du pouvoir le général-dictateur Pervez Musharaf? N'est-il vraiment pas possible de s'organiser et de paralyser toute l'administration publique en refusant simplement de se rendre au travail? Malheureusement, ces cabotins et les hommes de lettres qui les soutiennent réclament plutôt un dialogue inter-congolais (une sorte de Sun City bis) qui ne va absolument rien résoudre sauf légitimer de nouveau un étranger au pouvoir.

Les intellectuels congolais n'ont aucun sens du nationalism ou patriotisme. L'amour du prochain et la compassion n'étant, pour eux, qu'une réalité et une vocation propre aux "hommes de Dieu" ou l'église, la notion d'unité, d'Etat de droit ou même de postérité ne sont que des mythes. Et ils souscrivent à l'individualisme, l'égoïsme et l'opportunisme.

Une autre parenthèse. Dans son article "M23 Quitte Goma. Et après? du 5 décembre 2012, l'homme de Vital Kamhere, le professeur Bamba-di-Lelo prétend que "...Kabila [Joseph] rend ridicule à la face du monde les intellectuels du Congo ainsi que toutes les institutions de l'Etat...". Une telle déclaration de la part d'un intellectuel, aussi sérieuse soit-elle, est naïve et irresponsable. Car les intellectuels congolais ont eux même choisi en toute liberté de cautionner la fraude avec l'usage de faux commis par "Joseph Kabila". Ce dernier a été plus malin que tous ces individus qui ont été aliénés par une éducation occidentale. Mais un homme éduqué (qui connait mieux donc), "moto ya mayele" - un intellectuel - ne se plaint pas de sa situation. Un intellectuel change sa situation afin qu'elle s'adapte à son désir. Et, encore une fois, les juristes pakistanais servent de meilleur exemple.

Hélas! Les intellectuels congolais sont plutôt des idiots!

chryso45@hotmail.com